Généalogie de la famille DUCOS - PONTET

La famille du côté d' Amiet DUCOS

Sa grand'mère paternelle : Marie FATIN

Arbres : Général - Ducos
Cartes : Médoc - Autour de Listrac

Remonter vers : les origines des FATIN
Remonter vers : les origines des DUCOS (2ème partie)

 

 

Vous êtes ici   :   Les origines des FATIN     Marie FATIN     Paul "Charles" DUCOS     Pierre "Amiet" DUCOS     Mon père     Moi

 

L'enfance

Carte de Cassini
Carte des villages de Listrac-Médoc

 

 

Marie FATIN  17  naît le 10 juillet 1838 à Libardac, où elle grandit en tant qu'aînée d'une famille de 4 enfants. En effet, elle a 2 soeurs (Anne et Jeanne), et un petit frère, Paul. Ses parents, Antoine FATIN  34  et Pétronille TARDIVIE  35 , se sont mariés dans l'église de Listrac seulement 6 mois avant sa naissance !

Marie porte le joli surnom de « la petite Fatine ». Elle et sa famille sont voisins de Bertrand DUCAUTS  16 et de son épouse Marie NOMARD qui vivent aussi à Libardac. De fêtes des vendanges en noces d'amis communs, Marie a sans doute de multiples occasions de rencontrer ce jeune couple.

 

La famille

Mais le 2 avril 1860, la femme de Bertrand DUCAUTS  16 , la pauvre Marie NOMARD, meurt peu après lui avoir donné un fils. Tous ses amis et voisins sont présents pour le soutenir dans cette épreuve douloureuse, et parmi eux, la petite Marie FATIN  17 joue un rôle primordial dans la consolation du jeune veuf. Tant et si bien que 4 ans après, Bertrand l'épouse en secondes noces le 17 septembre 1863, à Listrac. Il a alors 26 ans, et elle 25.

Le couple s’installe à Libardac, mais dans une maison que je n'ai pas encore identifiée ; en effet, la maison des Martins est occupée par son frère aîné François DUCAUTS, où vit certainement aussi ses parents Pierre DUCAUTS 32 et Pétronille FOURTHON 33.

 

De ce second mariage, Bertrand a 5 enfants, tous nés dans leur domicile :

 

L'arbre - Odilon Redon
Médoc L'arbre - Huile d'Odilon Redon, musée d'Orsay à Paris

A la naissance de son dernier fils, en 1873, Bertrand est dit "propriétaire" à Libardac. Son père Pierre DUCAUTS 32 vit encore (il est mort en 1876), au hameau de Martin qui fait partie de Libardac. La question qui se pose, c'est : de quelle maison Bertrand est-il propriétaire ? Est-ce une maison voisine à Martin, ou bien une maison plus éloignée de Libardac ? Car de toute évidence, il ne peut pas hériter de la maison de Martin avant le décès de son père...

Pour remonter plus loin...

Dans l'enquête sur la maison de Martin à Libardac, voici un point d'interrogation. Sur les actes de naissance de 2 des enfants de Pierre DUCAUTS 32, il est bien précisé qu'ils sont nés à Martin (les autres sont dits nés à Libardac, mais il ne peut s'agir que du lieu de Martin, à Libardac). Donc Pierre et sa famille occupaient la maison.

  • Les enfants du frère aîné de Bertrand, François, sont dits nés à Libardac pour 5 d'entre eux (les autres sont nés à Berniquet et Gayon). On n'a pas la précision du lieu : est-ce à Martin ou non ?
  • Le soeur Jeanne est décédée à Libardac, sans précision supplémentaire non plus.
  • Le dernier frère François a vécu à Sémeillan, puis à Capdet où il est mort. Il n'a jamais occupé la maison de Martin, sauf bien sûr quand il enfant.
  • Quant à Bertrand, tous ses enfants sont dits nés à Libardac. Il y est décédé, et son acte de décès précise qu'il est mort "à son domicile de Libardac où il est né". On peut donc en déduire que c'est bien à Martin.

Les listes de recensements de Listrac ne peuvent pas nous aider, car cette époque n'est pas couverte (on passe de 1820 à 1891). Il faut voir s'il existe des inventaires après décès, ou des donations dans les contrôles des actes, et les registres notariés, pour en savoir plus.

 

Le drame de 1877

Mais il se passe quelque chose de terrible dans la maison de Libardac, en cet hiver de 1877. Bertrand et Marie FATIN auront d'abord la douleur de perdre leur fille de 7 ans, Anne le 11 novembre 1877. Puis 2 semaines plus tard, c'est au tour de Bertrand 16 de s'en aller le 25 novembre, à seulement 40 ans. Suivront ensuite les disparitions de sa mère et de son frère aîné, à quelques jours d'intervalle en décembre.

Pour remonter plus loin...

Je ne connais pas la raison exacte de cette hécatombe. Peut-être une épidémie de variole ? L'hiver 1877-1878 ne semble pas avoir été très rude, même plutôt doux d'après un almanach de la météorologie. Et les tables décennales de Listrac n'affichent pourtant pas plus de décès en 1877 que les autres années, ce qui exclue la propagation d'une épidémie de grande ampleur.

J'ai regardé sur le site Retronews, où on peut retrouver les éditions du journal La Petite Gironde, que j'ai étudié pour la période de novembre et décembre 1877. Aucune évocation d'un événement quelconque pouvant expliquer ce qui s'est passé.

 

Libardac
Le centre de Libardac, à Listrac - Zoom du cadastre napoléonien

 

Annonce LPG 1885

Une fois Bertrand mort, se pose le problème de la succession.

La propriété, dont j'ignore la position exacte à Libardac, se compose d'une maison avec une écurie, des acacias, une prairie, une terre labourable, des vignes, des parcelles de friches et de landes. Ces divers éléments sont situés sur les communes de Listrac et de Saint-Laurent de Médoc, et la superficie totale de l'ensemble s'élève à 4 hectares 92 ares et 60 centiares, soit 49 260 m².

Une annonce retrouvée (voir ci-contre) dans le journal La Petite Gironde du 12 septembre 1885 nous fournit des informations intéressantes. Les héritiers ont décidé (ou bien vus leurs âges, on a décidé pour eux) de mettre tous ces biens en vente au Tribunal de Bordeaux, en passant par un avocat bordelais, Me ANDRIEU. La vente a lieu le 22 septembre 1885, et la mise à prix est de 5 865 Francs.

Le terme "sur surenchère du sixième" signifie qu'une première vente a déjà été réalisée, mais que le prix de cette vente ne suffisait pas à rembourser un créancier, à qui Bertrand devait de l'argent. Comme la loi l'y autorise, le surenchérisseur (celui qui est adjudicateur du bien, le nouveau propriétaire, certainement le créancier lui-même) provoque une seconde adjudication (une seconde vente) en surenchérissant d'un sixième (le prix proposé est alors le prix de la première vente majorée d'un sixième, soit +6%). On peut espérer qu'à la suite de cette seconde adjudication, le créancier a pu être remboursé, sinon une troisième adjudication a pu être proposée...

Je n'ai pas encore le détail de la vente, et je ne sais pas encore à qui et combien a été vendue la propriété de Bertrand. C'est une enquête à mener.

 

Je ne sais pas non plus si Marie FATIN, a pu conserver l'usufruit de la maison ni dans quelles conditions. Le recensement de Listrac indique qu'elle a vécu plusieurs années (au moins de 1891 à 1911) à Libardac avec son fils François "Constant" DUCAUTS, le seul de ses enfants qui ne soit pas marié. Sauf vers 1896, où elle vit à Sémeillan avec sa fille Laure DECAUX et son gendre Pierre Louis ORNON.

En tout cas, elle profitera de la vie plus longtemps que son pauvre époux car elle ne s'éteindra que le 28 janvier 1917, à l’âge de 78 ans, dans son domicile de Libardac.

 

Pour remonter plus loin...

Attention : cette adjudication ne fait pas suite à la saisie immobilière des héritiers de François DUCAUTS, frère de Bertrand. En effet, c'est Pierre CASSE qui a remporté la première adjudication, et en 1920, Charles DUCOS rachète la propriété à Mme AUPIN née CASSE, fille du précédent. La vente sur surenchère ci-dessus n'a donc rien à voir avec la succession de François.

J'ai cherché dans les AD Gironde : les archives judiciaires sont conservées dans la série U, mais pas numérisées. Un Gabriel ANDRIEU est répertorié au 5ème canton de Bordeaux, mais je ne sais pas si c'est lui. De toutes façons, ce qui est aux AD n'est que son dossier personnel (nominations, réclamations, blâmes,...) et non les affaires dont il s'est occupé, et rien n'est numérisé. Il faut chercher ailleurs...

Si la vente est passée par le notaire Théodore DUPUY de Listrac, on doit trouver l'acte notarié dans les registres des AD33 : pas en ligne.

Pour trouver les propriétaires de chaque parcelle du cadastre (et identifier quel frère DUCAUTS possédait quelle maison) il faut trouver la liste des propriétaires accompagnant le cadastre : la matrice cadastrale. Celle de Listrac n'est malheureusement pas disponible aux AD33 !

 

Suite de l'histoire : Vers son fils Paul "Charles" DUCOS.