Généalogie de la famille DUCOS - PONTET

Au fil du temps...

Histoire générale de la famille dans le Médoc

 

 

Voici un panorama général de l'histoire de notre famille. Cette histoire se mèle très fortement à celle du Médoc. Les liens vous mèneront sur les branches concernées.

 

Le Médoc
Le Médoc - Photo satellite

 

A l'origine

Notre famille est en grande partie originaire du Médoc, en Gironde. Cette langue de terre est bordée, d'un côté par l'océan Atlantique, et de l'autre par l'estuaire de la Gironde. Le nom « Médoc » signifie d'ailleurs Pays du Milieu (« Pagus Medulorum »), ou bien Pays entouré d’eau (« Pagus Medilius »).

Le Médoc est d’abord habité par les Bituriges vivisques, peuplades celtes, puis par les Romains. C'est à cette époque un ensemble de collines boisées et de forêts, séparées par des marais et des landes stériles.

Au Moyen-âge, le Médoc est divisé en deux zones : au nord, une étendue déserte couverte de landes, et au sud, des forêts, des prairies marécageuses et surtout des terres à seigle (ségalas). Ce sont les moines qui importent la vigne et qui commencent à la cultiver près des cités médiévales, des prieurés (Macau, Cantenac, Vertheuil, l'Abbaye de l'Isle) et des seigneuries (Castelnau, Lesparre, Latour et Blanquefort). Les nobles se mettent à consommer de plus en plus de vin, et se mettent eux aussi à organiser la vigne pour constituer des vignobles.

Au XIIème siècle, lorsqu' Aliénor d’Aquitaine épouse le roi d’Angleterre Henri II Plantagenêt, elle apporte en dot l’Aquitaine et ses vignobles, ce qui marque le début de l'exportation du vin.

C'est au cours du XVème siècle que notre plus ancien ancêtre connu, Jean de BARITAULT  37904 , Seigneur des Roches, vient de Vendée pour s'installer à Saint-Macaire. Dans cette ville, les BARITAULT auront des situations prestigieuses. Les descendants de Jean possèderont plusieurs châteaux (Hories, Terrefort, Roquetaillade,...).

 

Le XVIème siècle

Au XVIème siècle, on fait venir des ingénieurs hollandais pour commencer d'importants travaux d’assèchement des marais du Nord-Médoc. Les marais disparus, les cultures peuvent alors se développer : la vigne peut enfin s'épanouir sur les collines qui étaient totalement inadaptées aux céréales et pâtures.

Nos ancêtres du Médoc ne sont pas encore connus à cette époque. Mais à Saint-Macaire, la famille FLOUS, dont le premier représentant connu est Guillaume FLOUS  9472 , est une famille de bourgeois qui seront jurats (conseillers municipaux) de la ville sur plusieurs générations. La France est alors gouvernée par François Ier.

 

Le XVIIème siècle

L'alliance des deux grandes familles FLOUS et BARITAULT se fera par le mariage de Bernard FLOUS  2368  et Contour BARITAUT  2369 en 1608, sous le règne d' Henri IV.

Dans la seconde moitié du XVIIème siècle, les seigneurs du Médoc cèdent leur place aux nobles bordelais, et les vignobles deviennent des domaines sur lesquels règnent les Ségur, Pontac et Brane. On implante alors de la vigne sur des terroirs variés, paluds (terres alluviales sur les rives de la Gironde) et croupes (collines) graveleuses. Ce développement viticole permet de mieux identifier les bons terroirs. On comprend alors le lien direct entre le sol et la qualité du vin.

Sous le règne de Louis XIII (qui dure de 1610 à 1643), on trouve nos ancêtres les plus anciens connus dans le Médoc. Les familles MEYRE et MALEYRAN sont originaires de la commune de Sainte-Hélène. Estienne (ou Estebe) MEYRE 12416 , 12476 et 25330 épouse Marguerite MALEYRAN 12417 , 12477 et 25331 avant 1625.


Maître Louys BERNADA 1194 , né vers 1629 à Moulis, est avocat à la cour du Parlement de Bordeaux (voir Les origines des BERNADA). Les LALLEMAGNE, avec en tête Gérard L’ALEMAIGNE 608 , vivent également à Moulis à cette époque.


Arnaud CARMANAC 1544 naît vers 1673 dans la commune de Brach (voir Les origines des CARMANAC), tandis que Jean LACOURTY 3136 (décédé après 1697) vit à Lacanau, où les LACOURTY sont pour la plupart résiniers.


La famille ABRIBAT est, elle, originaire de Tourtouse, en Ariège (Martial ABRIBAT 3968 est né en 1620). Ses descendants s'installeront dans le village voisin de Fabas, à la fin du siècle.

 

Le XVIIIème siècle

Grappes de raisinsAu XVIIIème siècle, la culture est rationalisée. L'alignement des vignes facilite l'encépagement et le labour à l'attelage. Les techniques de vinification évoluent : à partir de 1730, la généralisation de l'ouillage (remplissage de chaque barrique de vin de la première année pour remplacer le vin évaporé), du tirage au fin ou soutirage (transvasement d’une barrique à une autre pour séparer le vin des lies) et du méchage (descente dans la barrique d’une mèche enduite de soufre, qui, allumée, donne des vapeurs de gaz sulfureux, toxiques pour les ferments contenus dans la barrique) permet une meilleure conservation des vins. Les cépages sont essayés et améliorés, les cuvées de différentes qualités sont déjà séparées en premier et deuxième vin.

Au milieu du siècle, les termes de Grand cru et Château sont bien définis, et la quasi-totalité du vignoble médocain est constituée. Le vin est largement consommé, exporté vers des contrées de plus en plus lointaines, sa renommée est faite. C'est dans les chais du quartier bordelais des Chartrons, au bord de la Rivière, que sont alors élaborées les techniques de vieillissement.

 

En ce début de siècle, Louis XIV mène une politique absolutiste en France, sur une période impressionnante de 72 ans (de 1643 à 1715). En ce temps-là, la famille BOUSCARRUT vit dans la commune de Lacanau, où ils sont agriculteurs.

On ne trouve trace des DUCOS qu'en 1707, année présumée de naissance de Jean DUCAUTS 256 au village de Libardac, commune de Listrac, dans leur propriété qui est encore aujourd'hui dans la famille.

C'est aussi à Listrac que vivent les ROSSIGNOL, Guillaume ou Guilhem ROSSIGNOL  576  s'y étant marié en 1710.

Les PONTET, quant à eux, sont originaires de Sainte-Hélène. Jean PONTET  384 y est né en 1720. On est alors sous le règne de Louis XV (de 1715 à 1774).

Les GOFFRE sont une famille de laboureurs à Avensan. Pierre GOFFRE  224  est né en 1760. Dans ce village vit aussi la famille JUSTE.

Le premier FATIN connu, Jean FATIN  136  , est regrattier à St-Laurent.

Mais c'est de l'autre côté de la Gironde, quelque part entre St-André-de-Cubzac et Libourne, que viennent les GUIBERT, dont Pierre GUIBERT  160  est le 1er représentant. Nous entrons alors dans le règne de Louis XVI, qui devient roi de 1774 à 1792.

Et c'est d'encore plus loin, de Charente maritime, que vient Pierre LAROCHE  84  né vers 1789 (voir Les origines des LAROCHE).

Enfin, la famille PONS est originaire de Muret, aujourd'hui Muret-le-Château, dans le département de l’Aveyron, où naît Amans PONS  88  vers 1739.

A noter qu'en cette fin de siècle marquée par la Révolution Française, Jeanne Angélique CHAUMETTE 297 et son fils Théodore FLOUS 148  quittent Saint-Macaire pour venir s’installer dans une petite ferme à Listrac, dont elle a hérité de sa tante.

 

Le XIXème siècle

Au cours du XIXème siècle, plusieurs fléaux s'abattent sur le vignoble, freinant douloureusement l'activité viticole. Le puceron phylloxéra, ainsi que les champignons mildiou et oïdium, ravagent les cultures. Le seul moyen de sauver la vigne est son total renouvellement, en utilisant des porte-greffes américains (plan sur lequel est implanté le greffon de cépage noble). Vers 1880, les quelques 25 000 hectares de vignes qui subsistent ne permettent plus le commerce du vin à l'export.

Le contexte est donc particulièrement difficile, et en ce début de siècle, Pierre MONNEREAU  232  est journalier à Castelnau (voir Les origines des MONNEREAU).

Cependant, les moyens techniques progressent à tel point que nos ancêtres peuvent voyager de plus en plus facilement, et changer de ville ou de département. Ainsi Antoine FATIN  34  déménage de Saint-Laurent pour descendre sur Listrac.

Napoléon Ier instaure l'Empire en France en 1804, et ses réformes marqueront durablement le pays, jusqu'à la défaite de Waterloo en 1815. La Seconde Restauration se met alors en place avec Louis XVIII, Charles X puis Louis-Philippe, et ce jusqu'en 1848. Jean ABRIBAT  124 , né en 1803, quitte son Ariège natal pour s'installer dans le Médoc à Avensan.

François GUIBERT  40  , né en 1817 à Vérac, part s'installer dans la commune de Comps (entre Bourg et Blaye) où vivra désormais toute la dynastie.

Vers 1824, Pierre PONS  44 quitte Muret en Aveyron pour s'installer à Rodelle, où vit sa première femme.

Bernard JUFORGUES  52  , né vers 1832 à Sarniguet, dans les Hautes-Pyrénées, et sa femme Marie-Anne CANTAGREL  53 , née le 10 juin 1832 à Saint-Palais (dans les Pyrénées Atlantiques), déménagent sur Bordeaux, avant de découvrir le Médoc (Voir Les origines de JUFORGUES).

Etienne RAYMOND  108  vit à St-Julien, canton de Pauillac, vers 1836 (voir Les origines des RAYMOND). Son fils Arnaud RAYMOND  54  déménagera à Margaux.

Mais cette frénésie du voyage ne touche pas tout le monde ! En 1846, Pierre ROSSIGNOL  36  épouse Catherine FLOUX  37  à Listrac.

Par contre, Jacques LAROCHE  42  descend de Messac (Charente maritime) vers Gauriac, près de Comps, au milieu du siècle. C'est alors le Second Empire de Napoléon III, de 1852 à 1870.

Nous entrons maintenant sous la IIIème République. Thomas BOUSCARRUT  50  et Marie DISSAN  51   quittent Lacanau avec une bonne partie de leur famille, entre 1869 et 1875, pour venir s’installer aussi à Listrac. On comprend alors pourquoi ce village de Listrac est pour notre famille si important : toutes les branches de nos ancêtres y convergent !

 

Le XXème siècle

Le XXème siècle et ses 2 guerres mondiales ont laissé des traces indélébiles dans la vie de notre famille. Paul dit Charles DUCOS  8 part en 1911 en Amérique du Sud avec sa femme. Pendant la Guerre de 1914-1918, René PONTET  12  subit les attaques au gaz des troupes allemandes. S'il survit à la guerre, ce n'est pas le cas de Pierre dit Charles GUIBERT  10  , qui meurt "pour la France" près de Verdun en 1916. Pierre dit Henri GOFFRE  14 , qui partait simplement faire son service militaire en 1912, ne put finalement rentrer chez lui qu'après la Guerre en 1919 !

Dans les Années Folles, quelques grands millésimes (1921, 1924, 1928 et 1929), permettent au commerce du vin de se refaire une santé. Mais un autre grand coup de frein va de nouveau ralentir l'activité : la crise des années 1930. Pour y faire face, la cave coopérative de Listrac est créée en 1933, permettant l'union des propriétaires du village et regroupant 170 hectares de vigne. C'est un an après, en 1934, que Amiet DUCOS 4 épouse Marcelle GUIBERT  5  à Listrac. Il faut par contre attendre 1941 et la seconde Guerre mondiale pour que Pierre dit Henri PONTET  6  épouse Yvette GOFFRE 7 à Moulis.

Après la 2nde Guerre mondiale et les gelées de 1956, le vignoble médocain est réduit à 6 000 hectares. C'est avec passion que les hommes et les femmes de Listrac travaillent sans relâche pour augmenter la qualité et la quantité de production du vin, alliant le progrès technique et le respect de la tradition.

 

Autour de Listrac
Le Haut-Médoc - Photo satellite

 

Le Médoc compte 6 appellations communales : Listrac-Médoc, Margaux, Moulis, Saint-Julien, Pauillac et Saint-Estèphe, et les 2 appellations Médoc et Haut-Médoc.

Listrac

L'origine des lieux semble dater d’avant le IXème siècle, comme en témoigne l'existence d'une chapelle, au hameau de Donissan. Le nom « Listrac » vient peut être du latin Lista ou Listra, qui signifie lisière, bordure : Listrac se situe sur la ligne de partage des eaux, qui s’écoulent soit vers l’est soit vers l’ouest du Médoc. La voie romaine de Bordeaux à Soulac, "la Lébade", passe à Listrac. Le domaine de Peyrelebade (« pierre levée ») évoque le nom de cette voie, domaine où résidait la famille du peintre Odilon Redon (né à Bordeaux en 1840, mort en 1916), précurseur du surréalisme.
A la Révolution, la paroisse Saint-Martin de Listrac forme la commune de Listrac. Déjà très renommée au XVIIIème siècle, la commune connaît un nouvel essor en 1932, où Listrac prend le nom de Listrac-Médoc par décision administrative, pour se différencier de Listrac-de-Durèze. En 1913, Listrac est, avec 1380 hectares de vigne, une des plus importantes communes viticoles de la presqu'île médocaine. La crise des années 1930 a bouleversé ce bel équilibre. Les viticulteurs ont fait reconnaître la notoriété de leurs vins avec l'obtention du statut d'appellation d'origine contrôlée (A.O.C.).
Situé entre Moulis et Saint-Julien, Listrac est "le toit du Médoc" et culmine fièrement à 43 mètres. Les pentes naturelles favorisent le bon drainage des sols, et la relative fraîcheur du climat, liée à la situation ventée et proche de la forêt, permet une maturation lente et régulière propice aux grands vins. Les croupes graveleuses sont majoritairement plantées de cabernet-sauvignon, qui donne toute son impétuosité au Listrac, tandis que sur le plateau calcaire, domine le merlot, dont le fruité et la chair enrobent à merveille ses vins.

Moulis

Le nom  de Moulis est le résultat de l'évolution du mot latin mola : la meule du moulin. Ce mot donne Molinis, puis Moulix et enfin Moulis. Vers 1420, de nombreux moulins étaient établis sur les jalles du médoc ainsi que leurs affluents. Moulis était sans doute l'emplacement d'un de ces moulins sur la jalle de « Tiquetorte ». A mi-chemin entre Margaux et Saint-Julien, Moulis prend la forme d'un étroit ruban de 7 km de long, perpendiculaire à la Gironde.
Le développement du vignoble est attesté dès le XIIIème siècle. La vigne fut établie à Moulis dès le Moyen-Age par les propriétaires féodaux et par la communauté religieuse. En effet, au XVème siècle, l'archiprêtré de Moulis était fort important et s'étendait sur 31 paroisses. L’église romane des XIIème et XIIIème siècles date approximativement de la fondation du bourg.
A la Révolution, la paroisse Saint-Saturnin de Moulis et son annexe Saint-Genès-de-Meyre forment la commune de Moulis. La réputation des vins de Moulis s’établit dans la seconde moitié du XVIIIème siècle, dans le sillage des grands chefs de file du Haut-Médoc, avec la politique du libre échange du Second Empire et les relations privilégiées entre Napoléon III et la Reine Victoria.

Avensan

Le nom de la commune d’Avensan viendrait d’Aventia, divinité celtique. D’autres lieux-dits de la commune, tels Léojean, Carcassonne, Vertessec, ont aussi une origine celtique. Au Moyen-Age, de petites forteresses ont été construites pour se protéger des envahisseurs utilisant la Gironde et les jalles comme voies de pénétration : le Castéra, le château Donissan (aujourd’hui Citran), le château de Romefort et celui de St-Genès de Meyre près de Barreau. Avensan est le pays natal de Pey (Pierre en gascon) Berland (né en 1375), archevêque de Bordeaux. A la Révolution, la paroisse Saint-Pierre d’Avensan forme la commune d’Avensan. La commune est limitée au nord par la jalle de Tiquetorte, à l’est par la Louise et à l’ouest par le ruisseau du Déhès.

Margaux

La vigne est apparue à Margaux à l'époque gallo-romaine. Dès 1705, un texte fait mention du château Margaux. A la Révolution, la paroisse Saint-Michel de Margaux forme la commune de Margaux. C’est à la fin du XVIIIème siècle, avec la naissance des premières techniques de vieillissement, que se développe le concept de vins de qualité. Sa consécration, c'est le célèbre classement de 1855 qui distingue 21 crus classés dans l'appellation Margaux. Cent ans plus tard, sont nés le syndicat viticole et l'appellation d'origine contrôlée Margaux.