Généalogie de la famille DUCOS - PONTET

La famille du côté d' Amiet DUCOS

Les origines des FATIN

Arbres : Général - Ducos
Cartes : Médoc - Autour de Listrac

 

 

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Carte Bordeaux-LesparreGirondeLes FATIN semblent être originaires de la commune de Lesparre, à 30 kilomètres au nord de Listrac.

Remettons-nous dans le contexte de l'époque, c'est-à-dire au début du XVIIIème siècle. La paroisse Notre-Dame de Lesparre regroupe l'ensemble des habitants du village de Lesparre. Mais deux autres paroisses, celle de St-Trélody et celle de Uch, sont très proches géographiquement de celle de Lesparre ; à tel point qu'on trouve des actes dans les registres d'une paroisse, concernant des habitants de l'une des deux autres ! Ce qui ne facilite pas les recherches... Les deux villages de Uch et de St-Trélody ne seront finalement rattachés à la commune de Lesparre que dans le courant du XIXème siècle.

Nous sommes le 10 janvier 1702, et un mariage a lieu dans l'église de St-Trélody : il s'agit de célébrer l'union de François FATIN  544  et de Izabeau ou Elizabeth MOUGIÉ  545 . Lui est originaire de Uch, mais elle, née vers 1680, vient de St-Trélody, ce qui explique que le mariage ait lieu dans cette paroisse. Je n'ai malheureusement pas d'autres détails sur leurs dates de naissance.

Pour remonter plus loin...

D'après son acte de mariage en 1702, François FATIN 544, est né à Uch avant 1682, mais je n'ai pas trouvé son acte de naissance. Elizabeth MOUGÉ, elle, est née à St-Trélody, vers 1680, mais les premiers registres ne commencent qu'en 1701. Quant à la paroisse de Notre-Dame de Lesparre, le registre censé commencer en 1667 commence finalement en 1691, avec de nombreuses pages qui ne s'affichent pas.

Carte de Cassini
Carte des villages de Lesparre

 

François FATIN  544  est galocher. Il fabrique des sabots pour ses contemporains. Avec son épouse Izabeau MOUGIÉ  545 , ils ont 6 enfants :

Les parrains et marraines de ces enfants, cités dans les actes de baptême, sont souvent des FATIN et des MOUGIÉ habitants soit à Uch, soit à St-Trélody. La majeur partie des baptêmes ont lieu à Uch, bien que dans aucun des actes il n'est dit que les intéressés sont précisément des paroissiens d' Uch. Mais dans celui de Marie en 1704, il est dit que les parents habitent au Marcadieu, lieu de St-Trélody. Il y a une très grande porosité entre ces deux villages.

Je n'ai pas la date de décès de François FATIN  544 , mais celui d' Elizabeth MOUGIÉ  545 a lieu le 14 décembre 1738 au Marcadieu ; elle a alors 58 ans.

Pour remonter plus loin...

Liste des registres de Lesparre. Après avoir trouvé le mariage de Jean FATIN 272 et Guillaumette JEANTET 273 à Notre-Dame de Lesparre en 1739 dans ce registre p.61, la naissance de Jean FATIN doit se situer aux alentours de 1714-1715. Mais il y a un trou dans les registres de St-Trélody entre 1706 et 1737. Dans celui de Notre-Dame de Lesparre, j'ai trouvé la naissance de Guillaumette JEANTET, mais pas le mariage de ses parents (ni les naissances de ses frères et soeurs), et pas non plus la naissance de Jean FATIN 272. A Uch (p.114) , j'ai trouvé les naissances de frères et soeurs de Jean FATIN 272, mais pas la sienne. Il est certainement né à St-Trélody, mais tant que le registre n'est pas en ligne, je ne peux pas avoir son acte de naissance.

Ce Généanaute a trouvé l'ascendance de Guillaumette JEANTET. Son père, Jean JEANTET, serait né vers 1680 à Lesparre. Ses grands-parents paternels, Pierre JEANTET maître à Lesparre, et Jeanne MAUBRAC servante.

Non loin de là, dans la paroisse Notre-Dame de Lesparre, Jean JEANTET  546  , qui est tisserand, et Pétronille ou Peyronne BRUN  547 élèvent leurs 2 enfants :

La proximité de ces paroisses implique un brassage de la population qui permet à Jean FATIN  272 , lui aussi tisserand, de rencontrer Guillemette JEANTET  273, et de l'épouser le 27 juin 1739 dans l'église de Lesparre. Jean FATIN  272 est lui aussi tisserand ; le fait qu'il exerce la même profession que son beau-père a sans doute joué un grand rôle dans cette rencontre ; il a peut-être même été son apprenti. On peut de plus se rendre compte que Jean FATIN  272 sait signer certains actes paroissiaux le concernant.

 

La signature de Jean FATIN 272 : Signature François Fourthon

 

Jean FATIN  272 et Guillemette JEANTET  273 s'installent d'abord à Lesparre, où naissent leurs 4 premiers enfants, puis entre 1745 et 1746, ils déménagent au Marcadieu à St-Trélody où naissent les 3 autres :

En arrivant au Marcadieu, Jean FATIN  272 exerce aussi un autre métier : il devient galocher, c'est-à-dire sabotier. Cela ne l'empêche pas de continuer son activité de tisserand sur toile.

Mais malheureusement pour la famille, Guillemette JEANTET  273 meurt dans sa maison le 9 avril 1763, à seulement 46 ans. Son mari élève seul les enfants, dont le plus jeune n'a pas 10 ans.

Ce n'est que 3 ans après que Jean FATIN  272 , alors âgé de 52 ans, se remarie avec Marie BERGEY, elle aussi veuve, le 7 octobre 1766 à Lesparre. Le tisserand et sa nouvelle épouse s'installent à Lesparre et font 5 autres enfants :

Entre 1770 et 1775, le papa Jean FATIN  272 change d'activité principale puisque sur les actes de naissance de ses 2 derniers enfants, il est dit journalier. Alors qu'il atteint la soixantaine, il travaille donc à la journée dans les champs et les vignes pour différents patrons, et finit sa carrière avec l'incertitude de trouver du travail et de toucher le revenu qui va avec.

Cette vie va durer jusqu'à ses 70 ans, jusqu'au jour de son décès le 30 octobre 1784 à Lesparre.

 

Lesparre-Médoc
Lesparre-Médoc - Photo satellite

 

Un autre couple vit non loin de là, à Gaillan, il s'agit de Dominique BOURNAC  274 et Françoise LIES ou HÉLIES 275 . Je n'ai pas la profession de Dominique, mais il sait signer de son nom ; sa signature reproduite ci-dessous, montre une certaine éducation, et me laisse penser qu'il exerce un métier de commerçant ou de notable.

Ils ont pour fille Marie BOURNAC  137 , née vers 1736. Celle-ci rencontre Jean FATIN  136  , et la magie opère chez les deux jeunes gens. Malgré le fait qu'elle ait 10 ans de plus que lui, leur mariage a lieu le 7 mai 1765 dans l'église d' Uch. Jean FATIN  136   le fils exerce la profession de marchand regrattier, c'est-à-dire épicier, marchand de denrées alimentaires de seconde main, et poissonnier. Il vit à St-Trélody avec sa femme Marie BOURNAC  137 .

 

La signature de Dominique BOURNAC 274 : Signature François Fourthon

 

Pour remonter plus loin...

J'ai longtemps cherché le mariage de Jean FATIN et Marie BOURNAC avant 1768. Bien sûr à Lesparre dans un premier temps, car les Archives de la commune ne concernaient que St-Trélody et Ulm. J'ai donc cherché dans le registre de St-Trélody, je ne l'ai pas trouvé... Depuis la mise à jour du site des AD33, j'ai trouvé plus de choses sur les registres de Lesparre. Je me suis dit qu'ils avaient dû se marier dans la paroisse d'où est originaire Marie BOURNAC avant de venir s'installer à Lesparre. Mais il n'y avait aucun indice sur les actes de naissance de ses enfants (parrains, marraines) ni sur son acte de décès. Alors d'où venait-elle ? Rien sur Généanet, ni sur Genhilib... J'ai cherché dans les paroisses avoisinantes : à Gaillan, Prignac, St-Germain d'Esteuil, Bégadan, Vertheuil, Civrac, Blaignan, Ordonnac, St-Estèphe, Cissac, Pauillac, St-Laurent... rien... Alors je suis revenu sur Lesparre, mais cette-fois-ci la paroisse d'Uch, p.41 (qui ne fut rattachée à Lesparre qu'au XIXème siècle). Et là, bingo ! J'en aurais passé du temps à courir derrière ce fameux mariage, mais quelle joie quand je l'ai trouvé !

Par contre, Marie BOURNAC n'est pas née à St-Trélody ni à Uch, ni à Lesparre vers 1736 (elle est morte en 1828 à 92 ans). Genhilib me dit qu'une Marie BOURNAC (sans doute sa soeur) s'est mariée le 30 juillet 1753 avec François FAYOU, à Gaillan ; sa mère est LIES.

Ce Généanaute a trouvé la naissance de Dominique BOURNAC vers 1695, et son mariage avec Françoise HELIES (née vers 1708) le 25 juin 1733 à Gaillan-en-Médoc. Mais les registres de Gaillan ne commencent qu'en 1737, c'est-à-dire que je ne pourrais pas avoir ni ce mariage, ni la naissance de Marie BOURNAC tant que le registre précédent ne sera pas mi en ligne.

Saint-Trélody
Saint-Trélody - L'église et le cours St-Léonard

 

 

Et c'est là, à St-Trélody, que naissent leurs 10 enfants sauf l'aînée :

Toute la petite famille s'est installée dans le bourg deSt-Trélody, au lieu-dit le Marcadieu. C'est d'ailleurs là que Jean FATIN  136 décèdera le 4 octobre 1811 à 65 ans, et Marie BOURNAC  137 le 16 juillet 1828 après avoir atteint l'âge exceptionnel de 92 ans !

 

Lesparre
Lesparre - Place Marcadieu

 

Lesparre
Lesparre - Avenue Thiers et place Gambetta

 

Saint-Laurent-de-Médoc
Saint-Laurent-et-Benon - Photo satellite

 

Devenu adulte, Bertrand FATIN  68 quitte Lesparre pour habiter à 20 kilomètres au sud, dans le village de Mourlan, situé sur la commune de Saint-Laurent-Médoc. Bertrand est d’abord meunier au moulin de Mourlan, puis deviendra regrattier comme son père.

 

 

Branche VIDEAU - CLEMENCEAU

 

La branche VIDEAU - CLEMENCEAU nous vient du village d' Hourtin, situé près de la côte Atlantique. Je crois qu'il ne faut pas chercher de lien avec Georges CLEMENCEAU, l'homme d'Etat français, président du Conseil tellement redouté qu'il est surnommé le Tigre. D'après sa propre généalogie, ses ancêtres seraient originaires de Vendée.

 

Carte de Cassini
Carte des villages de Hourtin

 

Pierre VIDEAU  276 et son épouse Jeanne MERLET  277 vivent dans ce village d' Hourtin, au lieu de Bré. Aujourd'hui, on distingue le Haut-Bré et le Bas-Bré, ce qui ne semble pas être le cas à l'époque, à en croire les registres paroissiaux. Ils ont 4 enfants :

Pour remonter plus loin...

J'ai cherché dans ce registre de la paroisse Ste-Hélène de Hourtin la naissance de Jacques VIDEAU vers 1752 (mort en 1818 à 66 ans). Il y a des trous dans ce registre qui commence en 1737 mais où manquent les années 1745, 1747, 1751 et 1757. Je n'ai pas trouvé sa naissance, ni le mariage de ses parents Pierre VIDEAU et Jeanne MERLET. Soit ils sont mariés dans un des "trous" du registre, soit ils sont mariés ailleurs...

Dans ce même lieu de Bré à Hourtin, on trouve des voisins des VIDEAU ; il s'agit de Jean CLEMENCEAU  278 et de son épouse Marie ROUX  279 (née vers 1716). Ils ont 7 enfants :

Jacques VIDEAU  138  épouse alors Marguerite CLEMENCEAU  139 , le 27 juillet 1773, et s'installent ensemble au lieu de Bré à Hourtin. Ses actes de mariage et de décès nous précisent que sa profession est gardeur, c'est-à-dire berger, et laboureur. Mais malgré ces métiers et sa condition de paysan, il possède la maîtrise de l'écriture. La preuve : Jacques VIDEAU  138 sait signer son nom sur l'acte du premier mariage de sa fille en 1810.

 

La signature de Jacques VIDEAU : Signature Jacques VIDEAU

 

Mais la mère de la jeune épouse, Marie ROUX  279 , décède le 8 juin 1774 à Hourtin ; elle n'a que 58 ans, et n'aura vu la naissance d'aucun de ses petits-enfants à venir.

Car Jacques VIDEAU  138  et Marguerite CLEMENCEAU  139 ont 5 enfants :

Jacques VIDEAU  138 est déjà veuf quand il meurt à l'âge de 66 ans, le 16 février 1818, dans sa maison au village de Bré.

Pour remonter plus loin...

Marguerite CLEMENCEAU est déjà décédée en 1810 au 1er mariage de sa fille. Les TD d'Hourtin de l'an XII à 1812 ne mentionnent pas son décès ; elle doit être morte avant septembre 1803. Rien sur Généanet, ni sur GenHiLib.

Par contre le mariage de ses parents Jean CLEMENCEAU et Marie ROUX a lieu avant 1737, et les registres d'Hourtin ne commencent qu'en 1737... Sur GenHiLib, quelqu'un a trouvé ce mariage le 23 octobre 1731 à la paroisse Ste-Hélène d'Hourtin. Les noms des parents ne sont pas cités.

Le 13 septembre 1813, Bertrand FATIN  68 épouse Françoise VIDEAU  69  à Saint-Laurent. Née en 1786, la jeune mariée a près de 4 ans de plus que son époux.

Car c'était pour elle une seconde noce ! En effet, elle était déjà veuve de François MOURISSET, également meunier au même moulin de Mourlan. Ils s'étaient mariés à Hourtin le 8 mai 1810, puis installé dans le fameux moulin à St-Laurent, où le jeune homme est décédé un an et demi plus tard, le 30 novembre 1811, alors qu'il n'avait que 27 ans.

 

Carte de Cassini
Carte des villages de St-Laurent

 

Bertrand FATIN  68 et Françoise VIDEAU  69 ont au moins 4 enfants, dont :

Bertrand et Françoise vivent d'abord au Mourlan, mais entre 1816 et 1820 ils viendront s'installer au village de Villeneuve, toujours dans la même commune, où Bertrand FATIN  68 décède à 44 ans le 14 avril 1835. C'est sans doute suite à ce décès que sa veuve Françoise VIDEAU  69 viendra vivre au village de Lamothe, aussi situé à Saint-Laurent, où elle mourra 12 ans plus tard le 12 février 1847, à l'âge de 60 ans.

Pour remonter plus loin...

J'ai cherché les enfants de Bertrand FATIN et Françoise VIDEAU dans ces registres de St-Laurent. Je ne trouve plus de naissances après 1820 jusqu'en 1835... Elle avait 34 ans en 1821, elle devrait en avoir eu d'autres. Mais où sont-ils nés ? Pas à Listrac.

Saint-Laurent-du-Médoc
Saint-Laurent-du-Médoc - La Mairie

 

Mais dans la dynastie des FATIN, on ne reste jamais dans le village où l'on est né ! Le jeune Antoine FATIN  34 a maintenant grandit, il est devenu un jeune homme. Il descend alors sur Listrac pour devenir forgeron.

Cette activité ne dure qu'un temps, au moins jusqu'en 1838 (année de son mariage à 21 ans), car il devient rapidement scieur de long. De longues journées durant, il débite des planches de bois dans le sens du fil dans une scierie de Listrac.

Mais Antoine n'a pas fait le déménagement de Saint-Laurent à Listrac tout seul. En effet, son frère Arnaud FATIN, né à St-Laurent en 1820, est lui aussi scieur de long, tout comme leur autre frère Bernard FATIN, né vers 1821. Ils travaillent sans doute ensemble dans la même scierie.

 

Scieur de long
Les scieurs de long

 

( suite )

 

Branche TARDIVIER

GirondeDe leur côté, la famille TARDIVIER (prononcez : Tardivié) vient du village d'Usson, aujourd'hui Usson-en-Forez, au lieu-dit Fromentier, dans le département de la Loire mais à la frontière avec le Puy-de-Dôme, à environ 46 kilomètres à l'ouest de Saint-Etienne.

Ce village, situé à l'intersection du Forez, du Velay et de l' Auvergne, vit essentiellement d'élevage, d'agriculture, et de la production de poix. La poix est une substance obtenue par la combustion des pins sylvestres de la région, et qui servait à rendre étanches les bateaux de bois qui transportaient le charbon sur la Loire.

 

Dans les actes trouvés, le nom du lieu-dit s'écrit parfois "Fromantier" avec un "a", parfois "Fromentier" avec un "e". A l'origine, les noms propres n'avaient pas une orthographe précise, et les lettrés utilisaient celle qui leur convenait le mieux ! Par exemple, sur le cadastre de 1824, dont vous avez une extrait ci-dessus, le toponyme est écrit avec un "a". Aujourd'hui, l'orthographe officielle est "Fromentier" avec un "e".

D'aussi loin qu'on peut remonter dans les archives des registres paroissiaux, la famille TARDIVIER a toujours habité à Fromentier, mais il y a de fortes chances que dans un passé plus lointain, leurs ancêtres ne viennent d'un hameau situé à 10 kilomètres de là, appelé justement Tardivier (dans la commune voisine de Merle-Leignec), et qui aurait donné son nom à cette branche de notre famille !

 

Carte de Cassini
Carte des villages de Usson-en-Forez

 

Usson-en-Forez
Fromantier, lieu-dit d'Usson-en-Forez - Plan cadastral napoléonien, section D1 Lissac (Source : Archives Départementales de la Loire)

 

 

On ne peut donc pas l'affirmer avec certitude, mais il se pourrait que ce soit à Tardivier que Jacques TARDIVIER 560 soit né vers 1666, et qu'il y devienne laboureur. A une date qui est encore inconnue, il épouse Elizabeth ou Isabeau PEYROCHE 561 , une jeune fille née vers 1665 qui est sans doute une voisine.

Pour remonter plus loin...

L'acte de naissance d'Anthoine TARDIVIER en 1694 dit que sa marraine Vitale PEYROCHE vient du village du Mons, paroisse d(Usson. Isabeau vient peut-être elle aussi de ce village...

Après leur mariage, ils vont s'installer à Fromentier pour fonder leur ménage, et ont pas moins de 13 enfants :

Dans les actes paroissiaux, Antoine TARDIVIER 280 , comme son père, ses frères et tous ses descendants, sont décrits comme étant "gens de labeur", c'est-à-dire qu'ils sont laboureurs.

Pour remonter plus loin...

Dans ce premier registre d'Usson (1683), je n'ai pas trouvé l'acte de naissance d'éventuels enfants avant Antoine TARDIVIER le 4 décembre 1694, ni le mariage de Jacques TARDIVIER avec Isabeau PEYROCHE. Ils devaient venir de Tardivier... Malheureusement, les archives en ligne ne remontent que jusqu'en 1737 pour le village de Merle-Leignec, d'où dépend Tardivier. Pour le reste, je suis allé aussi loin que le permettent les archives en ligne de la Loire sur la paroisse d'Usson (-en-Forez) d'où dépend Fromentier, c'est-à-dire jusqu'en 1683.

 

Usson-en-Forez
Usson-en-Forez - Route de Sauvessanges et Pont du Bandier

 

Laboureur également comme Jean LANIER 562 (sans doute né vers 1686), qui habite au lieu Le Poyet, à Usson, avec sa femme Gabrielle FAVEYRIAL 563 (qui doit voir le jour vers 1679). Là encore, il se trouve qu'un des hameaux qui composent Usson s'appelle également Le Faveyrial, très certainement le lieu d'origine de cette famille. Quant à LANIER, on trouve dans certains actes la variante orthographique LAGNIER, ce qui ne change finalement rien à la prononciation !

Pour remonter plus loin...

Pour la naissance de Gabrielle FAVEYRIAL, je trouve 3 actes différents ! L'un daté du 21 avril 1683, où Gabrielle est la fille d'Antoine FAVEYRIAL et de Catherine GRAND, la deuxième du 24 septembre 1684 où Gabrielle est fille de Damien FAVEYRIAL et de Gabrielle SABY. Les deux sont du village de Monteillet. La troisième le 12 mai 1685, fille de Georges FAVEYRAL et de Marie NARANIAT, du village du Besset.

L'acte de mariage ne donne pas le nom de ses parents, mais dit qu'elle vient de Monteillet, ce qui exclue la 3ème. Mais il n'est pas possible pour le moment de déterminer laquelle de ces 2 premières Gabrielle est la bonne.

Pour son décès, j'en ai trouvé un daté du 24 avril 1739 à Usson. Elle avait environ 60 ans, ce qui la fait naître vers 1679. Mais l'acte de décès ne donne ni le nom de son mari, ni celui de ses parents. Est-ce la bonne ?

 

En ce qui concerne Jean LANIER 562 et Gabrielle FAVEYRIAL 563 , leur mariage a eu lieu le 25 septembre 1708. Ils s'installent au Poyet, et ont eu 8 enfants :

Il n'y aura pas d'autres enfants pour ce couple, car le destin fait que Jean LANIER 562 décède 11 jours avant la naissance de son dernier enfant, le 3 février 1724, chez lui au Poyet, alors qu'il avait environ 38 ans. Sa femme Gabrielle FAVEYRIAL 563 meurt le 24 avril 1739 à près de 60 ans. La petite dernière, Benoite, qui n'a pas connu son père, n'avait que 15 ans au décès de sa mère.

 

 

Les affinités qui se créent entre Antoine TARDIVIER 280 et Gabrielle LANIER 281 se concluent par un mariage qui a lieu dans l'église d'Usson le 16 juin 1733. Mais ce jour n'est pas vraiment un jour de fête : en effet, Jacques TARDIVIER 560 , le père du jeune marié, devait décéder la veille, le 15 juin de cette année-là. On peut imaginer que la noce fut teintée d'une très grande tristesse.

Mais la vie continue, et Antoine bat le record de son père en faisant à son épouse 14 enfants, tous nés à Fromentier :

Isabeau PEYROCHE 561 , la maman d' Antoine TARDIVIER 280 , quitte ce monde le 1er juillet 1750, à l'âge exceptionnel de 85 ans. Antoine, lui, décède à 61 ans le 1er janvier 1763, et sa femme Gabrielle LANIER 281 le 19 juin 1769, à environ 55 ans, tous deux chez eux à Fromentier.

Notre Paul TARDIVIER  140 devient à son tour laboureur à Fromentier.

 

Usson-en-Forez
Usson-en-Forez - Vue générale

 

La famille BACHELARD vient, elle, du hameau voisin du Pin, qui fait aussi partie de la paroisse d' Usson-en-Forez. Remontons à la toute fin du XVIIème siècle.

Antoine BACHELARD  1128 et son épouse Jeanne CHASTAING  1129 habitent au Pin, où ils ont pour fils Estienne BACHELARD  564 , né vers 1685.

Dans le village du Trémolet, vivent Blaize NIER  1130 , né vers 1661, et Anne BEYNIEU  1131 , née vers 1665 au Boisset, un couple qui s'est marié le 4 novembre 1695 à Usson également. Ils sont comme les TARDIVIER décrits comme des gens de labeur, des laboureurs et des paysans qui font vivre la terre. Le 14 avril 1699, Blaize et son épouse ont une fille qu'ils nomment Marguerite NIER  565 . Cette petite aura la douleur de perdre ses 2 parents assez tôt. En effet, Marguerite a 11 ans quand sa mère Anne BEYNIEU  1131 décède à 45 ans le 17 avril 1710. Puis, 7 ans plus tard, c'est au tour de son père Blaize NIER  1130 de s'en aller, le 7 novembre 1717, à l'âge de 56 ans.

Il faudra beaucoup de courage à Marguerite NIER  565 pour se remettre de ces terribles disparitions, sans doute liées à la maladie. Le 29 octobre 1721, elle épouse Estienne BACHELARD  564 , toujours à Usson ; elle a alors 22 ans.

Pour remonter plus loin...

Pour ce qui est d'Anthoine BACHELARD, il est forcément décédé avant 1721, année de mariage de son fils Estienne. j'ai trouvé un décès à Usson, daté du 6 octobre 1692, dans lequel je n'ai pas de référence ni à son épouse, ni à ses parents. Est-il notre ancêtre 1128 ? Je ne le sais pas pour l'instant.

Je n'ai pas trouvé la naissance d' Estienne BACHELARD, qui doit être né vers 1685. Les registres d'Usson commencent en 1683 dans ce registre, mais je ne le trouve pas. J'ai juste trouvé un mariage le 10 septembre 1686, d'un Estienne BACHELARD fils de Antoine et Jeanne CHASTAING, avec une fille dont on n'a pas le nom (!), fille de Jacques ? et de Jeanne PETIT. Ce n'est donc pas lui, mais sans doute son frère.

J'ai aussi trouvé le décès d'un Jean NIER, le 1er février 1692, sans aucun nom cité : je ne sais pas non plus qui c'est !

Après leur mariage, Etienne BACHELARD  564 et sa femme s'installent à Trémolet où ils deviennent laboureurs. Ils ont au moins 4 enfants :

Mais la pauvre Marguerite NIER  565 n'a décidément pas de chance : elle meurt le 12 mars 1747, à seulement 47 ans. Son mari Etienne BACHELARD  564 , lui, décèdera bien plus tard, le 13 juin 1760, à environ 75 ans.

Entretemps, leur fils Antoine BACHELARD  282 épouse Françoise BALET  283 le 15 septembre 1750, à Usson. La jeune mariée est originaire de La Breure, un autre village de la paroisse d' Usson, où elle est née le 26 novembre 1726. Elle est la fille du laboureur Georges BALET  566 , né vers 1691, et de Marie GAY  567 , née vers 1701.

Pour remonter plus loin...

L'acte de naissance de Françoise BALLET en 1726 indique que son parrain Antoine GAY vient du village de Chassanelles, paroisse de Sauvessanges. Il se peut donc que Marie GAY vienne aussi de ce village.

Antoine BACHELARD  282 et Françoise BALET  283 , laboureurs, s'installent à Trémolet, et ils ont 4 enfants :

Les parents de la jeune maman vont disparaître à 4 ans d'intervalle l'un de l'autre, tous les deux dans leur domicile de La Breure. D'abord, Georges BALET  566 meurt le 3 février 1757, à 66 ans. Puis c'est au tour de Marie GAY  567 de décéder le 6 février 1761, à l'âge de 60 ans.

Mais un autre drame va frapper cette famille : le père des 4 enfants, Antoine BACHELARD  282 , décède à 37 ans le 2 mai 1763, et sa femme Françoise BALET  283 meurt elle aussi 6 jours après, le 8 mai à 36 ans. Les 3 enfants Marie, Georges et Antoinette sont alors très jeunes (respectivement 10 ans, 9 ans et 6 ans). Je ne sais pas ce qui se passe pour les 2 derniers, mais concernant Marie, notre ancêtre, elle est alors placée sous la tutelle de son oncle Claude BACHELARD, qui s'occupera de l'élever comme si elle était sa propre fille.

 

Usson-en-Forez
Usson-en-Forez - La rivière Champdieu

 

Le 17 septembre 1771, Paul TARDIVIER 140 épouse Marie BACHELARD  141 à Usson, et repeuplent le village de Fromentier avec 11 bambins :

Pour remonter plus loin...

Trouver la naissance de la seconde Jeanne Marie TARDIVIER née vers 1791 à Usson.

 

Marie BACHELARD  141 décèdera à 63 ans le 26 mai 1814, et son mari Paul TARDIVIER 140 , 17 ans plus tard, le 24 décembre 1831, à l'âge de 90 ans, tous deux dans leur maison de Fromentier.

 

Usson-en-Forez
Usson-en-Forez - Vue générale orientale

 

Mais c'est le destin de l'un des jumeaux qui va nous intéresser. En 1813, alors qu'il a 29 ans, Pierre Antoine Paul TARDIVIER 70 quitte son village natal de la Loire, où il a certainement du mal à trouver du travail. Il commence alors un voyage incroyable pour l'époque : il parcourt une distance d'environ 540 kilomètres pour gagner la Gironde ! Il s'installe au village de Prignac-en-Médoc, à 4 kilomètres au nord-est de Lesparre, où il peut enfin travailler : il y exerce la profession de scieur de long.

Il ne met qu'un an pour rencontrer et épouser Pétronille SIMON  71 le 16 juin 1814, dans cette commune. La jeune mariée est née le 21 octobre 1788 au village de Blaignan, tout proche de Prignac. Son père est Jean SIMON  142 , laboureur de profession ; il est né vers 1773, mais il est mort à seulement 30 ans le 26 brumaire an XII, soit le 18 novembre 1803 à St-Trélody. Sa mère se nomme Marie EYQUEM  143 .

Pour remonter plus loin...

A Blaignan, chercher le mariage de ses parents Jean SIMON et Marie EYQUEM, et remonter. Rien sur Généanet ni sur Genhilib.

L'acte de naissance de Pétronille SIMON dit que sa marraine Pétronille EYQUEM vient de Gaillan. Peut-être faut-il y chercher ce mariage, et l'ascendance maternelle...

Selon un généanaute, un couple Jean SIMON - Marie EYQUEM a eu un fils, François SIMON né en 1796 à Civrac-en-Médoc.

Pierre Antoine Paul TARDIVIER 70 et Pétronille SIMON  71 ont 2 filles :

Après la naissance de l'aînée, la famille vient s’installer au village de Libardac, commune de Listrac. La jeune maman Pétronille SIMON  71  y décède prématurément le 2 avril 1831, à seulement 40 ans. Les deux petites filles n'ont que 15 et 8 ans ! Quant à Pierre TARDIVIER  70 , il trouve la mort à 53 ans, le 29 novembre 1840.

 

 

Antoine FATIN  34  et Pétronille TARDIVIE  35  se marient à Listrac le 19 janvier 1838, et s'installent eux aussi à Libardac, proche du domicile du papa de la mariée, si ce n'est dans son domicile même. Le jeune couple a 4 enfants :

La signature d'Antoine FATIN : Signature Antoine Fatin

 

Pétronille décède à 66 ans le 27 décembre 1882, et Antoine à 75 ans le 9 juillet 1891, tous deux à Listrac.

 

 

Suite de l'histoire : Vers Marie FATIN.