Généalogie de la famille DUCOS - PONTET

La famille du côté d'Henri PONTET

Les origines des BOUSCARRUT - DISSAN

Arbres : Général - Pontet
Cartes : Médoc - Autour de Listrac

 

 

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Carte Bordeaux-LacanauGirondeLes BOUSCARRUT sont originaires de la commune de Lacanau. Les actes qui ont été rédigés avant la Révolution française donnent l'orthographe "La Canneau".

Ce nom provient du canal qui a été creusé sous l'Ancien régime, pour drainer les eaux stagnantes du Médoc et qui en faisaient un marécage, et les évacuer vers l'océan. L'intérieur des terres, ainsi asséché, pouvait devenir propice aux cultures, et notamment à celle de la vigne.

 

 

 

 

 

Pierre GOFFREL'origine du nom BOUSCARRUT tient peut-être d'un ancien village de la paroisse de Labarde (situé juste entre Macau et Cantenac). L'abbé Baurein, dans ses "Variétés Bordeloises", Tome 2, écrit en 1784, cite les villages de "Cantalaude, Labarde, Bouscarrut et la Bastide" comme appartenant à cette paroisse, mais sans donner plus de précision sur celui de Bouscarrut.

Lacanau

Extrait de "Variétés bordeloises" Tome 2 (page 254), par l'abbé Baurein, 1784

Aujourd'hui, ce village ou hameau n'existe plus, si ce n'est une rue appelée "Chemin de Bouscarru" à Labarde. La carte ci-contre vous indique où elle se trouve, pour peu que vous ayez de bons yeux !

 

 

Lacanau
Lacanau-Médoc - L'église St-Vincent

 

Mais dans l'état actuel de mes recherches, je n'ai rien pour confirmer que nos ancêtres de cette branche soient bien originaires de ce lieu de Labarde. Pour l'instant, notre récit nous porte à Lacanau.

 

C'est là que vivent nos ancêtres Dominique BOUSCARRUT 800 et Marie SEGUIN 801 , en ce début de XVIIIème siècle. Ces braves gens ont au moins 3 enfants :

 

Pour remonter plus loin...

A Lacanau, chercher la naissance de Jean BOUSCARRUT, aux alentours de 1729, et le mariage de ses parents Dominique BOUSCARRUT et Marie SEGUIN.

Sur le site des Archives départementales de la Gironde, il n'y a rien en ligne pour Lacanau avant l'an XII (1803-1804)...

Toute cette famille a pour voisin Pierre ARNAUD  802  , un laboureur né vers 1697. Celui-ci a épousé une fille de Listrac, Jeanne FOURCAN  803 , qui est vraissemblablement née la même année. Il est en effet précisé sur leur acte de mariage, daté du 1er février 1723 à Listrac, que les époux avaient 25 ans tous les deux, mais les âges sont à prendre avec précaution car ils ne sont pas toujours exacts !

 

Une fois unis par les liens sacrés du mariage, Pierre ARNAUD  802 et Jeanne FOURCAN  803 s'installent près de chez les BOUSCARRUT à Lacanau. Dans leur domicile leur naît une petite fille, Marie ARNAUD 401 , qui voit le jour le 26 juillet 1739.

Les deux enfants Jean BOUSCARRUT  400 et Marie ARNAUD 401 grandissent ensemble en voisins, et c'est tout naturellement qu'ils se marient à Lacanau le 9 février 1768. La maman de la jeune fille, Jeanne FOURCAN  803 , disparaît 9 ans avant ce mariage, le 8 janvier 1759 vers l'âge de 60 ans. Le papa Pierre ARNAUD  802 , quant à lui, atteindra l'âge de 80 ans et décèdera le 20 décembre 1777 à Lacanau.

 

Jean BOUSCARRUT  400 et Marie ARNAUD 401 ont un fils nommé Pierre BOUSCARRUT  200 , né certainement peu après 1768 (je n'ai pas encore trouvé son acte de naissance). Le fiston devient gardeur (c'est-à-dire berger), et laboureur.

 

( suite )

 

Branche HOSTEN ou HOSTENS

 

La branche HOSTENS fait ici son entrée dans la danse. Ce patronyme a en fait plusieurs variantes dans les registres : on trouve HOSTEN, HOSTEIN, HOSTENS, HOSTEINS, HOSTAIN,...

Un couple de laboureurs semble vivre dans la paroisse de Saint-Aubin-de-Médoc : il s'agit de Jean HOSTENS  804 , surnommé Le Magre, et de Marie BEAUBOIS 805 . Selon ce généanaute (mais il me reste à le vérifier), ils ont 5 enfants :

 

Le Porge-Salaunes-Saint-Aubin
Le Porge, Salaunes, Saint-Aubin-de-Médoc

 

Entre 1737 et 1753, l'ensemble de la famille quitte Saint-Aubin pour s'installer dans la paroisse voisine de Salaunes, située à 10 kilomètres à l'ouest. Salaunes abrite un petit village, situé à 2 kilomètres au nord du bourg, qui se nomme Maubourguet. C'est là que les HOSTEN élisent domicile. Quant à notre François HOSTEN  402 , il y devient laboureur, et rencontre une jeune fille elle aussi née à Saint-Aubin vers 1732, Jeanne MICOLAS 403 . Le patronyme de cette jeune mariée reste d'ailleurs à préciser : dans les actes de naissance de leurs enfants, j'avais d'abord lu "Jeanne Nicolas", car ce nom est très répandu ; la mari de Pétronille, la soeur de François HOSTEN, s'appelle lui aussi NICOLAS. Mais à y regarder de plus près, la première lettre du nom semble être un "M" et non un "N", et ce sur plusieurs de ces actes.

Les amoureux se marient donc le 7 février 1753, devinez où ? Au Porge ! Ce lieu du Porge est lui aussi énigmatique : pourquoi s'être mariés là-bas puisque les deux époux sont natifs de Saint-Aubin ?

Pour remonter plus loin...

A Saint-Aubin-de-Médoc, il faut rechercher la naissance des 5 enfants dont François HOSTEN, et le mariage de leurs parents Jean HOSTEN et Marie BEAUBOIS avant 1730.

Au Porge, trouver aussi le mariage de François HOSTEN et Jeanne MICOLAS le 7 février 1753.

 

Là, je reprends la main sur mes recherches personnelles. François HOSTEN  402 et Jeanne MICOLAS 403 ont 6 enfants tous nés à Maubourguet :

Le 25 octobre 1775, un acte trouvé dans les registres de Salaunes nous indique que François HOSTEN  402 a recueilli chez lui un mendiant, nommé Jean CHALOSSE ou Jean D'ARES, cardeur de laine. Cet homme, âgé d'une soixantaine d'année, semblait habiter la paroisse de Listrac. Je ne sais pas s'il a fait un malaise, mais en tout cas il devait être très mal en point pour que François le fasse ainsi entrer chez lui, puisqu'il y est mort.

François HOSTEN  402 décède le 30 novembre 1799 à Salaunes, à l'âge de 75 ans ; Jeanne MICOLAS 403 , elle, meurt le 22 juin 1814, à 82 ans.

 

Lacanau
Salaunes - L'Hôtel-de-Ville

 

 

Pierre BOUSCARRUT  200 s'éprend de la fille aînée de la famille, Marie HOSTEN  201 , et le mariage aura lieu à Salaunes, village d'origine de la mariée comme le veut la tradition, le 9 février 1790. Mais après la célébration de cette union, Pierre BOUSCARRUT  200 et Marie HOSTEN  201  s'installent dans le village de Marsot, commune de Lacanau.

 

Bientôt viendra au monde leur fils Guillaume BOUSCARRUT  100  qui naîtra sous le Directoire le 24 nivôse an IV, c'est-à-dire le 14 janvier 1796. Guillaume devient gardeur, comme son père Pierre qui, malheureusement, décèdera à Lacanau le 19 novembre 1822, à l'âge de 56 ans seulement.

 

( suite )

Pour remonter plus loin...

A Lacanau, trouver la naissance de Pierre ARNAUD vers 1697, la naissance de Marie ARNAUD le 26 juillet 1739, le décès de Jeanne FOURCAN le 8 janvier 1759, la naissance de Pierre BOUSCARRUT vers 1766, et le décès de Pierre ARNAUD le 20 décembre 1777.

Chercher aussi le mariage de François HOSTENS et Jeanne MICOLAS, avant 1764 mais pas à Salaunes. Leurs décès à tous les deux doivent se situer à Salaunes, en tout cas après 1792 : pour François, 7 frimaire an 14 ou bien 19 juin 1807, pour Jeanne 22 juin 1814 (dates trouvées sur les TD, mais registres pas en ligne).

Lacanau
Lacanau-Médoc - Le bord de l'étang

 

Branche CAMIN

La branche CAMIN commence timidement avec des informations que j'ai trouvées sur Généanet (source : hgh) qu'il me reste encore à vérifier. Le premier couple répertorié est celui formé par Pierre CAMIN  808 (décédé avant 1767) et Cécile ANDRAUD  809 . Ils habitent certainement à Saint-Jean d'Illac, puisque c'est là que naîssent leurs 3 fils aux prénoms très originaux :

De leur côté, et toujours d'après le contact Généanet, Giron DIGNAN  1620 et sa femme Isabelle BACQUEY  1621 ont pour fils Raymond DIGNAN  810 (décédé après 1774). Je n'ai pour l'instant aucune date, ni aucun lieu ! Ce qu'affirme le contact, c'est qu'avant octobre 1744, Raymond épouse Jeanne BRUN  811 (décédée, elle, avant 1774). Raymond est laboureur, et avec son épouse Jeanne il s'installe au village du Bos, à Saumos. C'est là qu'ils ont 3 filles :

Pour remonter plus loin...

Il me faut vérifier toutes ces informations. Il faudrait trouver dans les archives de Saumos la naissance de Marie DIGNAN vers 1758, le mariage de Raymond DIGNAN et Jeanne BRUN avant 1744, la naissance de Raymond DIGNAN vingt ans auparavant, et le mariage de ses parents Giron DIGNAN (ou bien Arnaud DIGNAN, à vérifier) et Isabelle BACQUEY un peu avant.

A St-Jean-d'Illac, trouver la naissance de Jean CAMIN vers 1739, et le mariage de ses parents Pierre CAMIN et Cécile ANDRAUD un peu avant. Les archives en ligne ne sont disponibles que de 1686 à 1712...

A partir d'ici, je reprends la main sur le récit qui est basé sur mes recherches personnelles.

 

Jean CAMIN  404 épouse alors Marie DIGNAN  405  le 25 octobre 1774 à Saumos. Le nom de famille est écrit avec différentes orthographes suivant les actes, comme Camein, Camain, Camin,... Dans l'acte de mariage, on nous dit que non seulement Jean CAMIN  404 vit dans la paroisse d'Illac, mais que Marie DIGNAN  405 , bien que native de Saumos, habite également à Illac ! Il n'y a plus de doute sur le lieu de leur rencontre, Illac, et pourtant c'est bien à Saumos qu'ils se marient, puisque c'est là que la jeune épouse a vu le jour. Et c'est bien dans le village du Bos à Saumos qu'ils s'installent et qu'ils vont faire leur vie.

 

Leur fils, également nommé Jean CAMIN  202  est né dans ce village le 2 août 1778, soit seulement 1 an avant la mort de son père. Car effectivement, Jean CAMIN  404  décède le 8 mars 1779 à Saumos ; Marie DIGNAN  405  , elle, quitte cette terre le 5 juillet 1807 dans la même commune.

 

Devenu grand, le jeune Jean CAMIN  202 part dans la commune voisine de Lacanau où il devient gardeur et pasteur.

 

 

 

 

Lacanau
Lacanau-Médoc - La place de l'église

 

Branche COCQ

 

C'est à Lacanau que chantent les COCQ ! En effet, à la fin du XVIIème siècle, plus exactement avant 1695, l'église de Lacanau est le cadre du mariage de Jean COQ  1624 et de Jeanne GUILLEM  1625 . Ils ont 2 enfants :

 

Dans la commune voisine de Brach se trouvent Jean LAPIERRE  1626 et de Marguerite SIMON  1627 . Vers 1697, ils donnent naissance à Marie Jeanne LAPIERRE  813 .

 

 

La rencontre entre Louis COQ  812 et Marie Jeanne LAPIERRE  813 se produit inévitablement entre Lacanau et Brach, et voilà nos tourtereaux mariés le 29 juin 1717, toujours dans l'église de Lacanau. C'est d'ailleurs là qu'ils s'installent et que leur fils Pierre COCQ  406 vient au monde en ce 4 février 1728.

 

Le petit Pierre grandit, et à 26 ans, il perd son père Louis COQ  812 le 15 juin 1754 à Lacanau. Ce n'est qu'à 42 ans que ce célibataire endurci s'engage dans la vie de couple, en épousant Jeanne ARNAUD  407 (née vers 1736) vers 1770. Je suppose que le mariage a lieu à Lacanau, mais c'est encore à vérifier.

Pierre COCQ  406 et Jeanne ARNAUD  407 ont 3 enfants tous nés à Lacanau, plus exactement dans le village de Mistres :

 

Pierre COCQ  406 décède le 3 février 1800 dans sa maison de Lacanau. Sa femme Jeanne ARNAUD  407 lui survivra 11 années, et quittera ce monde le 28 février 1811, alors âgée de 75 ans, également dans son domicile.

 

Pour remonter plus loin...

Toutes les recherches à Lacanau : il faut le décès de Pierre COCQ le 3 février 1800, ainsi que son mariage avec Jeanne ARNAUD vers 1770 (mais est-ce bien à Lacanau ?), la naissance de Louis COCQ vers 1695, son mariage avec Marie Jeanne LAPIERRE le 29 juin 1717, et son décès le 15 juin 1754, et le mariage de Jean COCQ et Jeanne GUILLEM avant 1695.

A Brach, trouver la naissance de Marie Jeanne LAPIERRE vers 1697, et le mariage de ses parents Jean LAPIERRE et Marguerite SIMON un peu avant.

A Ste-Hélène, trouver le décès de Marie COCQ le 12 septembre 1827 (pas en ligne).

 

Jean CAMIN  202  et Marie (ou Pétronille, suivant les actes) COCQ  203 se rencontrent, et décident de vivre ensemble dans le village de Mistre, également commune de Lacanau, sans être mariés. C'est donc en toute illégitimité qu'ils ont d'abord 2 enfants :

 

Puis ils se décident à sauter le pas, et à passer finalement devant Monsieur le Maire de Lacanau le 4 juin 1810. Ils auront un 3ème enfant, Catherine CAMIN, née le 4 août 1811. Malheureusement, une tragédie frappe la petite famille, avec le décès de Jean CAMIN  202 , mort à 36 ans le 29 décembre 1811. C'est sans doute suite à ce douloureux événement que la famille CAMIN quitte Lacanau pour aller s’installer à Ste-Hélène.

 

 

Ce petit éloignement ne sépare pas Guillaume BOUSCARRUT  100  et Jeanne CAMIN  101  , qui se marient le 22 mai 1827, à Lacanau. Le jeune couple habite au bourg de la commune, où Guillaume devient brassier, puis à Cantelaude, toujours à Lacanau. Ils ont 7 enfants tous nés dans cette commune :

Guillaume décèdera à Lacanau le 2 octobre 1858 à 62 ans, et Jeanne le 16 mai 1878 à 71 ans.

( suite )

 

Lacanau
Lacanau-Médoc - L'avenue de l'église et de Bordeaux

 

Branche DISSAN

 

La branche DISSAN commence plutôt mal... En effet, Guillaume DISSAN  102  est né de père inconnu, le 23 mai 1807 à Saumos. C'est donc tout naturellement qu'il prend le nom de sa mère Marie DISSAN  205 . Grandissant avec cette absence paternelle, Guillaume devient journalier et part travailler à Lacanau, à une douzaine de kilomètres de son lieu de naissance.

 

Celle qui sera sa promise, Arnaude BIANSAN  103 , est née au Porge le 1er messidor an XIII (9 juillet 1805). Elle est la fille de Dominique BIANSAN  206 , un laboureur qui demeure dans le quartier de Lescarran au Porge (il y est d'ailleurs né vers 1759, et il y décèdera le 12 février 1817). Sa mère se nomme Jeanne FRANCOIS  207  .

Ce patronyme de BIANSAN a aussi plusieurs variantes dans les registres. On le retrouve parfois avec 2 "s", écrit BIANSSAN. Mais souvent l'initiale change aussi : on trouve l'orthographe VIANSAN, VIENSAN, VIENSANT, VIANSSAN ou bien VIENSSAN. La raison en est qu'avec une prononciation à l'espagnole, où le "b" et le "v" se confondent, le prêtre qui rédige l'acte sur le registre traduit par écrit ce qu'il entend. Le nom à retranscrire sur le papier est alors soumis à sa libre interprétation !

Arnaude BIANSAN  103 a souvent l'occasion de passer de sa commune natale du Porge à celle voisine de Lacanau, où elle rencontre Guillaume DISSAN  102 qui y travaille. Sans doute font-ils discrètement de longues promenades romantiques sur le bord de mer... Les affinités ainsi créées font qu'un mariage se profile déjà : les amoureux s'épousent dans l'église de Lacanau le 25 novembre 1830.

 

Après leur mariage, Guillaume et Arnaude s'installent à Lacanau et ont 2 filles, dont l'une se nomme Marie DISSAN  51  (née le 14 février 1835 à Lacanau et décédée le 15 décembre 1921 à Listrac). La seconde n'est mentionnée que dans le contrat de mariage de Marie, stipulant que les 2 soeurs ont hérité de leur mère à son décès. En effet, Arnaude BIANSAN  103 décède tragiquement à l'âge de 31 ans, le 20 juillet 1839, dans son domicile du village de Chantelaude (on dit aujourd'hui Cantelaude) à Lacanau.

Pour remonter plus loin...

A Saumos, trouver la naissance de Guillaume DISSAN le 23 mai 1807 (pas en ligne)

Au Porge, trouver le mariage de Dominique BIANSAN et Jeanne FRANCOIS pas dans le registre an XII, donc avant), le décès de Dominique BIANSAN le 12 février 1817 (pas en ligne).

A Lacanau, chercher le décès de Guillaume DISSAN, après 1852.

Le Porge
Le Porge - L'église

Thomas BOUSCARRUT  50 s'installe à Ste-Hélène, où il exerce les emplois de journalier, de résinier et de gardeur. C'est là qu'il rencontre, et épouse, Marie DISSAN  51  le 16 novembre 1852, après avoir passé un contrat de mariage chez Me Louis BONNET, notaire à Castelnau, le 24 mars 1852. Thomas et Marie seront mariés sous le régime de la communauté réduite aux acquêts. Ils vivent alors à Lacanau où ils auront leurs 6 premiers enfants.

Pour les journaliers habitant ces communes proches du littoral atlantique (que l'on appellerait aujourd'hui le "Médoc bleu"), les maigres revenus de la récolte de la résine et du gardiennage des troupeaux sont nettement insuffisants pour nourrir leurs familles. Thomas et ses confrères savent qu'à la saison des vendanges, on demande des bras pour récolter le raisin vers l'intérieur des terres. C'est ainsi qu'avec d'autres membres de sa famille, Thomas participe aux vendanges plusieurs années de suite sur le Listracais, entre 1869 et 1875. Cela ne dure que 3 semaines par an, mais pendant cette période, les ouvriers agricoles sont plutôt bien payés, logés et nourris, ce qui représente pour eux une manne inespérée.

 

La Forêt du Gnac
Le Gnac, à Lacanau

 

Mais l'essentiel de leur vie se passe à Lacanau. Un procès-verbal retrouvé à Codres nous informe justement d'un événement fâcheux. Le 29 mai 1872, Thomas BOUSCARRUT fait paître un troupeau de vaches appartenant à M. Raoul BRUN, un riche propriétaire de Lacanau, avocat à Bordeaux. Les 27 têtes broutent paisiblement dans la vieille forêt du Gnac (nom tiré du patois occitant "nhac" qui signifie "mordant"), à l'est du marais de Cousseau au nord de Lacanau-ville. Cette forêt, qui fut incendiée 2 ans auparavant, le 4 mai 1870, appartient alors à Adèle Elisabeth DUPUY, veuve d' Amédée TESSIER, qui vit à Bordeaux. L'incendie fut causé par l'imprudence d'ouvriers qui travaillaient justement pour monsieur BRUN. De ce fait, la forêt se trouvait en état de "repeuplement", avec de jeunes pousses de moins de 2 ans. Or, ce jour-là du 29 mai, le garde particulier du domaine de Lacanau, Jean JEART, surprend ce troupeau dans le repeuplement, et constate de nombreux dégâts occasionnés par les bovins sur les jeunes pins. Il dresse alors un procès-verbal à l'encontre de Thomas, qui se défend en expliquant qu'il agissait sur ordre de monsieur BRUN.

Le même jour, au barail du Gnac, ce même garde forestier Jean JEART surprend Jeanne CAMIN  101 , la mère de Thomas, en train de couper de la bruyère (du bruc), également pour le compte de monsieur BRUN. Il lui dresse aussi un procès-verbal dans la foulée. Le 5 juin de la même année, le même Jean JEART surprend une nouvelle fois le même Thomas BOUSCARRUT au même endroit et avec un troupeau de 36 vaches, 3 bouvillons (jeunes boeufs) et un taureau ! Devant cette récidive, un nouveau procès verbal est évidemment dressé. Mais cette fois-ci, la propriétaire de la forêt, madame DUPUY porte plainte, et l'ensemble de ces événements arrive sur le bureau du Procureur de la République Elie de LAROUVADE, le 10 juillet.

Thomas BOUSCARRUT, Jeanne CAMIN et Raoul BRUN sont assignés à comparaître le mercredi 13 novembre 1872 à 11h30 à la Chambre Correctionnelle du tribunal de Première Instance de Bordeaux. Thomas est condamné à 1 300 Francs de dommages-intérêts, Jeanne à 200 Francs, et monsieur BRUN à 1 500 Francs, le tout plus frais d'huissier qui se montent à 144 Francs et 60 centimes ! Si Monsieur BRUN a eu sans problème les moyens de payer, braver l'autorité a coûté cher à nos ancêtres paysans...

 

Le Porge
Le marais (on dit aujourd'hui l'étang) de Cousseau et la forêt du Gnac - Photo aérienne

 

 

C'est peut-être cet événement, ou bien les revenus qui sont tellement meilleurs lors des vendanges à Listrac, qui décide Thomas, Marie et leurs enfants à partir s’installer d'abord à Baudan, puis au lieu de Lestage. Le déménagement se fait avec plusieurs autres membres de la famille BOUSCARRUT qui eux aussi rêvent d'une vie relativement plus aisée. A Listrac, Thomas devient bouvier et gardeur, tandis que Marie travaille aussi en tant que journalière. C'est là que naîtra leur petite dernière, Ma, future grand'mère d' Henri PONTET.

Le couple a donc 7 enfants :

Thomas BOUSCARRUT  50  décède le 6 août 1910 à Lestage, âgé de 82 ans.

 

Lacanau
Listrac-Médoc - Le château Lestage

 

D’autres Marie BOUSCARRUT, sans doute des cousines dont les parents viennent aussi de Lacanau, sont nées à Listrac dans cette période :

 

 

Suite de l'histoire : Vers Marie "Ma" BOUSCARRUT.