Généalogie de la famille DUCOS - PONTET

La famille du côté de Marcelle GUIBERT

Les origines des GUIBERT

Arbres : Général - Guibert
Cartes : Nord-Gironde

 

 

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Carte Bordeaux-StAndrédeCubzacGironde

 

Le patronyme GUIBERT est d'origine germanique, dérivé de WIGBERHT : wig (combat), et berht (brillant). Il est très fréquent en Vendée.

 

Pour l'instant, la branche GUIBERT, ou GIBERT, nous renvoie dans la deuxième moitié du XVIIème siècle dans le nord du département de la Gironde, à Saint-André-de-Cubzac, à 30 kilomètres au nord-est de Bordeaux.

 

 


St-André-de-Cubzac - Vue générale

 

Anthoine GUIBERT  1280 est laboureur à bras, et vit dans la paroisse de Saint-André-de-Cubzac. Il y a deux possibilités pour lui :

- Soit il est né le 17 novembre 1645. Il est alors le fils de Pierre GUIBERT  2560 et de Massée NOGAREDE  2561 , ses parents qui se sont mariés le jour de la St-Valentin le 14 février 1645 à Saint-André. Lui est originaire de cette paroisse, et elle vient de Lugon. A noter que le même jour, le frère de la mariée, Pierre NOUGAREDE, épouse la soeur du marié, Marie GUYBERT. Un "Joseph Guibert" a signé sur l'acte de baptême d'Anthoine, donc une personne instruite.

- Soit il est né le 15 février 1646. Il est dans ce cas le fils d' Arnaud GUIBERT  2560 et de Marie BENOIT  2561. Il a été baptisé 2 jours plus tard à la grande église du bourg St-Andron, et une personne présente a signé "Perrisson", nom que l'on retrouve plus loin chez les BONNET.

Pour remonter plus loin...

Malheureusement, il manque les registres en ligne entre 1672 et 1676, ce qui nous prive de l'acte de mariage d'Anthoine GUIBERT. Mais sans doute que le nom de ses parents ne s'y trouve pas de toutes façons... Dommage ! Ce sera difficile de savoir lequel des deux Antoine GUIBERT est notre ancêtre.

Au nord de la Gironde
Autour de St-André-de-Cubzac - Carte de Cassini

 

De leur côté, un autre couple de Saint-André-de-Cubzac, Antoine GAZILLON  2562 et Jeanne BARBEYRE  2563 s'est installé non loin de la famille GUIBERT. Ils ne se sont pas mariés dans cette paroisse, car la mariée n'en est pas originaire. Mais Antoine GAZILLON doit y être né puisqu'on trouve énormément de GAZILLON à cette époque à Saint-André.

Ce jeune couple met au monde une petite fille, Guillemette ou Guilhaumette GAZILLON 1281 , qui naît le 24 juin 1655.

Pour remonter plus loin...

Le registre contenant la naissance de Guilhaumette GAZILLON le 24 juin 1655 à St-André est manquant. Pour trouver le mariage d'Antoine et de Jeanne BARBEYRE, j'ai cherché sur Genhilib pour savoir où on en trouvait, des BARBEYRE ou BARBERE : il y en a beaucoup à Barsac. Mais pas de registre de mariage avant 1655...

 

Au nord de la Gironde
Vérac, Villegouge et Périssac

 

Anthoine GUIBERT  1280 grandit à proximité de Guilhaumette GAZILLON 1281 et les deux jeunes gens coulent des jours heureux et paisibles à Saint-André.

Ils se marient dans l'église de cette paroisse le 22 août 1673, et ont eu au moins 3 enfants :

Pour remonter plus loin...

Bien pratique cette "table décennale" de St-André-de-Cubzac qui va de 1586 à 1716 ! Elle nous indique (p. 134-136) que ces deux Pierre GUIBERT sont nés à St-André dans la période qui nous intéresse, à supposer que notre ancêtre soit bien né dans cette ville, et le nom des parents de ces deux frères.

Mais comme il manque les registres en ligne entre 1672 et 1676, on n'a pas l'acte de naissance du frère aîné. Je fais l'hypothèse que notre ancêtre soit le plus jeune Pierre GUIBERT, car il aurait eu 32 ans à la naissance de son fils aîné en 1711, contre 37 pour l'autre. Si la 2ème solution reste toujours possible, la 1ère me paraît plus vraissemblable.

Sur la table, les mariages des "G" ne commencent qu'en 1622. On trouve p. 300 le mariage d'Antoine GUIBERT et de Guillemette GAZILLON le 22 août 1673, mais pas plus de précision sur leurs parents à eux...

 


St-André-de-Cubzac - L'Eglise

 

Pierre GUIBERT  640 épouse Marie BOUNET ou BONNET 641 , mais je ne sais ni quand, ni où. Elle semble être née vers 1672, bien que je ne trouve pas sa naissance à cette époque-là dans les registres de St-André. Je pense que ses parents sont Raymond BONNET 1282 (né à Ambès) et Peyronne PERRISSON 1283 (née à Cubzac-les-Ponts), mariés le 16 octobre 1668 à Cubzac-les-Ponts.

Je fais cette hypothèse car dans cet acte de mariage, on trouve un Fort BONNET, frère du marié, qui est décédé à St-André, là où vivra plus tard Marie BONNET. Tout me laisse à penser qu'ils sont de la même famille. D'autant plus que si Marie est née quelques années après ce mariage, ça collerait parfaitement à l'âge qui est indiqué dans son acte de décès. Il ne s'agit pas d'une preuve, mais d'un faisceau de présomptions.

Ensemble, ils sont installés au lieu dit Fonboudeau à Saint-André-de-Cubzac : une rue proche de l'Office du Tourisme du Cubzaguais porte encore ce nom.

Ce couple a 6 enfants :

Marie BONNET 641 a 75 ans quand elle décède dans sa maison de Fonboudeau, le 23 septembre 1747.

Pour remonter plus loin...

Je ne trouve pas le mariage de Pierre GIBERT et de Marie BONNET avant 1705 à St-André-de-Cubzac. Il faut trouver où ils se sont mariés.. Un Généanaute a trouvé le mariage de Françoise GUIBERT (fille de Pierre et Marie BONNET, et veuve de Jean DOUCET) avec un Geraut DONIS le 8 janvier 1753 à Cubzac-les-Ponts mais il n'y a pas ce mariage Pierre GIBERT et Marie BONNET, non plus qu'à Lalande-de-Fronsac, ni à Prignac-et-Marcamps. Cubnezais n'a pas de registre en ligne avant 1737.

Sur l'acte de décès de Marie BONNET en 1747, elle a environ 75 ans, ce qui la fait naître vers 1672. Or, il n'y a pas de Marie BONNET née avant le 13 février 1693 à St-André-de-Cubzac. Est-elle née ailleurs, et si oui, où ? Il n'y a pas sa naissance à Cubzac-les-Ponts, mais un mariage de Raymond BONNET et Peyronne PERRISSON le 16 octobre 1668. Raymond vient d'Ambès, et s'est marié là car elle est originaire de Cubzac-les-Ponts, mais pas de registres à Ambès pour cette période.

Joseph GUIBERT  320  est lui aussi vigneron journalier. Trouver du travail tous les jours n'est pas chose facile, mais c'est sa plus grande préoccupation. A une date que je ne possède pas encore, il épouse Jeanne BIROULEU ou VIROLEAU 321 . Je suppose que c'est à Les Esseintes, près de La Réole, entre 1730 et 1734.

 

Au nord de la Gironde
Les Esseintes (ici noté Essamtes), près de La Réole - Carte de Cassini

 

Car c'est là, à 65 kilomètres au sud-est de Saint-André-de-Cubzac, que Jeanne BIROLEAU 321 est née le 8 mars 1711.

Elle est la fille de Marc BIROLEAU 642 , qui est laboureur dans cette paroisse de Les Esseintes, et de sa femme Marie DUBOIS 643 .

Pour remonter plus loin...

Attention ici : en remontant les registres, j'ai donc trouvé cette Jeanne BIROULEU, notre sosa 321, comme étant notre ancêtre de manière certaine. Mais je n'ai pas trouvé son acte de naissance à ce nom-là à St-André.

Je n'ai pas trouvé non plus le mariage de Joseph GUIBERT et Jeanne BIROULEU avant 1735. Rien après 1724, mais il y a un trou entre 1730 et 1733 dans les registres, j'ai bien peur que ce mariage ne soit tombé dans le trou ! En tout cas, je ne trouve pas non plus ce mariage entre 1730 et 1735 à St-Gervais, ni à St-Romain-de-Virvée, ni à Cubzac-les-Ponts, ni à La Lande-de-Fronsac, ni à Salignac, ni à Prignac-et-Marcamps, ni à Aubie-et-Espessas, ni à Cadillac-en-Fronsadais, ni à Tarnès, ni à Vérac. Pas d'acte de cette époque à St-Antoine, ni à Virsac, ni à Asques, ni à Mouillac. Les registres de Peujard ne sont pas en ligne, et quant à ceux de St-Laurent d'Arce, la numérisation catastrophique ne permet aucun déchiffrage.

Cependant la famille BAROUILLEY, ou BAROUILLEI, existe à St-André-de-Cubzac, et j'ai trouvé 2 Jeanne nées, l'une le 25 juillet 1720, l'autre le 11 novembre 1723. Mais l'aînée aurait eu 15 ans à la naissance de son 1er enfant, ce qui est un peu juste quand même. On peut donc faire 2 hypothèses : soit il s'agit d'une déformation du nom (BAROUILLEY -> BIROULEU), et l'une des deux Jeanne BAROUILLEY trouvées est notre ancêtre ; soit notre Jeanne BIROULEU est née ailleurs.

D'après le site Mariages en Aquitaine, il y aurait 3 communes où on trouve des BIROULEAU : St-Félix-de-Foncaude, Les Esseintes, et La Réole. Pas de mariage trouvé à St-Félix entre 1728 et 1735. Aux Esseintes, rien non plus mais il manque les années de 1730 à 1734... A La Réole, rien non plus mais il manque 1733 et 1734. Du coup, j'ai cherché la naissance d'une Jeanne BIROULEAU avant 1718. Rien à St-Félix-de-Foncaude ni à La Réole, mais j'en ai trouvé une le 9 mars 1711 à Les Esseintes, fille de Marc BIROULEAU et de Marie DUBOIS. C'est à ce jour la seule Jeanne BIROULEAU connue née en Gironde dans cette période, je considère cette piste comme bonne. D'autant plus que dans les actes des Esseintes concernant les BIROLEAU, certains parrains et témoins ont des patronymes qu'on retrouve plus tard à St-André, ce qui signifie que plusieurs familles ont quitté la région de La Réole pour celle de Cubzac. Mais pour remonter plus avant, malheureusement, les registres des Esseintes ne vont pas au-delà de 1707...

Apparté : le curé des Esseintes fait un sacré récit de 2 pages difficiles à déchiffrer, mais qui devrait mériter qu'on s'y intéresse.

 

 

Entre la taille de la vigne, les façons et la vendange, Joseph prend le temps de faire 6 enfants à sa femme :

Pour remonter plus loin...

A St-André, chercher le décès de Jeanne BIROULEAU après 1769, mais les registres ne sont plus en ligne après cette date.

 

Branche SAVINEAU - BERNATEAU

Non loin du lieu d'habitation de cette famille, vit un jeune couple qui vient de se marier à Saint-André en ce 3 février 1711 : il s'agit de François SAVINEAU  644 et de Jeanne SAVOUREAU  645 . La jeune fille est née le 3 avril 1686 dans cette paroisse, à la plus grande joie de ses parents Pierre SABOUREAU  1290 et Jeanne BIAS  1291 .

 


St-Gervais - Le château des Arras

 

D'après l'acte de naissance de leur fils Louis, François SAVINEAU  644 et de Jeanne SAVOUREAU  645 habitent dans la paroisse voisine de Saint-Gervais. On leur connaît 2 fils nés à Saint-André :

 

 

 

 

La ville est aussi le lieu de vie de Jean BERNATEAU  1292 et de son épouse Jeanne GERMON  1293 . Ils ont également 2 fils :

Leur fils Pierre BERNATET  646 se marie le 3 octobre 1713 avec la fille de Gabriel GONIN  1294 et de Jeanne FONTENEAU  1295 , la douce Elisabeth GONIN  647 .

De ce mariage découle une petite fille, Françoise BERNATET  323 , qui naît le 23 septembre 1716.

On trouve plusieurs versions des deux noms de famille dans les registres. Les membres de la famille SAVINEAU sont parfois orthographiés SABINEAU. Il faut noter qu'en patois (occitant) comme dans la langue espagnole, le "v" a un son qui se rapproche du "b", ce qui explique les deux prononciations.

De plus, chez les BERNATET, on trouve parfois écrit BERNATEU ou BERNATEAU. En remontant plus avant ces branches, on trouvera sans doute l'orthographe, et donc la prononciation, originelle de ces patronymes.

 

Pour remonter plus loin...

A Saint-André-de-Cubzac, trouver les naissances de Pierre BERNATET avant 1695 et d'Elisabeth GONIN avant 1698. Pour les SAVOUREAU ou SABOUREAU, on en trouve beaucoup dans les registres de St-André, dont certains proviennent de la paroisse St-Michel de Bordeaux.

J'ai trouvé dans la table et les registres :

- François SAVINEAU : né le 16 janvier 1695, fils de François SAVINEAU et de Marie LA FUYE ; il aurait eu 16 ans à son mariage, un peu jeune je trouve. Je n'en ai pas trouvé d'autres, notre ancêtre est certainement né ailleurs. Rien à St-Gervais...

- Jeanne SABOUREAU : née le 6 avril 1686, fille de Pierre SABOUREAU et Jeanne BIAIS ; c'est la seule trouvée, très probable. Mais ses parents ne sont pas mariés à St-André.

- Guillaume BERNATEAU, fils de Jean et de Jeanne GERMON, est né le 16 octobre 1695 à St André. Pas d'autre Bernateau ou Bernatet nés avant cette date. Pierre 646 est né ailleurs, sans doute avant son frère Guillaume en 1695, et ses parents mariés ailleurs aussi.


St-André-de-Cubzac - La rue Nationale

 

Le 23 avril 1743, l'ensemble des deux familles et amis de Jean SAVINEAU  322 et de Françoise BERNATET  323 assistent à leur union dans l'église de Saint-André-de-Cubzac.

Au jour de son mariage, le jeune époux a déjà perdu son père, le vigneron François SAVINEAU  644 , mais sa mère Jeanne SAVOUREAU ou SABOURAUT  645 est présente à la cérémonie. Quant à la jeune mariée, elle est accompagnée de ses deux parents Pierre BERNATET  646 et Isabelle ou Elizabeth BOUNIN  647 .

 

Jean SAVINEAU  322 et de Françoise BERNATET  323 restent vivre à Saint-André-de-Cubzac où ils ont 2 enfants :

Marthe SAVINEAU ou SAVIGNEAU  161 rencontre Pierre GUIBERT  160  , qui est devenu journalier, et se marient le 14 novembre 1767 à Saint-André-de-Cubzac. Ils ont pour fils Thomas GUIBERT  80  , qui naît dans ce village le 21 juillet 1783.

 

Mais Pierre et Marthe ne restent pas longtemps à Saint-André. En effet, la famille déménage quelques temps après à Vérac, à 10 kilomètres à l'est de Saint-André-de-Cubzac, où vivent déjà plusieurs autres familles GUIBERT, sans doute des cousins. C'est là qu'en grandissant, Thomas devient cultivateur.

 

Pour remonter plus loin...

Pour les décès de Pierre GUIBERT et Marthe SAVIGNEAU, il n'y a rien dans les registres de Vérac entre 1783 et 1810, ni de St-André-de-Cubzac entre 1794 et 1810 (registres de 1783 à 1794 pas en ligne).

 

Vérac
Vérac - Eglise St-Cibard

 

Ses parents sont malheureusement déjà décédés quand, le 10 mai 1810 à Vérac, Thomas épouse Marie BOUCHER  81  (née le 6 novembre 1784 à Périssac), fille de Pierre BOUCHER  162  et de Marie CAPET  163 .

Pour remonter plus loin...

Trouver le mariage de Pierre BOUCHER et Marie CAPET avant 1784. Mais où ? Ce n'est pas à Périssac, ni à Vérac, ni à Cadillac-en-Fronsadais.

A noter qu'un certain Pierre GUIBERT est à cette époque l'un des plus importants constructeurs de bateaux de Bordeaux. Son fils aussi prénommé Pierre prendra la succession à sa mort. Les ateliers sont implantés sur le quai de Paludate, et sont le lieu de naissance des meilleurs navires d'Europe, sur une période allant de 1774 à 1842. Cette dynastie d'armateurs n'a à priori aucun rapport avec nos ancêtres...

 

Villegouge
Villegouge - La rue principale

 

Thomas GUIBERT  80  et Marie BOUCHER  81 sont installés au village de La Brie, à Vérac. Là, ils ont pour fils François GUIBERT 40 , né le 6 décembre 1817 à Vérac. Après cette naissance, la famille semble s'être installée à Villegouge, où Thomas est aussi terrassier.

Mais le malheur va s'abattre sur la famille. En effet, la jeune maman Marie décède à 41 ans seulement, le 4 février 1826 à Villegouge, au lieu de Favol.

Cinq ans plus tard, Thomas est emmené à l'Hôtel-Dieu de Bordeaux (2ème section), sans doute suite à une grave maladie ; il décède à 48 ans le 11 avril 1831. Cet Hôtel-Dieu bordelais, fondé au XIVème siècle, a été reconstruit 3 ans auparavant, en 1829, sous le nom d'Hôpital Saint-André.

 

Hôpital St André
L'hôpital St-André au XIXème siècle

 

Le pauvre François devient donc orphelin à 14 ans. Ne sachant pas écrire, il décide de quitter Vérac, et part à 30 kilomètres de là pour apprendre le métier de tonnelier dans la commune de Comps (située entre Bourg et Blaye, en Gironde).

( suite )

Villegouge
Comps et Gauriac

 

Branche MAGNEIN - SABOUREAU

Carte Bordeaux-CompsPour cette branche, nous commençons par Jean SABOUREAU  166 , qui doit être né autour de 1773. Cet ancêtre et son épouse Jeanne DUFAUT  167 (née vers 1780) vivent dans le village de Gauriac, tout près de Comps, situé sur la rive droite de l'estuaire de la Gironde.

Jean SABOUREAU a la particularité de ne pas être vigneron, mais marin. Faisait-il partie de ces artisans du commerce triangulaire, qui allaient chercher des esclaves en Afrique pour les vendre en Amérique, avant de revenir en France ? Où bien était-il un simple marin au long cours acheminant diverses marchandises, dont bien sûr le vin, mais aussi le sucre, le cacao, le café et le coton, tout autour du globe ?

Je n'ai aujourd'hui aucune précision à ce sujet. Mais il faut cependant ne pas oublier que Bordeaux était le deuxième port négrier français après Nantes au XVIIIème siècle.

 

La signature de Jean SABOUREAU : Signature Pierre Monnereau

 

Pour remonter plus loin...

Chercher l'acte de mariage de Jean SABOURAU et Jeanne DUFAUT, avant 1803, à Gauriac. Mais rien en ligne avant 1803 (an XII) à Gauriac et rien en consultation aux AD après 1781.

Villegouge
Port de la ville de Bordeaux (Archives municipales de Bordeaux, côte FI_4_B_800)

 

Jean SABOUREAU  166 et Jeanne DUFAUT  167 ont pour fille Marie SABOURAU  83 , qui voit le jour le 5 février 1803 à Gauriac. On remarque que le marin sait signer l'acte de naissance de sa fille, ce qui indique qu'il a reçu une certaine éducation.

Dans le village voisin de Comps, vivent Jean MAGNEN  164 et Magdeleine SOU  165 . Le couple s'est marié à Gauriac le 23 avril 1785. Les parents du marié sont Pierre MAGNEIN  328 et Anne AUDUTEAU  329 ; les parents de la mariée sont Jean SOU  330 et Catherine ROUX  331 .

 

La signature de Jean MAGNEN père (164) : Signature Pierre Monnereau

 

Jean MAGNEIN  164 est tonnelier dans ce village. Le couple met au monde un fils aussi prénommé Jean MAGNEIN  82 , le 5 pluviôse an VII (24 janvier 1799). Celui-ci apprendra et exercera plus tard le métier de son père. Et comme son père, il apprend à lire et à écrire.

 

La signature de Jean MAGNEIN fils (82) : Signature Jean Magnein

 

 

C'est certainement lors d'une fête de village que Marie SABOURAU  83 rencontre ce jeune homme du village voisin, Jean MAGNEIN  82 . Les deux jeunes tourtereaux finiront par se marier, le 12 janvier 1822, à Bayon-sur-Gironde. Mais c'est à Comps qu'ils viendront s'installer pour y avoir 6 enfants :

Jean SABOURAU  166 le marin disparaît 5 ans jour pour jour après le mariage de sa fille Marie, le 12 janvier 1827, dans son domicile à Bayon-sur-Gironde, à l'âge de 54 ans. Le chagrin causé par cette disparition a peut-être joué un rôle dans le fait que l'enfant qu'elle portait ce jour-là soit mort-né un mois plus tard.

Pour remonter plus loin...

A Gauriac, trouver le mariage de Jean MAGNEN et Magdeleine SOU, le 23 avril 1785 (rien en consultation aux AD pour Gauriac après 1781, et pas en ligne).

Pour un généanaute, les parents de Jean MAGNEN seraient Pierre MAGNEN et Anne AUDUTEAU ; pour un autre généanaute, il serait né le 6 janvier 1747 à Gauriac, et ses parents seraient Gervais MAGNIN et Marie MORIN. J'aurais tendance à privilégier le premier, car il semble avoir trouvé l'acte de mariage de Jean MAGNEN et Magdeleine SOU, où les noms des parents doivent être cités.

Hôpital St André
Comps, l'Eglise Saint Sulpice

 

Nous retrouvons ici notre François GUIBERT  40 , qui apprend le métier de tonnelier à Comps, et qui fait la connaissance d'autres gens du métier, comme Jean MAGNEIN  82 . C'est peut-être même avec lui qu'il se forme aux techniques de la fabrication des tonneaux. François rencontre également la fille de Jean, Marguerite MAGNEN  41 ...

 

Vous devinez la suite ! Le 2 février 1846, notre François GUIBERT  40 épouse Marguerite MAGNEN  41 à Comps. A 28 ans, il est majeur mais ses parents, tous deux décédés, ne verront pas son mariage. Le couple s'installe d'abord au village de Berthou, à Comps. Outre la tonnellerie, François cultive aussi la vigne. Le couple a 2 fils :

 

Plus tard, c'est-à-dire entre 1860 (année de naissance de Jules) et 1886 (mariage du dit Jules), la famille déménagera au village des Lamberts, toujours à Comps, où elle a pour voisin François FAURE, un capitaine au long cours, et Jean Auguste COUTEAU qui est pépiniériste. C'est là, dans sa maison des Lamberts, que François décède le 31 octobre 1894, à presque 77 ans.

Pour remonter plus loin...

Je ne trouve pas les décès de Jean MAGNEIN ni de Marie SABOUREAU à Comps dans les tables décennales jusqu'en 1902 et ils ne peuvent pas être morts après. Ils sont donc décédés ailleurs, me dit Lapalisse ! Mais où donc ? Ca, il ne me le dit pas ! A Gauriac, j'ai trouvé dans les TD un Jean MAGNEN décédé le 6 juillet 1893, et une Marie SABOUREAU décédée le 27 janvier 1901 (registres pas en ligne).

Je n'ai pas non plus le décès de Marguerite MAGNEN, après 1902, à Comps (registres et tables décennales pas en ligne). Elle peut être née après, elle par contre.

 

Suite de l'histoire : Vers Jean "Jules" GUIBERT.