Généalogie de la famille DUCOS - PONTET

La famille du côté d' Amiet DUCOS

Les origines des ROSSIGNOL

 

 

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Carte Bordeaux-ListracGirondeLe patronyme ROSSIGNOL est certainement issu d'un surnom que l'on a donné un jour à une personne qui sifflait aussi parfaitement que l'oiseau. Ce surnom lui est resté et s'est transmis à ses enfants ("c'est le fils du rossignol !") jusqu'à se fixer durablement chez ses descendants ("c'est le fils Rossignol.").

Ce nom ROSSIGNOL peut aussi être attribué à un individu qui habite un lieu nommé Le Rossignol. Il est très courant dans toute la France, surtout en Auvergne et en Bourgogne, mais aussi dans une moindre mesure dans le Médoc.

 

C'est pourtant là, entre Listrac et Moulis, dans ce Médoc qui est notre localité de prédilection, que nous découvrons ces familles au début du XVIIIème siècle. L'étendue de ces 2 villages est de 8 000 hectares, dont seulement 1 000 hectares de vignes à cette période-là.

Le reste, outre les habitations, est couvert par des forêts de pins maritimes, de bois de chênes et de fougères, des prairies, des jardins et des champs d'autres cultures. Car le paysan n'est pas que viticulteur, il est aussi sylviculteur, éleveur, chasseur, pêcheur, un peu tout cela à la fois ! Le bon sens du campagnard lui interdit de mettre tous ses oeufs dans le même panier...

De ce fait, nos chers Listracais et Moulissois cultivent la vigne, évidemment, mais élèvent également des vaches, des moutons, des chèvres, et des animaux de basse-cour. Ils vont chercher les cèpes, qui poussent dans le secret à l'ombre humide des chênes, cultivent des céréales, vont chasser en novembre la grive, l'alouette et le chevreuil, et pêchent des aloses et des pibales dans l'estuaire de la Gironde. La vie des paysans n'est certes pas facile, à la merci des caprices de la météo et des maladies de la vigne, mais elle est diversifiée et permet de véritables valeurs de partage, de convivialité et de festins lors des fêtes de village, un bon verre de vin à la main.

 

Listrac et Moulis
Listrac et Moulis (Gironde)

 

Tout d'abord, nous avons Guillaume ou Guilhem ROSSIGNOL  576 qui épouse Marguerite HOSTEINS  577  en juillet 1710. Ils vivent au village des Lamberts à Listrac et ont 3 enfants :

 

 

Jean ROSSIGNOL  288  devient laboureur, brassier et bouvier. Ce métier consiste à entretenir et soigner les bœufs, et à les conduire lors des travaux agricoles, comme les charrois (transports en attelage) et les labours.

Pour remonter plus loin...

Ici, il faut tout retrouver à Listrac : l'acte de mariage de Guillaume ROSSIGNOL et Marguerite HOSTEINS en juillet 1710, et si possible leur naissance. Il faut aussi trouver les actes de naissance des 3 enfants dont Jean ROSSIGNOL 288 vers 1717, ainsi que son mariage le 21 février 1735 à Moulis.

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Branche POUJEAUX

De leur côté, Jean POUJEAUX  578  et sa femme Jeanne DEJEAN  579  vivent eux à Moulix (ancien nom de Moulis), commune voisine de Listrac.

Il est probable que cette branche soit issue du lieu même de Moulis, car la commune regroupe entre autres 2 lieux-dits appelés Grand-Poujeaux et Petit-Poujeaux. En occitant, "pujo" (qui vient du latin "podium") signifie "colline", "hauteur", "montagne arrondie", et pour cause : le Grand-Poujeaux est le point culminant du village ! Le nom de famille est sans aucun doute tiré de l'un de ces lieux-dits.

Vers 1715 (je n'ai pas encore la date exacte), Jean POUJEAUX  578  et son épouse ont une fille qu'ils nomment Marie POUJEAUX  289  (décédée le 10 décembre 1775).

Pour remonter plus loin...

A Moulis, il faut trouver la naissance de Marie POUJEAUX vers 1715 sans doute, et si possible le mariage de ses parents Jean POUJEAUX et Jeanne DEJEAN. Je n'ai pas non plus son acte de décès, du 10 décembre 1775, car je n'en connais pas le lieu. De toutes façons, il n'y a rien en ligne dans cette commune avant la Révolution.

Moulis-en-Médoc
Moulis-en-Médoc - Photo satellite

 

Un beau jour, le laboureur Jean ROSSIGNOL  288   rencontre Marie POUJEAU  289 , sans doute à l'occasion d'une fête de village, et les affinités entre les deux jeunes gens sont telles qu'ils se marient le 21 février 1735 à Moulis, lieu d'origine de la mariée. Le jeune couple s’installe d'abord à Bouqueyran, où ils sont valets chez M. BISTON. "Valets" signifie ici qu'ils travaillent les terres et les vignes de ce propriétaire moulissois. Puis ils vont vivre au village de Barreau qui est alors une annexe de la paroisse de Moulis. Ils auront en tout 4 enfants :

Guillaume ROSSIGNOL  144 devient vigneron journalier, c'est-à-dire qu'il est payé à la journée et que chaque matin, il doit chercher du travail chez les différents propriétaires des alentours pour avoir de quoi le faire vivre, lui et sa famille.

Jean ROSSIGNOL  288  a 45 ans quand il décède à Barreau, le 16 septembre 1762.

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Pour remonter plus loin...

J'ai trouvé des frères et soeurs de Guillaume ROSSIGNOL 144 dans ce registre de Moulis, entre 1737 et 1747, mais me suis arrêté à la page 132. Reprendre à partir de là et avancer pour en trouver d'autres. Rien en ligne à Moulis avant 1737, à part entre 1694 et 1969.

 

Branche FOURTHON

Nous avons déjà une branche FOURTHON qui se rattachait à la famille DUCOS, que vous pouvez retrouver en cliquant ici. Nous en découvrons ici une seconde, bien que peu d'information ne me soit encore parvenu.

Nous savons que Michel FOURTHON  580 et son épouse Marie CAZEAUX  581 ont un fils prénommé Antoine FOURTHON  290 . Je n'ai encore aucun lieu ni aucune date, car ces données proviennent de l'acte de mariage d'Antoine, très avare en détails !

Non loin de ce couple, vivent Jean VIALARD  582 et sa femme Jeanne HUGON  583 , ainsi que leur fille, Jeanne VIALARD   291 , sans doute à Avensan.

Pour remonter plus loin...

Gros flou artistique. Misons au départ à Avensan. Il faut chercher la naissance d'Antoine FOURTHON vers 1723 ou avant, et le mariage de ses parents Michel FOURTHON et Marie CAZEAUX. Si je ne trouve rien, il faut voir à Listrac (d'où viennent nos autres FOURTHON), sinon Moulis, Castelnau, Arcins,... bref dans les communes alentours.

Faire de même avec la naissance de Jeanne VIALARD, née vers 1725 ou avant, et le mariage de ses parents Jean VIALARD et Jeanne HUGON.

Les registres des Archives Départementales 33 pour Avensan ne commencent malheureusement qu'en 1737.

La rencontre entre les deux jeunes gens débouche sur un mariage qui a lieu justement à Avensan : Antoine FOURTHON  290 épouse Jeanne VIALARD   291 le 15 janvier 1743. Mais il faudra attendre aux environs de 1752 pour que naîsse une petite fille du nom de Marie FOURTHON  145 .

Pour remonter plus loin...

Je ne trouve pas le mariage de Antoine FOURTHON et Jeanne VIALARD le 15 janvier 1743 à Avensan. Il y en a bien un dans le registre à cette date-là, mais ce n'est pas le leur. Je ne me souviens plus où j'ai trouvé cette date, mais soit elle est fausse, soit ils se sont mariés ailleurs...

Il faut trouver la naissance de Marie FOURTHON vers 1752, sans doute à Avensan, ainsi que son mariage à Moulis le 10 décembre 1775 avec Guillaume ROSSIGNOL (je n'ai que leurs filançailles !).

Pour sa naissance, j'ai cherché à Avensan de 1750 à 1754 sans rien trouver. Essayer peut-être à Moulis (pas en ligne) ?

Il faudra aussi trouver le décès de Guillaume ROSSIGNOL, je ne sais pas quand ni où ! On est bien barré... En tout cas après 1816 (vivant au mariage de son fils), mais pas à Moulis, ni à Listrac, ni à Avensan.

Moulis-en-Médoc
Moulis-en-Médoc - L'église Saint Saturnin (Dessin : Yves Courtioux)

 

 

Guillaume ROSSIGNOL  144 et Marie FOURTHON  145 ont donc grandi tous les deux entre Avensan et Moulis, peut-être en voisins... Ce qui devait arriver arriva, et après les fiançailles célébrées le 21 octobre 1775, les deux amoureux se marient le 2 décembre de la même année dans l'église Saint Saturnin de Moulis.

La noce se déroule cependant sans le père du marié, Jean ROSSIGNOL  288 , disparu le 16 septembre 1762 à Listrac, et sans la mère de la mariée, Jeanne VIALARD   291 , également décédée avant le mariage mais à une date que je n'ai pas encore. Par contre, selon l'acte de fiançailles, les deux parents encore vivants habitent tous deux (mais pas ensemble bien sûr !) dans la paroisse de Moulis.

Guillaume  144  et Marie  145  s'installent à Bouqueyran, le village le plus à l'ouest de la commune de Moulis, que traverse le "grand chemin" qui va de Bordeaux à Lesparre (aujourd'hui la route départementale D1215). L'ancien nom de ce village était "Becoyran" (bien prononcer le "y" : bé-co-ï-ran). Guillaume et Marie ont 7 petits siffleurs :

Pour remonter plus loin...

Les tables décennales de Moulis donnent le décès d'un Guillaume ROSSIGNOL au 18 avril 1807, mais le registre n'est pas en ligne...

Marie FOURTHON  145 décède à 61 ans le 30 décembre 1813 à Bouqueyran. Elle n'aura pas vu le mariage de ses deux fils Saturnin et Jean...

Moulis-en-Médoc
Moulis-en-Médoc - Château Moulis

 

Carte Bordeaux-ListracJean ROSSIGNOL  72  s’installe près de chez ses parents à Bouqueyran, commune de Moulis. Il y travaille en tant que vigneron.

En 1857, Napoléon III instaure la "Médaille de Sainte-Hélène", qui récompense les 405 000 soldats encore vivants à cette date, qui ont combattu aux côtés de Napoléon Ier pendant les guerres de 1792-1815. Parmi eux, Jean Lanty ROSSIGNOL, soldat au 43ème régiment de ligne pendant la période du 1er novembre 1808 jusqu’en 1814, vit à Listrac. Avec ce régiment, il part d'abord en Espagne et participe aux batailles de Medina de Iosece, Bilbao et Durango (1808), Santeter et Ronda (1809), à la prise de Ronda, Pampelune et Aspiro (1810), à la défense de Ronda, Villa-Nova-del-Duque et Osuna (1811). En 1812, il est à Olora, et en 1813, à Vitoria, il participe à la bataille de la Bidassoa. Malgré un immense courage face aux armées alliées, l'armée napoléonienne est forcée de se replier vers Sainte-Barbe, Nivelle puis Bayonne. Ceux qui étaient partis en Russie reculent devant l'armée du Tsar, et son régiment est appelé à porter renfort en Allemagne (1813) : Jean Lanty combat et remporte des victoires à Lützen et Bautzen, mais la faiblesse de sa cavalerie le conduit à une série d'échecs à Kulm, Leipzig et Hanau. La Grande armée doit battre en retraite jusqu'au Rhin, mais les alliés sont aussi épuisés et ne peuvent pas poursuivre l'Empereur en France. En 1814, le régiment repart en Espagne avec la bataille d'Orthez contre les armées anglaises et portugaises, qui est une défaite, et la bataille de Toulouse que l'armée finit par laisser aux Anglais. La même année, pendant la campagne de France, les soldats de Napoléon tentent d'arrêter l'invasion de la France par les Coalisés (Autriche, Russie, Prusse, Suède et Angleterre), mais sans succès : les alliés entrent dans Paris le 31 mars 1814, Napoléon abdique le 6 avril, et Jean Lanty rentre chez lui.

Il y a aussi Saturnin ROSSIGNOL, soldat au 31ème régiment de ligne en 1814, qui est aussi Listracais.

On n’a pas encore la preuve irréfutable que ces deux Rossignol soient ceux cités ci-dessus, mais tout laisse à penser qu'avant leurs mariages, ils étaient bien des "grognards" de Napoléon.

On peut voir ci-contre la tenue réglementaire des soldats d'Infanterie de ligne dans la période 1808 à 1812.

Pour remonter plus loin...

C'est sur le site des Médaillés de Sainte-Hélène, que l'on retrouve ces 2 personnages, sans malheureusement plus de précisions. Les listes ont été réalisées d'après les AD de la Gironde, sur les documents de la côte 1 M 973 à 980, qui ne sont pas en ligne. Il faudra aller aux AD pour en savoir davantage.

Mais gardons à l'esprit que les médaillés de Sainte Hélène ne répertorient que les soldats encore vivants en 1857, et non tous les soldats ayant combattu avec Napoléon. Le site de Généanet met en ligne une liste des soldats napoléoniens, qui n'est certes pas complète, mais qui en répertorie près de 500 000. Je ne retrouve pas Jean Lanty, ni Saturnin. Il y a un Thomas ROSSIGNOL, matricule 1956, fils d'Arnaud ROSSIGNOL et de Marie LOUBANEY, né le 19 mars 1782 à Hourtin, qui a servi au 12ème Régiment d'Infanterie de ligne ; il ne s'agit pas d'un ancêtre à nous.

Le site d'Ancestramil donne les soldats du 1er Empire 1800-1815 par régiment : on ne les trouve pas non plus.

Ce site de la BNF recense les 16 000 militaires français faits prisonniers de guerre ou hospitalisés ou morts en Russie, en Pologne ou en Allemagne, dans des listes publiées en 1825. Il y a 2 Pierre ROSSIGNOL : un qui est né à Morillon en Gironde (p.4) dans la liste de ceux qui sont décédés dans les hôpitaux d'Allemagne, l'autre dont on n'a aucune information (p.41).

( suite )

 

Branche SAUTS

La famille SAUTS, ou SAUX (voire même SAUTUE), est aussi une vieille famille de Listrac. Avec la façon d’écrire de l’époque, les S majuscules ressemblent très finement aux F, ce qui fait que la dynastie SAUX a même donné une branche FAUX !

 

A Listrac, Pierre SAUTS  292 , né vers 1722, est le fils de Pierre SAUTS  584  et de Suzanne GRAMOND  585 . Comme beaucoup de ses amis et voisins, il est brassier, c'est-à-dire un ouvrier agricole qui travaille de ses bras, et qui est payé à la journée. Mais il est aussi tisserand.

Le 28 octobre 1752, il épouse Anne ROBERT  293  , qui est la fille de Jean ROBERT  586  et de Thoinette ou Antoinette CASTAING  587  .

Pour remonter plus loin...

A Listrac, il faut trouver la naissance de Pierre SAUTS vers 1732, et le mariage de ses parents Pierre SAUTS et Suzanne GRAMOND pour remonter.

Faire de même avec la naissance de Anne ROBERT vers 1735, et le mariage de ses parents.

Pierre SAUTS  292 et Anne ROBERT  293  s’installent d'abord au village de Taudinat, puis à celui de Baudan, les deux à Listrac.

Ils ont 6 enfants tous nés à Taudinat :

Pierre SAUTS  292 a environ 56 ans quand il meurt le 21 février 1778 dans sa maison à Taudinat.

 

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Branche RAYMOND

La famille RAYMOND, qui va bientôt s’apparenter avec les SAUTS, est aussi une famille de viticulteurs très bien implantée à Listrac. Ils sont peut-être apparentés aux RAYMOND qui se lieront plus tard aux JUFORGUES (voir Les origines des RAYMOND) mais rien n'est encore prouvé.

Pierre RAYMOND  294 , brassier natif et habitant du village de Lamberts à Listrac, est le fils de Raymond de RAYMOND  588  et de Jeanne MOUNIE  589 . Le 29 avril 1758, il épouse Marie PREVOT  295 , native du lieu de Devidas où vivaient ses parents Valentin PREVOT  590  et Jeanne FOURTHON  591 ; mais ces derniers étant décédés avant son mariage, Marie PREVOT  295 s'était installée au village de Bernones, également à Listrac.

Pour remonter plus loin...

Il faut trouver la naissance de Pierre RAYMOND à Listrac vers 1738, et le mariage de ses parents. Je n'ai pas non plus son acte de décès (après 1786, le mariage de sa fille).

Faire de même avec Marie PREVOT vers 1740. Je n'ai pas non plus son acte de décès (avant 1786, le mariage de sa fille).

Une fois mariés, Pierre RAYMOND  294  et Marie PREVOT  295  élisent domicile au village de Lamberts, où ils ont pour fille Jeanne RAMOND  147 .

Pour remonter plus loin...

Je n'ai pas la naissance de Jeanne RAYMOND, entre 1758 (mariage de ses parents) et 1768 à Listrac.

Le vigneron Mathieu SAUTS  146  épouse alors Jeanne RAYMOND  147  le 2 septembre 1786, et rapidement le couple s’installe d'abord à Baudan, puis au village de Taudinat à Listrac. Ils ont 3 enfants :

 

Un point étonnant : à la naissance d' Anne SAUTS  73 , c'est sa soeur aînée, l'autre Anne Sauts, déjà majeure, qui est témoin sur l'acte ! Si l'aînée était déjà majeure en 1796, c'est qu'elle avait au moins 21 ans, et donc qu'elle serait née avant 1775... soit au moins 11 ans avant le mariage de ses parents ! Or la soeur Anne (ne vois-tu rien venir ?) née en 1787 avait 9 ans seulement en 1796. Il doit donc y en avoir une autre née bien avant...

Les parents de sa mère Jeanne RAYMOND  147 étant mariés en 1758, celle-ci a dû naître peu de temps après, admettons en 1759 au plus tôt. Elle aurait donc eu sa fille aînée en 1775 à l'âge de 16 ans, ce qui est très possible. Je n'ai pas les actes pour valider ma thèse, mais avec ces dates-là, je ne dois pas être très loin de la vérité.

 

Le peut-être ancien soldat de Napoléon Jean ROSSIGNOL  72 devient cultivateur, et épouse Anne SAUTS  73  le 23 janvier 1816, à Listrac. Dans un premier temps, ils s'installent à Bouqueyran, commune de Moulis, où leur naît un fils, Pierre ROSSIGNOL  36  , le 30 septembre 1824 (sous Louis XVIII). Puis la famille déménage pour s’installer définitivement au lieu de Cantegrit à Listrac. Arrivé à l'âge d'homme, le fils Pierre devient lui aussi vigneron. Jean ROSSIGNOL  72 meurt dans son domicile de Cantegrit le 4 août 1864 à l'âge de 77 ans, et Anne SAUTS  73  décèdera au même âge le 17 octobre 1873.

 

Le 11 septembre 1846, Pierre ROSSIGNOL  36  , qui est cultivateur et charretier, épouse Catherine FLOUX  37  , qui est occasionnellement marchande, à Listrac. Auparavant, ils avaient passé un contrat de mariage chez Me Louis BONNET, notaire à Listrac, le 6 juin 1846. Ils s’installent d’abord à Taudinat (Listrac) où naissent leurs 2 premiers enfants, puis reviennent finalement à Cantegric (Listrac), dans la maison d'enfance de Pierre, sans doute après la mort de son papa. C'est là que naissent les 3 derniers enfants :

Des 5 enfants, seuls les deux derniers, Saturnin ROSSIGNOL et Catherine ROSSIGNOL la jeune, savent lire et écrire, ainsi que les beaux-frères Saturnin FAUX et Désiré NIVAUD.

 

Vigne
Vigne en automne - Photo : Isabelle DUCOS

 

Pierre ROSSIGNOL  36  (le père) et Catherine FLOUX  37  (la mère) possèdent des biens dans plusieurs villages de Listrac : 5 pièces de vigne à Baudan, 5 autres à Cantegric, une pièce de vigne terre et lande (forêt de pins) à Bernones et une pièce de lande à Craste-Cypène. Ils possèdent de plus à Cantegric une pièce de vigne supplémentaire avec un jardin au nord (appelée "Les Onze"), et un terrain de 30 m² attenant à la maison occupée par Catherine, l'aînée des enfants et son mari, sur lequel existe un hangar servant de cuvier. Ces biens de Cantegric étaient la possession de Catherine FLOUX  37 (mère), hérités en propre de ses parents. Les autres ont été acquis par le couple.

Le 29 novembre 1886, les parents font une donation devant notaire pour partager de leur vivant leurs biens entre les 5 enfants. L'ensemble des immeubles donnés est estimé à 6000 Francs de valeur vénale, et à 200 Francs de revenus annuels par le notaire. Mais les parents donnent aussi leurs dettes qui s'élèvent à 6605,10 Francs ! Comme l'ensemble des biens, ce passif sera partagé par cinquièmes entre tous les enfants. Les lots sont alors tirés au sort.

Par cette donation, les parents reçoivent de leurs enfants une rente annuelle viagère qui comprend 285 litres de vin provenant des vignes données (eh oui, il faut bien vivre !), 570 litres de piquette, mille sarments, cent bourrées de chêne, et 400 Francs d'argent. Ils conservent aussi la jouissance du jardin des Onze, jusqu'à la mort du dernier survivant. Pierre décède à presque 76 ans le 25 août 1900, et Catherine à 81 ans le 24 juin 1902, tous deux à Cantegric.

 

Suite de l'histoire : Vers Pierre "Louis" ROSSIGNOL.