Généalogie de la famille DUCOS - PONTET

La famille du côté de Marcelle GUIBERT

Les origines des PONS - CAREL

Arbres : Général - Guibert
Cartes : Le Nord-Aveyron

 

 

Vous êtes ici   :   Les origines des PONS     Pierre "Julien" PONS     Joséphine PONS     Marcelle GUIBERT     Mon père     Moi

Aveyron

PONS est l'un des noms de baptême les plus répandus dans le Midi à l'époque médiévale. Il vient du latin Pontius. Saint-Pons fut martyrisé à Cimiez (colline de Nice) au IIIème siècle, et ses supposées reliques furent quelques siècles plus tard transportées dans la cathédrale de Saint-Pons, près de Béziers. La forme PONCE, en Roussillon, est surtout d'origine castillane.

 

Nos PONS à nous sont, eux, originaires de l' Aveyron.

 

 

 

 

Rodelle (Aveyron)
Bozouls, Rodelle, Muret, Saint-Félix-de-Lunel, Estaing, Gabriac... (Aveyron)

 

Notre famille PONS est originaire de Muret, aujourd'hui Muret-le-Château, dans le département de l’Aveyron, à environ 20 km au nord de Rodez. Sous l' Ancien Régime, le château de Muret était le lieu de résidence du Seigneur de Muret, dominant le village bâti en contrebas. Le commerce y est florissant, notamment avec des produits comme les céréales, les animaux, les peaux, etc... A partir de la Révolution Française, ce sont les évêques de Rodez qui sont propriétaires du château.

 

Rodelle (Aveyron)
Muret-le-Château (Aveyron) - Vue générale

Branche PONS - LALA

C’est dans ce village de Muret que vivent les deux familles PONS et LALA. Le brassier Jean LALA  178  et son épouse Jeanne COUSSAUNE  179  donnent naissance à 5 enfants :

 

On trouve le décès d'un Jean LALA le 14 décembre 1780 à l'âge de 70 ans, ce qui pourrait correspondre à notre ancêtre 178 , mais il n'y a aucune certitude à ce jour car pas de filiation sur l'acte.

Pour remonter plus loin...

Il faut trouver le mariage de Jean LALA et de Jeanne COUSSAUNE, avant 1739, à Muret-le-Château, et peut-être leurs naissances. Mais les Archives Départementales de l'Aveyron n'offre des archives en ligne de Muret-le-Château qu'à partir de la Révolution.

De son côté, le futur époux de Marianne, Amans PONS  88 , est né vers 1739. Amans est un prénom répandu en Aveyron, car au Vème siècle, c'est Saint-Amans qui a évangélisé les habitants du Rouergue (nom de l'ancienne province qui couvre l'actuel département de l'Aveyron).

Pour remonter plus loin...

Trouver aussi la naissance de Amans PONS, vers 1739, sans doute à Rodelle. Dans son acte de mariage, on lit "Amans pons de rodelle", ce qui sous-entend qu'il vient de là et qu'il y est né. Mais je ne trouve rien sur lui dans les registres de ce village. Il faut dire que les registres sont séparés par lieux-dits (Vereyrettes, Fijaguet, Saint-Julien-de-Rodelle, Bezonnes et Sainte-Eulalie-du-Causse), et que certains sont très lacunaires. Je n'ai pas de précision sur le lieu-dit d'où il pourrait être originaire, mais de toutes façons j'ai tout passé en revue, et rien nulle part...

On peut élargir la piste Rodelle en cherchant de 1700 à 1750. Si ça ne donne rien, essayer de voir les communes alentours, comme Muret-le-Château.

On ne connait pas les parents d'Amans car leurs noms sont absents de ses actes de mariage et de décès. Ce qu'on sait, c'est qu'il exerce la profession de maçon à Muret. Il a aussi 3 frères (Bernard, Pierre et François) qui sont témoins à son mariage avec Marianne LALA  89 , ainsi que François LALA, sans doute un cousin de Marianne. Ce mariage a lieu le 19 novembre 1770.

 

 

Amans PONS  88 et Marianne LALA  89 ont 9 enfants, tous nés à Muret :

Amans PONS  88 décède le 22 août 1819 à Muret à l'âge de 80 ans.

Pour remonter plus loin...

Chercher les naissances de ces 8 enfants (sauf Pierre PONS 44) à Muret-le-Château, de 1771 à 1788, et le mariage d'Amans PONS et Marianne LALA, quand les registres de la commune seront en ligne sur le site des AD de l'Aveyron.

Son fils Pierre PONS  44 devient d’abord tisserand. Puis il s’installe dans le village de Bezonne, commune de Rodelle en Aveyron, où il devient cultivateur, non loin de Muret. Le nom Rodelle vient de Ruthenula, qui signifie « petit Rodez ». Ce village est perché sur un rocher calcaire abritant de nombreuses grottes, au bord du causse de Lanhac, et traversé par le Dourdou.

Rodelle (Aveyron)
Rodelle (Aveyron) - Photo satellite

 

C’est donc là, à Rodelle, que Pierre PONS  44 rencontre Thérèse CROS (née le 26 mars 1799), originaire des Moulinets hauts à Rodelle. Pierre a 33 ans quand il épouse Thérèse à Rodelle le 2 février 1824. Ils s’installent ensemble au village des Moulinets hauts. Malheureusement, Thérèse y décède le 12 décembre 1832, à seulement 33 ans.

Pour remonter plus loin...

Selon le site Rouergue-Généalogie, on apprend que 2 ans après ce drame, Pierre trouvera une nouvelle compagne en la personne de Marianne COSTES, une cultivatrice originaire de Gervais-de-Fijaguat, et qu'ils établissent un contrat de mariage le 29 juin 1834 à Rodelle (côte 3E16120, pas en ligne aux AD12). Par contre, pas de trace du mariage lui même. Cette "seconde épouse" n'est même pas mentionnée dans l'acte du prochain mariage de Pierre, alors que sa première femme est citée. De plus, sur son acte de décès, il est bien écrit que Marie Jeanne ISSALY était sa seconde épouse, et non la troisième... Cette union, si elle est réelle, ne semble donc pas s'être concrétisée par un mariage.

( suite )

 

Rodelle (Aveyron)
Saint-Félix-de-Lunel, Golinhac, Le Nayrac, Estaing, Espalion... (Aveyron)

 

Branche ISSALY - PRATS

Dans la paroisse de St-Félix-de-Lunel, à près de 33 km au nord de Rodez, vit la famille ISSALI. Cette commune est dotée de riches terres agricoles. Dès la fin du XIIIème siècle, les moines de l'abbaye de Conques ont permis leur exploitation, et se servaient du château de Lunel comme grenier à blé de l'abbaye.

 

 

C'est donc à St-Félix-de-Lunel, dans un petit village nommé La Roulhade ou Rouillade, que vit Jean (Jacques) ISSALY 1440 . Il est né vers 1645, et épouse vers 1668 Jeanne CARMARANS 1441 qui a à peine 20 ans. Ils ont ensemble 8 enfants :

Jean (Jacques) ISSALY 1440 meurt chez lui à La Rouillade, peut-être en 1722 à près de 60 ans. Je ne sais rien sur le décès de son épouse Jeanne CARMARANS 1441 .

Pour remonter plus loin...

La naissance de Jean Jacques ISSALY, si elle est à St-Félix, ne pourra pas être trouvée, car s'il existe un registre de 1605 à 1614, le suivant ne commence qu'en 1659. Son mariage vers 1668 ne s'y trouve pas non plus.

La naissance de l'aînée des enfants, Catherine ISSALY, doit se trouver dans un registre manquant sur les AD Aveyron, couvrant la période de 1676 à 1680.

Je n'ai pas non plus trouvé la naissance de Pierre ISSALY le 10 septembre 1684 à St-Félix. Cette date a été trouvée chez ce généanaute. Un autre a trouvé le décès de Jean Jacques ISSALY en 1722 à St-Félix, mais c'est un baptême qui s'y trouve, dont le parrain est bien Jean Jacques ISSALY de la Rouillade. Il est donc mort plus tard, mais je ne l'ai pas trouvé...

Anne CAMARANDE, la marraine de Jean ISSALY 720, est originaire de Golinhac. Antoinette CARMARAND, marraine de Antoine ISSALY, vient, elle, de Villecomtal. Pistes à explorer pour remonter plus loin les CARMARANS.

 

 

Leur fils Jean ISSALY 720 devient paysan comme tous les garçons de la famille. A 27 ans, il trouve l'amour en la personne de Jeanne COSTES 721 (née vers 1682), et l'épouse le 20 février 1702 à Villecomtal. Le jeune couple s'installe aussi à La Rouillade, à côté des parents du jeune homme, où naissent leurs 6 premiers enfants. Puis vers 1712, ils s'installent au village des Fabreguettes. Leurs 10 enfants sont donc :

 

Une autre famille aveyronnaise va nous intéresser ici, il s'agit de la famille PRATS. Pour ce qui est de l'orthographe du patronyme, on a tantôt PRATS, tantôt PRAT sans le "S".

Louis PRATS 722 est né aux alentours de 1653, dans la paroisse d' Estaing. Il est bourgeois dans ce village, où ses fréquentations sont toutes d'un rang social plus élevé que la moyenne. C'est d'ailleurs à Estaing qu'à 25 ans, il épouse une jeune fille certainement très bien élevée, le 11 janvier 1678 : la demoiselle, nommée Jacqueline de BOUGES, est née le 24 novembre 1661 à Villefranche-de-Rouergue. Ils ont seulement eu le temps d'avoir un fils, Valentin Joseph PRAT, qui naît le 18 mars 1690 à Le Nayrac et qui deviendra avocat. Car la jolie Jacqueline meurt trop tôt entre 1700 et 1703, laissant son jeune époux en pleine tristesse...

Louis PRATS 722 rencontre alors une autre jeune fille native de Le Nayrac, Jeanne CABROULIER 723 . Elle est née dans cette paroisse voisine vers 1685. Sans doute a-t-elle su trouver les mots pour le consoler, car les voilà bientôt mariés dans cette période entre 1700 et 1703 à Le Nayrac. Il a alors environ 47 ans, et elle seulement entre 15 et 18 ! Le couple s'installe donc à Le Nayrac, dans le lieu dit Bancarel, pour élever leurs 4 filles :

Louis PRATS 722 décède le 8 avril 1741 à Le Nayrac, à l'âge d'environ 88 ans. Sa seconde épouse Jeanne CABROULIER 723 lui survit une dizaine d'années, avant de mourir à son tour à 66 ans le 14 mai 1751.

 

Pour remonter plus loin...

A Estaing, les registres remontent jusqu'en 1638 ! De quoi se régaler... J'ai cherché la naissance de Louis PRATS vers 1653, je ne l'ai pas trouvée. Mais il s'agit du registre de Vinnac, lieu dit d'Estaing : il n'est peut-être pas né dans ce lieu-dit précisément... En bon notable qui se respecte, il doit être du bourg d'Estaing, dont on n'a pas le registre pour cette période. Par contre j'y ai trouvé la naissance de Anthoinette PRADE, fille de Anthoine PRAT du Dayrac et de Jeanne ANGLASSE DAUSSARISSCH (?) paroisse de Capuisouier (?) le 17 janvier 1643. Une branche cousine ?

Concernant Jacqueline DE BOUGES, j'ai trouvé un acte daté du 24 novembre 1661 à Villefranche-de-Rouergue, sur les indication de cette généanaute. Mais à part "de Bouges", je n'arrive à rien déchiffrer sur cet acte. Je ne sais même pas si c'est le bon !

A Le Nayrac, on trouve des registres jusqu'en 1611, mais avec un énorme trou entre 1656 et 1737... On ne pourra pas y trouver la naissance des 3 soeurs, ni le mariage de leurs parents.

Attention à Louis PRATS : il est bien décédé en 1741, mais un autre Louis PRAT est cité comme parrain de Anne Louis ISSALY en 1750. Celui-ci est avocat à Estaing.

Je n'ai pas trouvé le décès de Jeanne CABROULIER le 14 mai 1751 à Le Nayrac, ni à Estaing. Cette date a été trouvée chez ce généanaute.

 

Notre Antoine ISSALY 360 devenu grand devient "paysan", comme il est dit dans l'acte de mariage de son fils Louis, c'est-à-dire laboureur. Le 9 mars 1734, à Le Nayrac, il épouse Dorothée PRATS 361 , qui est devenue une jeune et belle cultivatrice. Le jeune couple s'installe au village des Fabreguettes à St-Félix-de-Lunel, puis à La Rouillade à partir de 1740 ou 1744, puis de nouveau aux Fabreguettes à partir de 1752. Ils ont 8 enfants :

Pour remonter plus loin...

Cette généanaute a trouvé le mariage de Antoine ISSALY et Dorothée PRATS, le 9 mars 1734 à Le Nayrac, et même leur contrat de mariage retenu chez Me PRATS à Espalion (côte 3E7426). J'ai cherché cet acte sur les actes notariés du site, dont j'ai retrouvé la côte, mais rien sur ce mariage...

Chercher aussi la naissance de Dorothée PRATS vers 1710 à Estaing (Bancarel-le Nayrac), pas trouvé... puis le mariage de Louis PRATS et Jeanne CABROULIÉ, avant 1710, sans doute à Estaing ou Le Nayrac. Registres en ligne à partir de 1737.

En remontant, chercher les frères et soeurs d'Antoine ISSALY à St-Félix , et le mariage de Jean ISSALY et Jeanne COSTES, tel que la généanaute l'a trouvé.

Enfin, chercher la naissance de Marguerite CARRIER, avant 1766, à St-Amans, ou bien Golinhac ; puis le mariage de ses parents Antoine CARRIER et Magdelaine CASANS un peu avant.

 

Antoine ISSALY 360 et sa famille quitte son village de La Rouillade, pour s'installer dans celui des Fabreguettes, situé non loin de là et toujours à St-Félix-de-Lunel. Ce changement de domicile s'accompagne d'un changement de profession car Antoine devient marchand. Il est très probable que le commerce qu'il tient, et dont j'ignore encore tout, lui sert également de domicile. Mais Antoine meurt dans ce domicile le 11 mars 1775, alors âgé de 70 ans. Dorothée PRATS 361 lui survit 25 ans, et quitte ce monde le 13 novembre 1800 également aux Fabreguettes ; elle avait 90 ans.

 

Le 27 mai 1783, son fils Louis ISSALY 180 , qui est garçon travailleur, épouse Marguerite CARRIER ou CARRIÉ (avec un accent) 181 à Golinhac, en Aveyron. La jeune fille a pour parents Antoine CARRIER 362 et Magdelaine CASANS 363 , qui vient au village de Canines, dans la paroisse de Saint-Amans, où ils se sont mariés. Malheureusement pour elle, son papa est déjà décédé au moment de son mariage.

 

Louis ISSALY 180 et Marguerite CARRIER 181 ont un enfant, Jean ISSALY 90 , né le 15 mai 1801 au mas haut de Mousset, commune de Mouret. Très vite, la petite famille s'installe au lieu-dit Champ Grand, commune de St-Félix-de-Lunel, où en grandissant Jean devient cultivateur. Il sait aussi signer son nom, ce qu'il fera plus tard sur son acte de mariage.

 

 

La signature de Jean ISSALY : Signature Jean Issaly
Pour remonter plus loin...

Sur l'acte de mariage de Jean ISSALY 90, il est dit né à Champ-Grand, commune de St-Félix de Lunel, fils de Marguerite CARRIER (son père étant mort en 1812, dixit l'acte, qui ne cite pas son prénom). Or, pas de naissance de l'intéressé dans les registres de St-Félix. Par contre, on trouve la naissance d'un Jean ISSALY à Mouret, fils de Louis ISSALY et Marguerite CARRIER. Et à Villecomtal, on a bien le décès d'un Louis ISSALY en 1812 : son prénom colle bien avec l'acte de naissance de Jean, même si sur l'acte de décès le nom de son épouse n'est pas précisé. Sans en avoir la preuve irréfutable, j'ai de très forts soupçons qu'il s'agisse bien du même individu, notre Sosa 90.

Le père, Louis ISSALI 180 , est décédé le 3 mai 1812 à Villecomtal, âgé de 70 ans.

( suite )

Rodelle (Aveyron)
Le Nayrac (Aveyron)

Branche BENAZET - POUGET

Dans le village de Le Nayrac (à 25 km au nord-est de St-Félix-de-Lunel), puis celui d' Estaing (à 8 km au sud le Le Nayrac), vit un autre couple : Joseph BENAZET ou BENEZECH 182 (né vers 1750) qui est cultivateur, et son épouse Cécile POUJET (ou POUGET) 183 .

Pour remonter plus loin...

Je ne trouve pas la commune où ils se sont mariés, je ne trouve rien dans la base de données BaseAveyron ni à Le Nayrac, ni à Estaing. Essayer à Golinhac ?

Pour ce Généanaute, Cécile POUGET aurait eu 69 ans en 1834, lors du mariage de sa fille Cécile, et habitait au village de Campagnac.

 

Joseph BENAZET et Cécile POUGET ont au moins 5 enfants :

Pour remonter plus loin...

Je ne sais plus où j'avais trouvé cette Marie Jeanne Sophie BENAZET née en 1785, car je n'ai pas l'acte de naissance. J'ai par contre trouvé celui de Marie Sophie née en 1800, et tout semble dire qu'il s'agit bien de notre Sosa 91.

Maintenant, j'ai un doute : notre ancêtre Marie Sophie BENAZET est née le 11 février 1800, et sa soeur Cécile BENEZECH est née le 15 septembre 1800... Si ça reste possible (Cécile peut être née à 7 mois sur un retour de couche), ça reste à bien vérifier.

 

Notez qu'on prononce le "T" final dans le partonyme BENAZET, ce qui a provoqué la confusion, au fil du temps, avec BENEZECH où la dernière syllabe se prononce "ZEK". Mais il est très difficile aujourd'hui de déterminer lequel des deux était le nom originel...

Joseph BENEZECH 182 devient propriétaire dans le village de Campagnac, situé dans la commune d'Espeyrac. C'est là qu'il décède le 19 décembre 1831, âgé de 81 ans.

 

Jean ISSALY 90 épouse Marie Jeanne Sophie BENAZET 91  le 15 juillet 1819, et vivent à St-Félix-de-Lunel au lieu dit Champ Grand. Ils ont d'abord un fils, Jean ISSALY, né le 24 août 1820. Sur son acte de naissance, le nom de sa mère est écrit " Soffie" !

Douze ans plus tard, ils ont une fille qu’ils nomment des 2 premiers prénoms de sa mère, Marie Jeanne ISSALY  45  ; elle naît le 20 octobre 1832, soit 2 mois avant le décès de Thérèse CROS...

Pourquoi cette remarque, me demanderez-vous ? Parce que Pierre PONS  44  , alors veuf de Thérèse CROS, se marie en secondes noces avec Marie Jeanne ISSALY  45 le 3 juillet 1852, à St-Félix-de-Lunel. Il a à ce moment-là 61 ans, et elle 19 ! Les tourtereaux s’installent dans la demeure de Pierre aux Moulinets hauts. Marie Jeanne, qui avait déjà les 2 premiers prénoms de sa mère, semble vouloir se faire appeler par le 3ème, Sophie !

Pour remonter plus loin...

Il faut trouver les décès de Jean ISSALY et Marie-Jeanne BENAZET, après 1852. Voir les AD12 . Rien à St-Félix de Lunel ni à Villecomtal.

 

Le 21 avril 1853 naît leur fils, qu’ils appelleront aussi Pierre PONS 22 . Le père et le fils avaient certainement un prénom usuel différent chacun, mais cette information n'est malheureusement pas parvenue jusqu'à nous.

On constate par contre que le sort s’acharne sur la famille : Marie Jeanne, dite Sophie ISSALY  45  , décède à seulement 24 ans le 3 décembre 1856, chez sa sœur Marie qui est chapelière à Villecomtal.

C’est à 89 ans que Pierre PONS 44 décède dans sa propriété des Moulinets, le 8 décembre 1880.

 

 

( suite )

Rodelle (Aveyron)
Villecomtal (Aveyron) - Vue générale

Branche BESSIERE

Cette branche est le fruit du travail de Claude BARRET sur Généalogie-Aveyron, que je remercie. Les noms, lieux et dates sont encore à vérifier.

Jean BESSIERE 2952 est né à Coudournac de Bozouls au milieu du XVIIème siècle. Sa date de naissance exacte n'est pas encore connue. Son père s'appelle également Jean BESSIERE 5904 mais le nom de sa mère est incompréhensible !

Il est à noter qu'un Jean BESSIERE figure au registre des bagnards, entre 1675 et 1700, dans les villages de La Fouillade la Loubière en Aveyron. Condamné à vie, on ne sait pour quel motif, au Parlement de Toulouse, il part au bagne par la chaîne de Bordeaux (ou de Guyenne), convoi de 39 hommes conduit par le Sieur BIDEGAIN, à un rythme infernal de 25 km à pied par jour, la suite du trajet étant faite par bateau sur le Canal du Midi, puis depuis Sète par la mer jusqu'à Marseille. il y arrive le 18 mai 1682, avec le numéro matricule 5137. De là, les galères doivent l'emmener...

Pour remonter plus loin...

Il serait alors né vers 1622 puisqu'on le décrit comme ayant 60 ans, de taille moyenne et de poil grison. Ce pauvre Jean doit endurer les blessures, le froid de l'hiver, la mauvaise nourriture et l'épuisement. Il meurt un an et demi après son arrivée, à l'hôpital des forçats, le 19 novembre 1683. Si on n'a pas la preuve, aujourd'hui, que ce Jean BESSIERE fait partie de notre famille, on peut cependant dire que si c'est bien le cas, il est notre sosa 5904.

 

Jean BESSIERE 2952 se marie avec Fauste RICARD 2953 , et a 3 enfants :

 

Jean BESSIERE 1476 épouse Anne POUJOL 1477 le 4 mars 1680 à Espalion. Jean et Anne auront eux aussi 3 enfants :

Anne POUJOL 1477 décède le 16 novembre 1685 à Coudournac de Bozouls, quelques jours seulement avant la mort de son dernier fils... Jean BESSIERE 1476 lui survit pendant 38 ans, puis meurt et est enterré à Rignac, le 1er janvier de l'an 1723, âgé d'une soixantaine d'années.

Pour remonter plus loin...

Il faut trouver le mariage de Jean BESSIERE et Anne POUJOL, le 4 mars 1680 à Espalion. Puis la naissance de ce Jean BESSIERE, vers 1663 à Bozouls. De là, retrouver le mariage de ses parents Jean BESSIERE et Fauste RICARD.

A Espalion toujours, voir si on peut retrouver la naissance d'Anne PUJOL, vers 1662 ou avant, et le mariage de ses parents.

 

Jean BESSIERE 738 devient laboureur et brassier. Le 14 janvier 1703, à Barriac (Bozouls), il épouse Isabeau TARAYRE 739 (née vers 1682 et décédée à 45 ans le 3 novembre 1727 à Coudournac). Isabeau est la fille de Jean TARAYRE 1478 et de Catherine BONNATERRE 1479 (les parents mariés le 8 juin 1680 à St Geniez d'Olt). Jean BESSIERE 738 et Isabeau TARAYRE 739 battent des records en faisant 13 enfants :

Pour remonter plus loin...

A trouver la naissance de Jean BESSIERRE le 5 avril 1683 à Gabriac, et son mariage avec Isabeau TARAYRE le 14 janvier 1703 à Bozouls.

De là, chercher la naissance d'Isabeau TARAYRE vers 1682, soit à Bozouls (où elle s'est mariée), soit à St-Geniez-d'Olt (où sont mariés ses parents). Puis trouver le mariage des parents Jean TARAYRE et Catherine BONNATERRE, le 8 juin 1680 à St-Geniez-d'Olt.

Trouver enfin le décès d'Isabeau TARAYRE, le 3 novembre 1727 à Bozouls. Je n'ai pas la date de celui de son mari Jean BESSIERE.

Branche CAREL - SAHUGUET

Pour cette branche, on remonte à la fin du XVIIème siècle, toujours dans la province du Rouergue, aujourd'hui le département de l' Aveyron. Jean CAREL 736 naît aux alentours de 1650, dans le petit village de Gabriac, à environ 6 kilomètres à l'est de Bozouls. Il y exerce la très importante profession de forgeron.

L'Encyclopédie de DIDEROT et D'ALEMBERT donne une étrange définition du forgeron : "on ne donne guère ce nom qu’aux Serruriers, Taillandiers, Couteliers, & quelques autres ouvriers qui travaillent le fer à la forge & au marteau". En réalité, le forgeron est une personne importante du village, puisqu'il est aussi très souvent maréchal ferrant. C'est lui qui forge le fer pour lui donner la forme du fer à cheval, indispensable pour les travaux ruraux dans lesquels l'animal est souvent sollicité. Le morceau de fer initial, nommé "loppin", est chauffé à blanc dans la forge, puis est placé sur la table de l'enclume avec des tenailles. Là, il faut être deux. L'apprenti frappe le loppin avec un marteau pour l'allonger et l'élargir ; en alternance de chaque coup, le ferretier ne frappe que sur l'épaisseur du fer. Ces coups qui se succèdent sans interruption permettent de donner au loppin la forme finale désirée.

 

Forge1     Forge2
Forge, planche IVème et Vème, Tome IV de l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, 1765 - Source : ENCCR de l'Encyclopédie

 

Jean CAREL 736 rencontre une jeune fille du village, Marie VIDAL 737 , qui doit être née aux environs de 1660. Ils tombent amoureux, et se marient vers 1680 à Gabriac. Toutes ces dates approximatives ne peuvent être qu'estimées puisque les registres ne remontent pas aussi loin.

Les jeunes mariés font 4 enfants, tous nés à Gabriac :

Ne vous étonnez pas si les noms de famille diffèrent selon les enfants : il s'agit des retranscriptions faites par les prêtres à leurs baptêmes, avec des orthographes phonétiques et approximatives.

Pour remonter plus loin...

Chercher le mariage de Jean CAREL et de Marguerite VIDAL, avant 1681. Pas trouvé à Gabriac avant 1681, année de naissance de leur 1er enfant. Ils sont mariés ailleurs, ou bien dans un registre d'une autre paroisse de Gabriac, ou d'ailleurs.

Quant à Jean CAREL 736 , il décède le 6 novembre 1698 à Gabriac. Selon ce Généanaute, il serait mort à l'âge de 48 ans. Cet âge reste encore à vérifier (source : CGA GBK12) en trouvant son acte de naissance. Il est vrai que le métier de forgeron est extrêmement éprouvant pour l'homme du point de vue physique, mais son décès, survenu quand même un peu jeune, est sans doute dû à une maladie ou un accident.

 

Pendant toute son enfance, Jean CAREL 368 voit son papa travailler à la forge, et à mesure qu'il grandit, il s'intéresse de plus en plus au métier de forgeron. Il n'a que 12 ans quand disparaît son père, et pour poursuivre son oeuvre, il décide d'exercer le même métier que lui.

C'est à un âge avancé que Jean CAREL 368 rencontre Catherine BESSIERE 369 qui vit aussi à Gabriac. Ils se marient le 5 juillet 1729 : il a alors 43 ans, et elle 22 ! Le couple aura 4 enfants nés à Gabriac :

Jean CAREL 368 meurt à l'âge de 74 ans, le 26 mai 1761 à Gabriac. Catherine BESSIERE 369 a le même âge que son mari quand elle décède le 16 août 1782 au même endroit.

Pour remonter plus loin...

Il faut la naissance de Catherine BESSIERE le 19 juin 1707 à Gabriac, puis le mariage de Jean CAREL avec Marie SAHUGUET le 9 février 1762 à Gabriac.

Un généanaute a trouvé : Catherine BESSIERE serait née vers 1708. Ces données sont encore à vérifier, aux archives en ligne de l'Aveyron.

De son côté, le site Base-Aveyron donne la naissance de Jean CAREL le 2 novembre 1692, fils de Jean CAREL et de Marguerite VIDAL (Registre n° gab 2/2E07 5508/10154800).

( suite )

De leur côté, Joseph SAHUGUET 370 et Marianne ou Marie Anne CAUSSE 371 se marient le 22 février 1729 et vivent aussi à Gabriac. Ils y auront 6 enfants :

 

Ce mariage n'est autre que celui de notre Jean CAREL 184 et de Marie SAHUGUET 185 , qui a lieu dans ce village le 9 février 1762, à l'église de Banes. Jean exerce la profession de maréchal ferrant et de forgeron. Ils deviennent les heureux parents de 6 bouts de chou :

Marie SAHUGUET 185 décède à Gabriac le 24 janvier 1807 à l'âge de 80 ans et Jean CAREL 184 le 26 mars 1815 au même endroit. Il avait 83 ans.

Pour remonter plus loin...

Il faut trouver le mariage de Joseph SAHUGUET avec Marianne CAUSSE le 22 février 1729 à Gabriac. Puis la naissance de leur fille Marie SAHUGUET le 24 janvier 1733 à Gabriac, et son décès le 24 janvier 1807 à Gabriac. Enfin le décès de Jean CAREL le 26 mars 1815 à Gabriac.

Rodelle (Aveyron)
Bozouls (Aveyron) - Vue générale

Mais c’est à Bozouls, toujours en Aveyron, à 10 km à l'est de Rodelle, que vivent Bernard CAREL  92  (né vers 1762-1766 selon les sources) et sa femme Marianne AYGALENQ  93 (née vers 1769), plus précisément au village de Gillorgues, où ils sont tous deux cultivateurs. Bernard , qui est alors marchand d'après son acte de mariage, mais je ne sais pas de quoi, et Marianne s'y sont mariés le 7 mai 1791, en pleine Révolution Française. Lui a de l’instruction, car il sait signer les actes d’état civil.

 

La signature de Bernard CAREL : Signature Bernard Carel

 

 

 

Marianne AYGALENQ  93 est la fille du cultivateur Antoine AYGALIAC  186 et de Rose ROUS  187 , couple dont je ne connaît pas la provenance, car sur l'acte de mariage de Marianne où est indiquée cette information, le papier est malheureusement déchiré.

 

 

Pour remonter plus loin...

Mais j'ai trouvé des AYGALENQ à Le Nayrac pendant la Révolution, et avant cette période j'en ai trouvé d'autres à Estaing. Peut-être une piste...

 

Après leur mariage, Bernard CAREL  92 et Marianne AYGALENQ  93 font 8 enfants à Gillorgues :

Marianne n'a que 48 ans quand elle trouve la mort, chez elle à Gillorgues, le 5 mai 1818. Je ne connais malheureusement pas la cause de ce décès. Trois ans plus tard, le 15 août 1821, Bernard se trouve au village de La Viguerie, à Bozouls, chez son ami Antoine BURGUIEU qui tient le bistrot de la ville. C'est à 3 heures du matin qu'il décède dans la maison du cabaretier, à l'âge de 57 ans. Son frère Jean est présent ; Antoine et lui iront déclarer le décès à la mairie de Bozouls.

 

( suite )

Pour remonter plus loin...

Concernant Bernard CAREL, il faut sa naissance le 6 mars 1764 à Gabriac.

Pour Marianne AYGALENQ, on peut peut-être retrouver sa naissance à Bozouls vers 1773 ou avant.

Branche SOUIRY - BEZOMBES

La famille SOUIRY vient ici rejoindre cette grande saga aveyronnaise. L'orthographe du patronyme varie beaucoup suivant les actes : on trouve écrit SOUIRY, SOUYRI ou encore SOUYRY.

On a tout d'abord François SOUIRY 188 , cultivateur, et sa femme Marguerite FAU 189 qui vivent à Biounac, un lieu-dit de la commune d' Espalion. Ce petit village est situé à une petite vingtaine de kilomètres à l'est de Maymac, commune de Rodelle.

Ce couple a un fils, prénommé Jean "François" SOUYRY 94  (né le 26 mars 1771 à Biounac). François le fils devient cultivateur. Il travaille d'abord comme domestique chez un bourgeois de Crespiac, un village de Bozouls. Mais il vient aussi travailler la terre du côté de Rodelle, car il rencontre la jolie Catherine BEZOMBES  95 , fille du travailleur Joseph BEZOMBES  190 et de Catherine FERRIERE  191 . La famille BEZOMBES vit, elle, à Maymac, où Catherine BEZOMBES  95 est née le 14 septembre 1780.

François SOUYRY 94 a 19 ans quand son père disparait le 13 septembre 1790 chez lui à Biounac. Par contre, il a 38 ans quand il épouse Catherine BEZOMBES  95 le 12 juillet 1809 à Rodelle, et après leur union, ils s'installent dans le petit village de Maymac.

 

La signature de François SOUYRY : Signature François SOUYRY

 

 

 

C'est là que naîtra Jeanne Victoire SOUIRY  47 le 29 juin 1816. Cette pauvre petite ne connaîtra sa mère que jusqu'à l'âge de 2 ans, car Catherine BEZOMBES décèdera le 31 octobre 1818 à 38 ans dans la maison de son père Joseph.

Le malheureux veuf François élèvera sa fille jusqu'à son propre décès, le 12 septembre 1842, à l'âge de 71 ans, à Maymac.

 

 

 

Rodelle (Aveyron)
Rodelle (Aveyron)

 

Le 11 mai 1842, à Rodelle, Amans CAREL 46  épouse Jeanne Victoire SOUIRY  47 en présence de leurs parents et amis. Ils avaient auparavant passé un contrat de mariage devant un notaire de Rodelle le 25 février 1842.

Amans CAREL  46  et Victoire SOUIRY 47 ont 10 enfants tous nés à Rodelle, au lieu de Maymac où ils sont désormais installés :

Pour remonter plus loin...

Les registres de Rodelle ne portent pas l'acte de naissance de Thérèze CAREL vers 1851. Si elle est bien morte à Rodelle, elle est certainement née dans une commune voisine... Mais laquelle ?

Jeanne Victoire  47 décède à Maymac le 15 juillet 1882 à 66 ans. Neuf ans plus tard, c'est Amans CAREL  46 qui disparaît le 19 février 1890, à 83 ans, suivi le lendemain par le décès de sa fille Jeanne Dorothée CAREL 23 .

 

 

N.B. Certaines données de cette page sont issues des bases de données du site Cercle généalogique du Rouergue, alimentées par des bénévoles passionnés que je tiens ici à remercier.

 

Suite de l'histoire : Vers Pierre "Julien" PONS et Jeanne "Dorothée" CAREL.