Généalogie de la famille DUCOS - PONTET

La famille du côté d' Amiet DUCOS

Les origines des BERNADA - LAMORERE

Arbres : Général - Flous
Cartes : Médoc - Autour de Listrac

 

 

Vous êtes ici   :   Les origines des BERNADA     Les origines des FLOUS     Les origines des ROSSIGNOL     Pierre "Louis" ROSSIGNOL     Louise ROSSIGNOL     Pierre "Amiet" DUCOS     Mon père     Moi

 

Branche BERNADA

Carte Bordeaux-ListracGirondeLa famille BERNADA habite Moulis, au hameau du Mayne qui s’appelait à l’époque le Mayne de Bernada, et qui regroupe la demeure du propriétaire et les masures du personnel. Tout près de là est construite l’ « Oustau neu », ce qui signifie la " maison neuve " en patois, au début du XVIIème siècle.

 

Maître Louÿs BERNADA  1194  , né vers 1629, y vit et en est le propriétaire. Il est avocat à la cour souveraine du Parlement de Bordeaux. Cette cour de justice est la 4ème de France par rang d'ancienneté (derrière Paris et Toulouse, à égalité avec Grenoble) : fondée en 1462 par le roi Louis XI, elle existera jusqu'à la Révolution française en 1790. Cette cour rend la justice au nom du roi, et son ressort s'étend sur l'ensemble de la Guyenne (Bordeaux, Libourne, Bazas, Casteljaloux, Nérac, Agen, Condom, Mont-de-Marsan, Dax), du Limousin (Limoges), du Périgord (Périgueux, Sarlat), et de la Saintonge (Saintes, St-Jean-d'Angély).

Côté vie privée, on se rend compte que Louÿs est plutôt un chaud lapin... En effet, il a d'abord une enfant bâtarde avec sa servante, Françoise CASTAIGNET : la petite Jeanne BERNADA naît le 4 mars 1663 à Moulis. Puis avec Jeanne LANGLOIS, une autre jeune femme d’Avensan, il a une deuxième fille naturelle, Catherine BERNADA, née le 3 avril 1676.

 

 

Pour remonter plus loin...

Je ne sais pas jusqu'où remontent les archives à la mairie de Moulis (1694 aux AD33, et en plus pas en ligne), mais si possible il faudrait trouver cet acte de naissance de Louÿs BERNADA de 1629 ou environ ! Les naissances de ses filles sont certainement plus faciles à trouver (4 mars 1663, 3 avril 1676, 2 mai 1677, et vers 1680).

Son acte de mariage avec Jeanne de MOUCHERON, avant 1677, serait aussi très intéressant à trouver.

Une Catherine BERNADA, épouse de François RIBEROL, est décédée à Avensan le 30 mars 1754 à 70 ans (voir ce registre, p. 195). Cela la fait naître vers 1684. Est-ce le deuxième fille naturelle de Maître Louÿs ?

Grand amoureux des femmes, l’avocat épouse sur le tard, à moins qu’il ne soit veuf, Jeanne de MOUCHERON  1195  , qui est peut-être noble. De ce mariage, il a 2 filles :

Louÿs BERNADA décède le 27 mars 1706 à Moulis à l’âge de 77 ans, chez lui à l’Oustau neu.

 

Branche LAMORERE

GirondeLe 28 novembre 1714, sa seconde fille (légitime) Anne BERNADA  597  épouse Sieur Pierre LAMORERE  596 . Avant de rencontrer la belle Anne, ce bourgeois habitait dans le quartier St-Eloi de Bordeaux. Mais il est en fait originaire de Hagetmau en Chalosse dans les Landes.

 

 

 

 

 

 

 

Bordeaux -La Grosse Cloche
Bordeaux - Quartier de St-Eloi, la Grosse Cloche
Pour remonter plus loin...

La branche LAMORERE vient des Landes : il faudrait trouver la naissance de Pierre LAMORERE à Hagetmau, vers 1694. Mais les archives en ligne ne commencent qu'en 1697...

Par contre, j'ai trouvé à Hagetmau plusieurs actes entre 1697 et 1706, dans lesquels figurent un certain nombre de LAMORERE : un Pierre de LAMOURERE est avocat, un autre est marchand (décédé le 29 mai 1705), un autre est "controlleur", qui sait parfaitement signer son nom. Ce dernier est d'ailleurs cité dans beaucoup d'actes de cette période, en tant que témoin ou simple personne présente, car il est un des rares à savoir signer. Sur certains de ces actes, on lit que les bans de mariage ont été contrôlés par M. de LAMOURERE. Ce Pierre doit donc contrôler que les bans de mariage ne soient pas suivis d'opposition ou d'empêchement, pour le compte du prêtre de l'église. Un Estienne de LAMORERE est aussi marchand. Mais un de ces personnages est-il le père de notre Pierre LAMORERE 596 ? Une autre enquête en cours...

A Hagetmau, on trouve aussi un couple, Jean de LAMORERE (dit Girot) et Guironce de St-CRICQ, qui ont plusieurs enfants de 1699 à 1705. Cette famille-là est une autre piste possible.

Rien d'aussi ancien sur Généanet...

 

Les signatures de Pierre LAMORERE et Anne BERNADA :

Signature Pierre Lamorère   Signature Anne Bernada

 

Après son mariage, Pierre LAMORERE  596 quitte la capitale girondine pour venir s'installer à Moulis. Dans son acte de mariage, il est dit "praticien". Ce terme un peu flou peut signifier plusieurs choses. Le "Dictionnaire de l'Académie française" 4ème édition datant de 1762 indique la définition suivante : "Celui qui entend l'ordre & la manière de procéder en Justice, & qui suit le Barreau." En exemple du dictionnaire est citée la phrase : "Ce Procureur est habile Praticien". Cette citation tombe étonnamment juste... Car il est précisé sur l'acte de naissance de son fils aîné, que Pierre exerce en qualité de procureur à l'ordinaire de Castelnau.

Pour remonter plus loin...

Procureur à l'ordinaire de Castelnau. Aujourd'hui, à Castelnau-de-Médoc, il n'y a que des huissiers de justice et des avocats. Y avait-il à Castelnau au XVIIIème siècle une cour de justice, un tribunal d'instance, une cour d'appel ou de Cassation, où ses talents de procureurs pouvaient pleinement s'épanouir ? Il semble bien si l'on en croit ce rapport présenté à M. le Préfet du département de la Gironde par la Commission des monuments historiques sur ses travaux, vers 1843, où on lit : "11I. Rolx.rcl de la Morère, juge de paix à Castelnau, a bien voulu prêter à la Commission un concours dont elle saisit avec empressement cette occasion pour le remercier de nouveau,.. ".

Un index des dossiers de pensions des magistrats et des employés du ministère de la Justice indique également qu'à Castelnau (Gironde), un juge de paix se nommait Jean Baptiste Valérie ROBOREL-LAMORERE ((1814-1856) - BB/25/30 à 51/10 et 54 à 282).

Les 2 documents précédents nous confirment l'existence d'une cour de Justice à Castelnau, mais au XIXème siècle, soit plus de cent ans après l'époque de notre Pierre LAMORERE. Sans doute ses descendants ont suivi son exemple... L'appellation "juge de paix", qui désigne une justice rapide, de proximité, pour régler les procès mineurs, n'existe que depuis la Révolution Française, donc après les événements qui nous intéressent. Mais je n'ai pas trouvé de document concernant notre Pierre LAMORERE personnellement.

Par contre, cet autre document sur les élections de Bordeaux p.30 (Série C Tome IV (3ème partie) 82196, registre C. 4895) indique pour la période 1781-1783 : "Bernard-Christophe Roborel de Lamorère, secrétaire-greffier en chef de l'Université de Bordeaux".

De cette union avec Anne BERNADA  597 naissent 4 enfants, dont justement seul l’aîné survit :

Sieur Pierre LAMORERE 596  décède à Moulis le 12 mars 1735.

 

Son fils Pierre LAMORERE  298 , qui est donc bourgeois de naissance, ne se marie pas jeune comme les hommes de son âge. En effet, ce vieux garçon reste vivre avec sa mère Anne BERNADA  597 jusqu’au décès de celle-ci à 74 ans, le 21 décembre 1754 dans leur propriété de l'Oustau neu de Moulis.

( suite )

 

Branche DUCASSE

 

 

Nous sommes toujours à Moulis, lieu de vie du brassier Jacques DUCASSE  1196 et de son épouse Peyronne RIVIERE  1197 . Ce couple se marie le 25 octobre 1684 dans l'église moulissoise, et s'installe au village de Barreau, qui fait à l'époque partie de la paroisse de St-Genès-de-Meyre, annexe de Moulis (aujourd'hui, Barreau fait partie de la commune d'Avensan). 9 enfants naissent de cette union, tous à Moulis :

Fils de paysans, ce dernier devient lui aussi un modeste ouvrier agricole. Mais c'est dans le village voisin d’Avensan qu'il va trouver l'amour, en la personne de Marie BERNARD  599 . Il n'a d'ailleurs pas tout-à-fait 18 ans quand il l'épouse le 26 février 1724, dans l'église d’Avensan. Le père du jeune marié, Jacques DUCASSE  1196 , décèdera 5 ans plus tard, le 26 novembre 1729.

 

 

Mais auparavant, Jean DUCASSE  598 et Marie BERNARD  599 s'installent à Moulis, au lieu de Terrefort, puis à Barreau, paroisse de St-Genès-de-Meyre, et ont 9 enfants :

Le papa Jean DUCASSE  598 décède le 24 février 1759 à Moulis, à l'âge de presque 53 ans.

 

Moulis
Moulis-en-Médoc - L'Hôtel de Ville

 

Mais revenons à Pierre LAMORERE fils 298. Un peu avant le décès de sa mère, il fréquente déjà une jeune femme qui se nomme Marie DUCASSE  299  , qui est peut-être sa servante.

Pour remonter plus loin...

Je n'ai pas encore la preuve qu'il s'agisse bien de Marie DUCASSE née en 1733, et non celle née en 1727, car je n'ai pas encore les actes, à rechercher à Moulis. Cependant je suis certain que c'est elle, puisque son dernier enfant, Marie LAMORERE, est née en 1776. Cette année-là, Marie née en 1733 avait 43 ans (ce qui est possible), et Marie née en 1727 en aurait eu 49 (un peu tard pour avoir un enfant).

 

Par contre, on constate que Pierre LAMORERE  298 et Marie DUCASSE  299 ont d'abord 3 enfants ensemble, nés hors mariage ! Ce n’est qu’à 41 ans, le 20 juillet 1758, que Pierre régularise la situation en épousant sa fiancée. En effet, rappelez-vous, ce célibataire endurci restait vivre avec sa mère Anne BERNADA  597 jusqu'au décès de celle-ci en 1754.

Une fois l'union enfin officialisée, la jeune mariée rejoint son époux dans la demeure familiale de Moulis. Pierre rattrape alors le temps perdu et fait, en plus des 2 premières filles maintenant légitimées, 7 autres bébés à Marie, dont seulement 4 survivent :

En parcourant les registres, on s'aperçoit que sur certains actes concernant cette famille, le partonyme est parfois écrit LAMORELE ou LAMORELLE. Comment le son "r" peut-il ainsi se transformer en "l" à l'oreille du curé de Moulis quand il rédige ses actes ? La réponse est simple. Dans le Sud-Ouest, les anciens roulent les "r" avec le bout de la langue, à l'espagnole, et non de manière guturale avec le fond de la langue comme on le prononce habituellement. Ce faisant, le son peut se confondre avec le "l" qui se pronoce aussi avec le bout de la langue !

Pierre LAMORERE 298  décède à Moulis le 7 septembre 1780 à 63 ans. Mais son patronyme demeure, je ne sais pas par quel biais, en tant que nom du château Lamorère. Il faut croire que quelques individus issus de ces deux générations de LAMORERE, à Moulis, ont marqué leur lieu de vie de leur empreinte...

Moulis
Etiquette Château Lamorère 1982 - Moulis-en-Médoc

Sa veuve Marie DUCASSE  299 décèdera le 25 messidor an XII, c'est-à-dire le 14 juillet 1804, dans sa maison de l'oustau neu de Moulis à l'âge de 71 ans. Et c'est sa fille, Marie LAMORERE 149 , qui épousera Théodore FLOUS  148 le 23 janvier 1784, également à Moulis.

 

Merci à Aurélie LOUBANEY pour son coup de pouce sur la famille DUCASSE.

 

Suite de l'histoire : Vers Théodore FLOUS.