Généalogie de la famille DUCOS - PONTET

La famille du côté d'Henri PONTET

Les origines des PONTET

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Dans le temps :

Dans les branches :

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Louisa
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CAREL
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PONTET
Ma
BOUSCARRUT
Richard
JUFORGUES
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Jeantil
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Emile
JUSTE
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Charles
DUCOS
Louise
ROSSIGNOL
Charles
GUIBERT
Joséphine
PONS
René
PONTET
Lucienne
JUFORGUES
Henri
GOFFRE
Henriette
JUSTE
Amiet
DUCOS
Marcelle
GUIBERT
Henri
PONTET
Yvette
GOFFRE
Mon père Ma mère
Moi

 

 

Branche PONTET

Carte Bordeaux-SteHélèneGirondeEn patois, ou occitan, le "pontet" (en prononçant le "t" final) signifie tout simplement le "petit pont". On peut donc penser qu'à l'époque où l'emploi des noms de famille se généralise, nos ancêtres de cette branche habitaient près d'un petit pont ! Qui a dit que la généalogie était compliquée ?

Nos ancêtres PONTET viennent de Sainte-Hélène, à environ 30 kilomètres au nord-ouest de Bordeaux. Grâce à un titre datant de 1423, on sait que cette paroisse est d'abord appelée Sainte-Hélène de Saltu, car située au coeur de la Lande médoquine (Saltus signifie "forêt" en latin), puis Sainte-Hélène de la Lande. Autour du bourg situé au centre de la commune, on trouve plusieurs hameaux ou lieux-dits, disséminés parmi les pins, comme le Grand-Ludée, le Petit-Ludée, Villeneuve, Cordes, Sadouillan, la Providence, Bédillon, les Tronquats,... L'église de Sainte-Hélène semble remonter "au temps que les Anglois étoient maîtres dans la Guienne", comme écrit l'abbé BAUREIN en 1784. Celui-ci raconte que lors du creusement d'une fondation pour construire un clocher, les ouvriers ont découvert 10 ou 12 tombeaux en pierre, entassés les uns sur les autres, qui remonteraient peut-être à l'Antiquité.

L'abbé constate que le sol de la paroisse est un sable sec et aride qui exige beaucoup d'engrais, avec au-dessous un tuf, c'est-à-dire une roche poreuse calcaire, mais difficile à pénétrer. Quelques veines d'argile permettent aux habitants de bâtir leurs chaumières dans ce matériau, à défaut de pierre ! On trouve aussi de très petits lacs, appelés "lagunes". Les Sainte-Hélénois cultivent du seigle et du millet, mais généralement en quantité insuffisante pour leur permettre d'en vivre ; ils élèvent aussi des moutons et des abeilles. BAUREIN rapporte qu'une foire a lieu le 14 septembre, et durant 3 jours, où l'on peut acheter et vendre des boeufs et des chevaux. Peut-être que nos ancêtres y ont fait commerce ?

 

Dans les registres de la commune de Sainte Hélène, on découvre que Pierre PONTET et Marie POUJEAUX ont un fils qu'ils appellent Jean PONTET, et qui voit le jour en 1720.

 

 

Pour remonter plus loin...

Nous commençons la saga des PONTET par un grande incertitude : je ne sais pas si ce couple fait partie de nos ancêtres ! Ils ont donc pour fils un Jean PONTET né en 1720, et notre ancêtre PONTET le plus ancien s'appelle aussi Jean et est né vers 1720 également... Mais est-ce le même individu ? Je n'ai pas de certitude pour l'instant.

Sur GEG-GenHiLib-Base Gironde, on trouve un mariage entre un Pierre PONTET et Jeanne POUJAUX, le 1er août 1717 à Sainte Hélène, qui pourrait être le leur, si on considère une erreur sur le prénom de l'épouse.

En tout cas, ce couple a plusieurs enfants, dont :

Pour remonter plus loin...

On ne sait pas si ce Jean PONTET est bien notre ancêtre 384 ci-dessous car son acte de mariage, qui doit dater d'avant 1759, est introuvable (absent des registres de Sainte Hélène). Car le registre s'arrête en 1739, passe à 1748, puis reprend à partir de 1766 ! C'est pourtant cet acte qu'il faut trouver, pour nous donner le nom de ses parents, car il y a des Jean PONTET à la pelle dans les registres ! Si la période n'est pas en ligne, il faut aller voir sur place aux AD33 ou en mairie.

J'ai trouvé un Jean PONTET né à Sainte Hélène le 31 août 1720, fils de Jean PONTET et Marie BOUEY. Mais celui-ci est marié avec Marguerite FONTENEAU en 1744, et a eu des enfants avec elle de 1746 à 1756. Marguerite FONTENEAU ne semble pas être décédée entre 1756 et 1759, ce qui exclue le fait qu'une fois veuf, ce Jean PONTET se soit remarié avec Marie ROUX, et qu'il ait eu avec elle Pierre PONTET notre ancêtre 192 né en 1759. En d'autres termes, ce n'est vraissemblablement pas lui...

Et si notre Jean PONTET 384 est né et marié ailleurs qu'à Ste-Hélène. Mais où ? En tout cas il n'est pas marié à Salaunes ni à Arcins ni à Castelnau ni Ludon, ni Brach, ni Saumos, ni à Lacanau, ni à Carcans, ni à Arsac, ni à Avensan, ni à Moulis, entre 1754 et 1759 (j'ai aussi vérifié ces registres en ligne). Reste à vérifier dans les communes voisines, , Margaux, , , Listrac, , , , Le Porge, , Le Pian, St-Aubin qui malheureusement ne sont pas en ligne.

A St-Laurent, j'ai trouvé la naissance d'un Jean PONTET, né le 31 août 1720, fils de Jean PONTET et Marie BOUEY du lieu de Boureylon. Il y a aussi 2 naissances de Marie ROUX, l'une le 17 août 1721, fille de Pierre ROUX et de Andrée BARRAU, et l'autre le 15 septembre 1720, fille de François ROUSSE et de Jeanne RIVAUT. Peut-être une piste à creuser : chercher le mariage de Jean PONTET et Marie ROUX à Ste-Laurent entre 1740 et 1754.

ESSAYER SALAUNES !

 

Sainte-Hélène
Saint-Hélène - Photo satellite

 

 

Cependant, on sait que notre Jean PONTET  384  (laboureur né vers 1720 et décédé le 14 février 1789) et sa femme Marie ROUX  385  (décédée le 23 mars 1768) vivent au village de Ludée, commune de Sainte-Hélène. Leur fils Pierre PONTET  192  naît le 18 janvier 1759, et devient pasteur, c'est-à-dire berger, et laboureur.

Ils ont un autre fils, André PONTET, né vers 1754 et qui est gardeur à Ludée. Le 13 septembre 1788, André quitte Sainte-Hélène-de-la-Lande pour venir s'installer dans la paroisse de Benon, qui sera rattachée à celle de Saint-Laurent sous la Révolution qui arrive bientôt. Mais alors qu'il se trouve chez Pierre RAMOND, le galocher de Benon, André PONTET tombe malade. Il a 34 ans, et reçoit tous les sacrements nécessaires du curé de Benon, avant de décéder le 29 septembre 1788.

Pour remonter plus loin...

Je n'ai pas les frères et soeurs de Pierre PONTET, fils de Jean PONTET et Marie ROUX, à Ste-Hélène entre 1740 et 1768 car le registre en ligne est bien lacunaire.

J'ai trouvé une naissance d'une Marie ROUX à Salaunes, fille de Rémond ROUX et d'Andrive LATASTE le 6 novembre 1698 (Registre en ligne 1631-1702, E Dépot 3786 GG1 de Salaunes, p 101). Toujours à Salaunes, une autre Marie ROUX, fille de Pierre ROUX et de Jeanne Lestage le 29 avril 1682 (Registre en ligne 1661-1730, E Dépot 3787 GG2 de Salaunes, p 34).

Il y a aussi beaucoup de ROUX à Saumos, mais les registres ne commencent qu'en 1728, donc trop tard pour trouver une naissance de Jean PONTET...

Sainte-Hélène
Sainte-Hélène - Place du Marché

 

( suite )

 

Branche CARMANAC

Carte Bordeaux-BrachLa famille CARMANAC vit dans le village de Brach, une paroisse assez récente puisqu'elle est le résultat d'un démembrement de la paroisse de Listrac-Médoc. Autrefois, le quartier de Brach, qui se trouvait assez éloigné de l'église de Listrac, possédait une chapelle, au nom de Saint-Saturnin, considérée comme une annexe de l'église de Listrac. Par la suite, au XVIIIème siècle, le nom de l'église de Brach change pour celui de Saint-Sébastien, et un curé est nommé pour s'établir dans cette église maintenant séparée de celle de Listrac.

Le nom de Brach signifie marais, boue. Le sol est pourtant très sablonneux, mais on trouve de l'argile à peu de profondeur. C'est pourquoi au XVIIIème siècle, une fabrique située dans la lande fournit des tuiles pour les paroisses de la région. L'abbé BAUREIN regrette même que ces tuileries ne soient pas plus nombreuses, car la demande en tuiles neuves est très grande dans le Médoc. Principalement cultivateurs et éleveurs, les Brachois font production de seigle, de laines, de cire et de miel.

Le registre de Brach le plus ancien révèle le décès d'un Hélies CARMANAC, le 15 septembre 1710, âgé de 78 ans. Cette précision implique qu'il est né vers 1632, mais je n'ai pas retrouvé son acte de naissance. C'est la seule trace d'un CARMANAC de cette génération ; il pourrait être le père de notre ancêtre Arnaud CARMANAC  1544 né vers 1673 (il l'aurait eu à 41 ans), mais il n'y a aucune certitude.

 

Les CARMANAC vont très tôt se lier avec la famille DELHOMME, dont j'ai aussi trouvé des représentants plus anciens dans les registres de Brach. Le 16 février 1634, une petite fille nommée Marie DELHOMME voit le jour. Ses heureux parents sont Bernard DELHOMME et Françoise LASEGE. Mais les nombreux trous qui émaillent le registre m'empêchent de la relier avec notre ancêtre Jeanne DELHOMME  1545 , que nous allons voir plus loin. Cette Marie est de la génération précédente, soit la mère de Jeanne, soit une de ses tantes. Soit aucun rapport !

 

 

Car Jeanne DELHOMME  1545 est l'épouse d' Arnaud CARMANAC  1544 , qui lui naît vers 1673. Ce couple vit donc à Brach, où je leur ai trouvé 5 enfants. Il y en a sans doute d'autres, mais leurs naissances sont tombées dans les trous du registre ! Leurs enfants connus sont :

 

Je n'ai aucune indication sur le métier qu'exercent les CARMANAC, mais il y a fort à parier qu'ils soient tous laboureurs ou brassiers. Jeanne DELHOMME  1545 et Arnaud CARMANAC  1544 décèdent la même année à peu près au même âge de 50 ans : elle le 6 janvier 1723 et lui le 15 novembre 1723, tous les deux à Brach.

Pour remonter plus loin...

Le plus ancien registre de Brach qui va de 1614 à 1739, est plein de promesses. Malheureusement, il est très lacunaire. En réalité, les périodes existantes sont 1614-1637, puis 1692-1696, puis 1707-1718, et enfin 1720-1739. Par ce registre, je ne peux donc pas trouver :

  • la naissance d'Arnaud CARMANAC vers 1673.
  • le mariage d'Arnaud CARMANAC et Jeanne DELHOMME avant 1692.
  • la naissance de leur fille Marie CARMANAC.

Le 25 février 1716, Hélies CARMANAC  772 épouse Marie COQ  773  (née en 1690), fille de Guiraud COQ  1546  (né vers 1666 et décédé en 1736) et de Catherine GUILLEM  1547  (née en 1667 et décédée en 1729). La jeune mariée vient de la paroisse de Sainte-Hélène-de-la-Lande, précise l'acte.

Ce jour de mariage est doublement célébré dans la petite église de Brach. En effet, Anne, la soeur d' Hélies, épouse le même jour Jean le frère de Marie COQ. 4 mariés pour le prix de 2, voilà une affaire rondement menée !

 

Hélies et Marie restent vivre à Brach à proximité de leurs parents respectifs, au lieu nommé le Mayne-Bernard, et exercent la profession de laboureur. Ils ont au moins 5 enfants dans leur foyer :

Malheureusement, Marie COQ  773 décède brutalement le 19 novembre 1746, alors qu'elle n'avait que 56 ans. Son mari Hélies CARMANAC  772 trouve la mort en 1754, à l'âge de 61 ans.

Leur fils Arnaud CARMANAC  386 devient gardeur, c'est-à-dire berger, dans les pâturages alentours, ainsi que laboureur.

Pour remonter plus loin...

Si le premier registre de Brach est lacunaire, il y a aussi un gros trou entre 1748 et 1757. Un des registres est marqué comme allant de 1739 à 1792, mais en réalité il ne commence qu'en 1775.

De fait, je ne peux pas trouver le décès d'Elie CARMANAC, vers 1754 à Brach.

Pour Marie COQ, je n'aurai pas sa naissance vers 1690, et le mariage de ses parents avant 1690 et leurs décès en 1729 et 1736, à Ste-Hélène car toutes les dates tombent dans les trous du registre !

Concernant les frères et soeurs d'Arnaud CARMANAC, j'ai parcouru tout le registre de Brach pour trouver leurs naissances. Mais il y a un trou entre les années 1718 et 1720 ; si des enfants d' Elie CARMANAC et de Marie COQ sont nés dans cet intervalle, ils ne seront pas listés ici !

( suite )

 

Branche PALET

La branche PALET est originaire de Lacanau. Mais les registres n'allant pas jusque là, je n'ai pas pu trouver la naissance du laboureur Louis PALLET  1548 , né vers 1659 à Lacanau.

Quoi qu'il en soit, cette branche se lie très tôt à celle de DENIGES, patronyme qui semble se prononcer "Denigès". Dans cette branche, installée à Salaunes et qu'on remonte jusqu'au début du XVIIème siècle, il semble même, malgré l'écriture difficilement déchiffrable du prêtre, que ce soit écrit en deux mots "de Nigès".

 

 

Branche DENIGES

 

On trouve tout d'abord le mariage de Pierre DENIGES  6196 et de Marguerite LONG  6197 , le 3 février 1636. Le jeune marié est né vers 1609, originaire de Sainte-Hélène de Lalande (l'ancien nom de Sainte-Hélène). Son épouse, elle, est native de Salaunes, lieu de leur union, puis lieu de leur installation. Car c'est dans ce village que dix mois plus tard, le 23 décembre 1636, le jeune couple a un fils, Jean DENIGES  3098 . Il prend très vite le surnom de "Nonne".

 

 

Une autre famille de Salaunes, certainement même voisine des DENIGES, fait ici son apparition : il s'agit de Barthélémy AUGEY  6198 et de Françoise BRACH  6199 . Ceux-ci se marient le 26 janvier 1638 dans l'église paroissiale de Salaunes, village dont ils semblent être tous deux originaires. Cette petite famille s'agrandit le 23 novembre 1638 avec la naissance de leur fille Jeanne AUGEY  3099 .

 

 

 

 

Les deux enfants Jean DENIGES  3098 et Jeanne AUGEY  3099 grandissent non loin l'un de l'autre ; puis à l'âge de 19 ans, Jean épouse Jeanne le 23 novembre 1655, jour du 17ème anniversaire de la jeune fille. Ils s'installent non loin de leurs parents au lieu dit "Maubourguet", à Salaunes, où ils ont 3 enfants :

 

Pierre DENIGES  6196 , le grand'père de Françoise, décède le 9 août 1664 à Salaunes, à environ 55 ans. Son épouse Marguerite LONG  6197 le rejoint le 24 juin 1671, jour de la Saint-Jean.

 

Leur fils Jean "Nonne" DENIGES  3098 a 47 ans quand il quitte ce monde, le 7 décembre 1683. Après son mari, Jeanne AUGEY  3099 perdra aussi son père Barthélémy AUGEY  6198 2 ans plus tard, le 5 février 1685. Elle sera veuve pendant 10 ans avant de partir le 20 décembre 1693, à l'âge de 55 ans, également à Salaunes.

 

 

Nous retrouvons ici le Canaulais Louis PALLET  1548 ; il quitte son village natal, et c'est à Salaunes qu'il rencontre Françoise DENIGES  1549 .

Très vite, les deux amoureux se marient le 21 novembre 1679 à Salaunes et s'y installent au Maubourguet. Ils ont au moins 4 enfants :

Louis PALLET  1548 décède le 4 juin 1714 à Salaunes à l'âge de 55 ans ; vingt ans plus tard, c'est sa femme Françoise DENIGES  1549 qui disparaît au Maubourguet à près de 80 ans, le 27 mars 1734.

 

Le berger
Le berger (Illustration de Ploz, tirée du livre "Les métiers" de René Bazin, Ed. Prieur & Dubois & Cie)

 

Barthélémy PALET  774 devient pasteur et laboureur. Dans les différents actes le concernant, il est appelé tantôt Barthélémy, tantôt Thomas, tantôt Thomieu ! Il épouse en 1708 Jeanne GUITTARD  775 . Ils ont eux aussi 7 enfants tous nés à Salaunes :

 

 

Pour partager le cheminement...

Là intervient une des grosses difficultés de recherche liées à cette branche. En effet, l'acte de mariage de nos ancêtres Arnaud CARMANAC et Françoise PALET en 1747 indique que les parents de la mariée sont Barthélémy PALET et Jeanne GUITTARD. Mais en fouillant les registres de Salaunes, où vivait la famille PALET, on trouve 2 actes de naissance de Françoise PALET, l'un daté du 29 août 1710, l'autre du 10 décembre 1720.

Le problème est que dans les 2 actes de naissance, le père de Françoise PALET est Thomas ou Thomieu PALET, et non Barthélémy ! Or, on a retrouvé l'acte de naissance de Barthélémy, mais aucun acte de naissance d'un Thomas ou Thomieu...

Un indice se trouve dans l'acte de naissance du dernier enfant du couple Barthélémy PALET et Jeanne GUITTARD : Bernard PALET, né en 1726. Sur cet acte, pour le nom du père de l'enfant, le prêtre a incrit Thomas, l'a barré, et a écrit Barthélémy au-dessus. Thomas et Barthélémy sont en fait une seule et même personne ! La subtilité est que Barthélémy est son nom de baptême, et Thomas ou Thomieu son prénom usuel...

Une dernière piste semble confirmer cette hypothèse. Barthélémy a des enfants en 1713, 1717, 1719, puis plus rien jusqu'en 1726. Thomas, lui, a des enfants en 1720 et 1723. Ces 2 naissances comblent le "trou" du palmarès de Barthélémy !

Pour remonter plus loin...

Je ne trouve pas le mariage de Bartélémy PALLET avec Jeanne GUITARD en 1708, à Lacanau, ni Salaunes, ni Brach, ni Le Temple. Registres absents à Ste-Hélène, au Porge, à St-Aubin-de-Médoc, à Castelnau et à Saumos.

Barthélémy PALET  774 quitte ce monde dans sa maison, au village du Maubourguet, le 14 février 1754, à l'âge de 73 ans. Six ans après, c'est son épouse Jeanne GUITTARD  775 qui décède le 4 décembre 1760 à 79 ans.

 

Arnaud CARMANAC  386  épouse Françoise PALLET  387  le 7 février 1747 dans le village voisin de Salaunes. C'est là que le couple va s'installer, plus exactement au lieu de Maubourguet, pour donner naissance à leurs 6 enfants :

C'est à 72 ans que décède Françoise PALLET  387 , le 10 janvier 1793, dans sa maison de Maubourguet. Son époux lui survit 18 ans, avant de s'éteindre le 16 décembre 1811 à l'âge de 85 ans.

Après leurs fiançailles qui ont lieu dans l'église de Salaunes le 30 janvier 1783, Anne CARMANAC  193 épousera Pierre PONTET  192 le 18 février de la même année.

Pour remonter plus loin...

Ce Généanaute a trouvé la naissance de Jeanne CARMANAC le 21 octobre 1751 à St-Aubin-de-Médoc. Rien avant 1793 sur le site des AD33.


Faisons ici une petite pause dans notre récit, afin d'évoquer un fait divers qui s'est produit à cette époque-là à Sainte-Hélène. LINARS, le curé de cette paroisse, prend heureusement le temps de noter dans son registre l'événement qui va suivre. Il existe en ce temps beaucoup de moulins dans le Médoc ; ils servent à transformer le blé récolté dans les champs pour en faire de la farine. Le produit de cette transformation est un élément essentiel pour la fabrication du pain, ce qui permet de nourir l'ensemble de la population. Il existe évidemment un moulin à poudre à Sainte-Hélène, avec un grenier qui permet de stocker le blé et la farine produite. Or, le 10 février 1783, pendant un orage particulièrement violent, un éclair tombe sur le moulin et provoque une explosion terrible. Le prêtre rapporte que 6 hommes sont tués, et qu'il y a beaucoup de blessés. Toutes les maisons du bourg sont endommagées, les vitres de l'église, de la maison curiale et d'autres habitations sont cassées. LINARS mentionne qu'il est lui-même légèrement blessé. L'inhumation des 6 personnes est délicate, et même scabreuse, car leurs membres sont retrouvés incendiés et éparpillés dans différents champs voisins. Les malheureux se nomment Jean GRAULAU dit Lespérance, Jean DARCIS, François SENTOUT, Pierre BEAU, Mathieu DELAC et Jean SEGUIN. Les enterrements ont quand même lieu le lendemain du drame.

 

Huit jour après cet événement, le 18 février 1783, Pierre PONTET  192 épouse Anne CARMANAC  193  (née le 27 mars 1757 dans la commune de Salaunes) à Sainte-Hélène. Ils ont 10 enfants, tous nés dans le domicile familial de Ludée :

Comme Napoléon Ier mais 9 ans après, Pierre PONTET  192  meurt à Sainte-Hélène, dans sa maison le 24 mars 1830, il a alors 71 ans. Anne CARMANAC  193 , quant à elle, décèdera chez elle au village de Ludée le 23 mai 1837, à l'âge d'environ 81 ans.

 

Sainte-Hélène
Sainte-Hélène - Le bourg

Pierre PONTET  96  le fils devient laboureur comme son papa. Il se marie le 12 janvier 1830 avec la cultivatrice Marie MEYRE  97 , bien sûr à Sainte-Hélène. L'ascendance de Marie est décrite dans la page Les origines des Meyre.

 

Le jeune couple a 5 enfants :

 

Il n'a que 53 ans quand Pierre PONTET  96 décède le 12 juin 1853, chez lui à Ludée. Son épouse Marie MEYRE  97 lui survit jusqu'au 2 septembre 1874, à l'âge de 67 ans.

 


Le 3 novembre 1856, Jean Baptiste PONTET  48  épouse Marie LACOURTY  49  . Son ascendance a elle est décrite dans la page Les origines des Lacourty.

Le tisserand et son épouse ont 6 enfants tous nés à Sainte-Hélène, au village de Villeneuve où la famille s'est installée :

Malheureusement, Marie LACOURTY  49  perd la vie le 10 février 1893 à Ste-Hélène, à l'âge de 57 ans seulement. Jean Baptiste PONTET  48 et sa petite famille va alors s'installer à Saint-Aubin du Médoc, où Jean cultivera la vigne. C'est là qu'il décèdera le 10 novembre 1923, à 92 ans.

 

 

 

Suite de l'histoire : vers        Jean "Alcide" PONTET