Généalogie de la famille DUCOS - PONTET

La famille du côté d' Amiet DUCOS

Les origines des FLOUS

Arbres : Général - Flous
Cartes : St-Macaire

 

 

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Le patronyme FLOUS provient de « flou » qui signifie « fleur » en gascon. Le mot est lui-même dérivé du latin "flos" ou "floris".

Carte Bordeaux-StMacaireGirondeNotre branche des FLOUS est une famille de bourgeois, négociants en vin, habitant la ville de Saint-Macaire, à une cinquantaine de kilomètres au sud-est de Bordeaux. Remettons-nous dans le contexte de l'époque : depuis qu' Aliénor d'Aquitaine a épousé Henri II Plantagenêt, qui lui-même devient roi d'Angleterre en 1154, la Guyenne, future Aquitaine, est passée sous domination anglaise. Le roi d'Angleterre autorise la commercialisation du vin de Bordeaux sur son royaume, et Saint-Macaire se trouvant à la limite de la Guyenne anglaise, on bloque tous les vins arrivant du Languedoc par la Garonne pour les empêcher d'aller plus loin et de concurrencer les vins de Bordeaux. Les vins produits à Saint-Macaire partaient donc vers l'Angleterre exempts de toutes taxes.

Grâce à Jean sans terre en 1216, la cité devient commune libre : elle peut construire des portes, des remparts, et a le droit de s'administrer elle-même. En 1227, les villes de Saint-Macaire, La Réole, Agen, Port Sainte-Marie et le Mas-d’Agenais signent un traité d’assistance et d’entraide mutuelle. Ce traité doit garantir la liberté de circulation des marchands, et doit permettre de règler à l’amiable les éventuels litiges survenant entre eux.

Pour gérer la commune, à chaque 1er mai, 6 nouveaux jurats sont élus parmi le conseil des quarante prud’hommes. Ils doivent prêter serment de fidélité au roi, à ville de Saint-Macaire et à la commune. L'équivalent du jurat, aujourd'hui, serait le conseiller municipal. Le meilleur d’entre eux accède un jour au poste de maire.

Pour être jurat, il faut être de « bonnes vie et mœurs, bourgeois de la ville, marchand et non exerçant un travail mécanique ». Un jurat doit donc être un bourgeois, c'est-à-dire un habitant du bourg, et un marchand, dans le sens de négociant en vin. Cette règle exclue les travailleurs manuels, artisans, commerçants de détail et manœuvriers, et réserve la place seulement à une élite.

 

Saint-Macaire
Carte de Bordeaux à Saint-Macaire en suivant le cours de la Garonne - Carte d'Hyppolite Matis (1716) Source : site de la mairie de St-Macaire

 

Les FLOUS qui nous intéressent seront jurats de St-Macaire de père en fils sur plusieurs générations, presque 2 siècles, de 1537 à 1716.

 

Le plus ancien connu de la lignée se nomme Guillaume FLOUS  9472 . Il devient jurat de St-Macaire en 1537, alors que nous sommes sous le règne de François Ier. Je n'ai pas le nom de son épouse, mais avec elle, Guillaume aura 3 enfants :

Ce dernier deviendra aussi l’un des principaux marchands et bourgeois de la cité de St-Macaire. Vers 1565, Guillem épouse Peyronne de GALLETRY  4737 , née le 3 juillet 1544 à St-Macaire. Peyronne est la fille de Jaunet ou Menault de GALLETRY  9474  (décédé le 2 juin 1562) et de Ashalide de St-MAIXANT  9475 .

Pour remonter plus loin...

Je n'ai aucun acte concernant Guillaume FLOUS 9472. Les registres de St-Macaire sont pourtant en ligne jusqu'à 1540, mais ils sont à cette période très peu lisibles, et en latin !

Pour Guillaume FLOUS 4736, je ne peux pas trouver son mariage vers 1565 avec Peyronne de GALLETRY, car les registres en ligne manquent entre 1547 et 1573. Par contre on doit pouvoir trouver sa naissance vers 1545 ou avant. A chercher aussi le mariage de Jaunet ou Menaut de GALLETRY et d' Ashalide de St-MEXANT, vers 1545 également.

"Le meilleur d'entre les jurats devient maire de la ville" : chercher si un Flous a été un jour maire de St-Macaire.

Le 21 juin 1565, Guillem fait construire une maison à Saint-Macaire par Bertrand GIRAUDEAU, un maçon de Langon, à côté d’une autre maison qu’il possède déjà. Elle se situe derrière la porte de Benauge, à l’angle de la rue de l’Eglise et de la rue de l’Aulède. Guillem fournit au maçon tout le matériel et les matériaux nécessaires au chantier (échafaudage, chaux, sable, eau,…) et met à sa disposition une chambre meublée. GIRAUDEAU fournit la pierre qui provient de la carrière de Passe-Bas, au Pian-sur-Garonne. Le chantier doit durer 4 mois, et coûte à Guillaume FLOUS 180 Francs bordelais, une barrique de vin, 3 boisseaux de blé et froment, un boisseau de seigle et un quart de lard.

 
La maison des Flous de St-Macaire
La maison des Flous de St-Macaire

 

Le 13 janvier 1566, Guillem engage le maçon de Saint-Macaire Pierre LAMBERT pour un surhaussement de la façade de sa nouvelle maison sur la rue de l’Eglise. Il semble que ce qui était prévu par le premier contrat ne soit pas entièrement réalisé (soit cela a été détruit, soit GIRAUDEAU n’a pas pu honorer son contrat), ce qui peut expliquer que Guillem ait préféré changer d’entrepreneur. Cette maison est devenue aujourd’hui la « Maison de Pays », abritant le Syndicat d’Initiative de Saint-Macaire. Elle porte la date de 1565, à côté d’une gargouille qui rejette les eaux usées. Cette gargouille en saillie, que l'on aperçoit distinctement sur la photo ci-dessus, démontre qu'il valait mieux garder « le haut du pavé » si l'on voulait éviter la chute des eaux usées des éviers !

 

 

Guillem FLOUS 4736 et Peyronne de GALLETRY 4737 ont 4 enfants :

 

 

Le dernier de leurs enfants, Bernard  2368  grandit et devient lui aussi jurat en 1632. Il épouse une jeune fille issue d'une illustre famille, Contour BARITAUT  2369  le 5 juillet 1608, à St-Macaire. L'ascendance de la mariée est relatée dans Les origines des Baritault. Le couple a 9 enfants :

 

Une sœur de Bernard, on ne sait pas encore laquelle, se marie également avec Jean de BARITAULT, un des frères de Contour, pour consolider durablement l’alliance entre ces deux grandes familles.

Bien qu'ayant eu 9 enfants, Contour BARITAUT  2369  mourra assez jeune vers 1627, à l'âge de 39 ans. Bernard FLOUS  2368 , lui, décèdera en 1653 de la peste, à 65 ans.

Pour remonter plus loin...

Je ne trouve pas l'acte de décès de Bernard FLOUS à St-Macaire vers 1653 sur le registre en ligne 1629-1653. Les dernières pages sont plutôt mal numérisées (trop claires), mais quand même déchiffrables, et je ne trouve rien sur Bernard FLOUS...

Saint-Macaire
Saint-Macaire - La vieille ville

 

Le fils de Bernard et Contor, François FLOUS  1184  devient un bourgeois de St-Macaire, ville dont il est jurat en 1661.

Il épouse d'abord Antoinette DESBAS, avec qui il aura une fille, Ursule FLOUS, le 8 mai 1659. Mais Antoinette décède elle aussi relativement jeune, en tout cas avant 1671.

Le 7 février 1671, notre François épouse en secondes noces Antoinette BORDENAVE  1185 , née en 1644 à St-Michel de Bordeaux, fille de Jean BORDENAVE  2370  (docteur en médecine) et de Marie DESPUJOLS  2371 .

Pour remonter plus loin...

Chercher l'acte de naissance d'Antoinette BORDENAVE vers 1644 à Bordeaux, quartier St-Michel, ainsi que le mariage des ses parents. Les registres des Archives municipales de Bordeaux ne sont en ligne qu'à partir de 1792.

 

 

François et Antoinette ont 6 enfants :

François FLOUS  1184  décède à 71 ans le 29 mars 1696. Sa seconde femme Antoinette BORDENAVE 1185 n'a que 57 ans quand elle disparaît le 2 novembre 1701. Il seront tous les deux inhumés dans l'église des Cordeliers à St-Macaire.

( suite )

 

Saint-Macaire
Saint-Macaire - La place du marché (le Mercadiou)

Branche LABARRIERE

Elie ou Helies LABARRIERE  2374  est, comme les membres de la famille FLOUS, un bourgeois de St-Macaire. Avant 1655, il épouse Peyronne MAURIAC  2375 , née vers 1630, fille et cohéritière de Jean MAURIAC  4750  . L’autre cohéritier est Jean CANTAULE, fils de Bernard CANTAULE de St-Macaire.

 

 

Elie et Peyronne ont 10 enfants tous nés au village voisin du Pian-sur-Garonne :

Pour remonter plus loin...

Il faut trouver la mariage de Elie LABARRIERE et Peyronne MAURIAC à St-Macaire avant 1655, et peut-être leurs naissances à tous les deux. Voir aussi dans quelles archives on pourrait en savoir plus sur ce fameux héritage de Jean MAURIAC...

Les registres du Pian-sur-Garonne sont en ligne à partir de 1643. Il faut y chercher le mariage de Marie LABARRIERE avec Etienne FLOUS DE MASSAC le 18 avril 1681, sauf qu'il y a un trou dans les registres entre 1680 et 1692...

Ce généanaute a trouvé la naissance de Peyronne MAURIAC en 1630.

Peyronne MAURIAC  2375 décède le 29 mai 1705 à Le Pian-sur-Garonne ; elle avait environ 75 ans.

Le Pian-sur-Garonne
Le Pian-sur-Garonne - L'église

Branche FLOUS DE MASSAC

Le 18 avril 1681, au Pian-sur-Garonne, Marie LABARRIERE  1187  épouse Etienne FLOUS DE MASSAC  1186 , bourgeois né vers 1642 à St-Macaire, fils d’autre Etienne FLOUS DE MASSAC  2372  .

Cette branche particulière des FLOUS exploite la propriété de St-Pierre d’Aurillac bordée par le chemin de Massac : on donne alors à Etienne le surnom de MASSAC ! Les LABARRIERE sont du Pian-sur-Garonne, les FLOUS DE MASSAC de St-Pierre d’Aurillac, mais ces deux communes étant voisines, les terres devaient se toucher, et favoriser le rapprochement entre les deux familles.

En 1676, Sieur Etienne FLOUS nomme en son lieu et place Antoine LABAU garde de l’église.

 

Saint-Pierre-d'Aurillac
Saint-Pierre d'Aurillac - La route nationale

 

 

Etienne FLOUS DE MASSAC  1186  et Marie LABARRIERE 1187  ont 4 enfants tous nés à St-Pierre d’Aurillac :

Etienne FLOUS DE MASSAC  1186 a 65 ans quand il meurt le 8 décembre 1707, à St-Macaire.

 

C'est ici que le rapprochement des FLOUS et des FLOUS DE MASSAC va s'opérer.

 

En effet, le 1er août 1709, Charles FLOUS  592  épouse Jeanne FLOUS DE MASSAC  593  à St-Pierre d’Aurillac. Ils ont 4 enfants nés aussi à St-Pierre d’Aurillac :

 

 

 

Les signatures de Charles FLOUS et Jeanne FLOUS DE MASSAC :

Signature Charles Flous   Signature Jeanne Flous

 

Charles meurt de maladie, comme le précise son acte de décès, le 16 janvier 1755, à l'âge de 77 ans, et son épouse le 1er avril 1768, à 83 ans, tous deux à St-Pierre d’Aurillac.

Pour remonter plus loin...

Chercher la naissance de Etienne FLOUS DE MASSAC, vers 1642, à St-Pierre d'Aurillac. Mais ça ne commence qu'en 1651...

Comme ses ancêtres, Menaut FLOUS  296  devient jurat de la ville de St-Macaire en 1754.

( suite )

 

Saint-Pierre d'Aurillac
Saint-Pierre d'Aurillac - Bords de Garonne

 

Branche CHAUMETTE - LANDE

La branche CHAUMETTE est originaire de Langon. La ville de Langon est avant tout un port sur la rive gauche de la Garonne, vis-à-vis de Saint-Macaire, idéalement située entre Agen et Bordeaux. Placée sur un territoire de Graves, elle peut ainsi exporter son vin et de l'eau-de-vie par voie fluviale, tout comme les vins blancs du Sauternais, et concurrencer par la même occasion le commerce du vin bordelais.

Les plus anciens représentants connus de cette branche sont Bernard CHAUMETTE  1188 et son épouse Claire DUVIBAULT  1189 , un couple de bourgeois établis dans cette ville.

 

La signature de Bernard CHAUMETTE : Signature Bernard Chaumette

 

C'est d'ailleurs certainement là que sont nés leurs enfants, Pierre CHAUMETTE  594 et Charles CHAUMETTE, même si je n'en ai aucune preuve pour l'instant.

Pour remonter plus loin...

Il faut trouver la naissance de Pierre CHAUMETTE, vers 1696 ou avant, à Langon. Si possible, le mariage de ses parents. Les registres de Langon ne commencent qu'à partir de 1737...

D'après le site "Amitiés Généalogiques Bordelaises", Bernard CHAUMETTE et sa femme auraient établi un testament en 1726, testament dont je n'ai pas pu lire le contenu, ce site ayant décidé depuis le début de l'année 2013 de faire payer les informations fournies gracieusement par les bénévoles, refusant le principe de la généalogie libre. Le terme "Amitiés" ne devrait-il pas évoquer le partage, plutôt que le commerce ? Si nous faisions tous comme cela, nous régresserions...

Pierre CHAUMETTE  594 devient lui aussi bourgeois et marchand à Langon. Son frère suit également le même chemin ; ce dernier aurait également fait un testament avec sa femme Jeanne BAPPEL, une première fois en 1737, et une seconde en 1753.

( suite )

 

Saint-Pierre d'Aurillac
Le Langonnais : Langon, Saint-Macaire, Saint-Pierre d'Aurillac, Le Pian-sur-Garonne

 

Restons à Langon, car c'est là que Jean LANDE  2380  (prononcez : Landé) est notaire royal, avec son épouse Jeanne RODIO  2381 . Ils y ont un fils nommé François LANDE  1190 , né vers 1640, qui sera bourgeois à Langon et maître apothicaire, c'est-à-dire l'ancêtre du pharmacien. Mais c'est à Bordeaux qu'il va trouver l'amour...

 

La signature de Jean LANDE : Signature Jean Landé

 

En effet, le 9 juin 1676, François LANDE  1190 épouse une jeune bordelaise de 17 ans, Marguerite COUSTANT  1191 , donc née vers 1659, à la paroisse de Sainte-Colombe à Bordeaux. Cette toute jeune demoiselle est la fille du maître potier d'étain Pierre COUSTANT  2382 et de Catherine LUPION  2383 .

Saint-Pierre d'Aurillac     Le Potier d'étain
Potier d'étain, planche 1ère, Tome VIII de l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, 1771 - Source : ENCCR de l'Encyclopédie

 

La signature de Pierre COUSTANT : Signature Jean Landé

 

Le métier de potier d'étain consiste à fabriquer, sur un tour, de la vaisselle et autres contenants, non plus comme avant le XIVème siècle en terre ou en bois, mais en étain. En effet, pour remplir les caisses du royaume, Louis XIV ordonna que ses sujets lui remettent leurs vaisselles faites en or et en argent, pour les faire fondre. L'étain étant un métal moins coûteux, cette profession prit à cette époque un essor très important. Elle conservera une grande place dans la société jusqu'à la Révolution française, période où les ustensiles furent progressivement remplacés par de la faïence et de la porcelaine.

Les deux frères de la jeune mariée, Pierre et Antoine COUSTANT, tous deux bourgeois et potiers d'étain comme leur papa, sont témoins à l'union de François LANDE et de Marguerite.

 

Les signatures de François LANDE et Marguerite COUSTANT :

Signature François Landé   Signature Marguerite Coustant
Pour remonter plus loin...

Il faut trouver l'acte de naissance de François LANDE, vers 1640, à Langon, et le mariage de ses parents.

Aussi la naissance de Marguerite COUSTANT, vers 1659 à Bordeaux, paroisse Ste-Colombe, et le mariage de ses parents.

Saint-Pierre d'Aurillac
Gravure de Ste-Colombe à Bordeaux, tirée de l'ouvrage "Souvenirs bordelais - L'ancienne paroisse Sainte-Colombe" de Théodore Ricaud,
Editeurs Ferret & Fils, 1911-1913 (Bibliothèque de l'Université de Bordeaux)

 

Cette église Sainte-Colombe de Bordeaux, où est née Marguerite, fut reconstruite en 1525 ; en effet, une première église Sainte-Colombe avait été détruite lors du tremblement de terre qui se produisit en 1427. Cette seconde version, légèrement déplacée et agrandie, dut cependant attendre 1742 pour être consacrée ! Malheureusement, sous la Révolution, un nouveau découpage des paroisses aboutit à sa destruction... Celle-ci dura jusqu'en 1854 ! Seule la clé de voute de cette église subsiste aujourd'hui, visible sur un pan de mur de la rue Buhan, à Bordeaux.

François LANDE  1190 et Marguerite CONSTANT  1191 ont 3 enfants :

 

Pour remonter plus loin...

Trouver la naissance d'Anne LANDE, vers 1677 (pas en ligne), à Bordeaux, paroisse Ste-Colombe, et peut-être son frère et sa soeur.

Comment la rencontre entre Pierre CHAUMETTE  594 et Anne LANDE 595 a-t-elle pu se produire ? Certainement comme cela : Pierre est venu de Langon pour ses affaires, dont on ne connaît pas exactement la teneur, dans la capitale girondine. Il semble être en affaire avec les potiers d'étain de la famille LANDE, car sur les actes de naissance de ses 2 derniers enfants, il n'est plus mentionné "bourgeois marchand" mais "potier d'étain". Ces voyages répétés à Bordeaux le mettent en relation avec la bordelaise Anne LANDE  595 , et les sentiments finissent par prendre le dessus...

Le 20 avril 1716, Pierre CHAUMETTE  594 épouse alors Anne LANDE  595 , dans une chapelle domestique appartenant au Sieur BALAN, un autre bourgeois bordelais, dans la paroisse de Talence. Puis le couple s'installe à Bordeaux, dans la paroisse Sainte-Colombe où naissent leurs 4 enfants :

 

Les signatures de Pierre CHAUMETTE et Anne LANDE :

Signature Pierre Chaumette   Signature Anne Landé

 

Le 14 janvier 1741, au Pian-sur-Garonne, Menaut FLOUS  296 épouse Jeanne Angélique CHAUMETTE  297 . Trois mois auparavant, Jeanne Angélique avait quitté Bordeaux pour venir s'installer dans la paroisse Notre-Dame du Pian-sur-Garonne, dans la juridiction de St-Macaire, sans doute pour se rapprocher de son fiancé.

 

Les signatures de Menaut FLOUS et Jeanne Angélique CHAUMETTE :

Signature Menaut Flous   Signature Jeanne Angélique Chaumette

 

 

Mais c'est à St-Macaire que les jeunes mariés s'installent finalement, dans la paroisse de Saint-Martin. Menaut FLOUS  296 , qui est bourgeois et jurat de cette ville, et Jeanne Angélique CHAUMETTE  297 ont 13 enfants tous nés à St-Macaire, mais peu ont survécu :

 

Saint-Macaire
Saint-Macaire - La Porte de l'horloge

A Saint-Macaire, on note que Menaut FLOUS est dit "ancien jurat" en 1756, sur l'acte de naissance de sa fille Jeanne. Je ne sais pas s'il y a un lien, mais il se trouve que par la suite, Menaut tombe malencontreusement en démence ! Jeanne Angélique prend alors la difficile décision de se séparer de lui. Avec ses enfants, elle part vivre quelques temps rue Permentade, quartier Saint-Michel à Bordeaux.

 

Saint-Macaire
Le bourdieu de Listrac : le Domaine de Granges - Source : Les réfugiés jacobites dans la France du XVIIIe siècle, de Patrick Clarke de Dromantin, Presses universitaires de Bordeaux

Carte Bordeaux-Listrac

Il faut savoir que Jeanne LANDE, la tante de Jeanne Angélique, possède un bourdieu au lieu de Cantegric à Listrac, attenant à la propriété de Lestage. Le nom Cantegric signifie "le grillon qui chante".

Ce bourdieu est en fait une propriété viticole (avec une maison, un jardin, un verger, une basse-cour et des vignes) qui s'appelle le Domaine de Grange. Le 27 février 1771, ce domaine est racheté par le négociant Tobie CLARKE pour 94 000 livres, qui fait construire un château en lieu et place, en 1818.

De cette maison de Cantegric ne reste aujourd'hui que quelques pierres, à l'angle de l'entrée principale du Château Clarke, aujourd'hui propriété de la famille ROTHSCHILD.

 

 

 

Lieu de Cantegric, entre Lestage (à gauche) et le Château Clarke (à droite)
Le lieu de Cantegric à Listrac, entre le Château Lestage (à gauche) et le Château Clarke (à droite)

 

A droite de l'entrée du Château Clarke   A droite de l'entrée du Château Clarke   A droite de l'entrée du Château Clarke
A droite de l'entrée du Château Clarke, les quelques pierres qui restent proviennent de l'ancienne maison de Cantegric. Photos : Christophe Ducos

 

Mais pour l'instant, nous sommes le 15 septembre 1765 et Jeanne LANDE, restée célibataire et sans enfant, décède ce jour à Bordeaux. Dans son testament, elle écarte de sa succession ses neveux Bernard et Pierre CHAUMETTE, avec qui elle ne devait pas être en très bons termes, au profit de Jeanne Angélique et de ses enfants. Jeanne Angélique hérite donc du bourdieu de Cantegric et avec deux de ses enfants, Théodore et Jeanne (celle née en 1744), elle part s'y installer.

Pour remonter plus loin...

Je n'ai pas le décès de Ménaut FLOUS, sans doute à St-Macaire et après 1759 (J'ai parcouru les registres de la paroisse de St Sauveur sans rien trouver ; mais j'ai trouvé le décès de sa fille Marie en 1761 dans les registres de la paroisse de St-Martin, par contre son décès à lui ne s'y trouve pas, jusqu'en 1770). Il semble qu'il ne soit pas mort à St-Macaire. Aurait-il été conduit dans un hôpital psychiatrique (de l'époque) dans une autre ville où il serait mort ? Voir peut-être les registres de Cadillac (reprendre p.83).

Je n'ai pas non plus le décès de Jeanne-Angélique CHAUMETTE, certainement à Listrac et après 1784.

Le jeune Théodore FLOUS  148 tient d'abord une fonderie à Lestage, et fait commerce des objets qu'il fabrique. Ce fonds de commerce, pour une valeur estimée de 150 livres, appartient à sa mère, mais il est noté dans son contrat de mariage qu'il en héritera, lui et lui seul, au décès de celle-ci.


La propriété voisine de Lestage appartient depuis environ 1730 à la famille MOTMANS, qui ne réside pas sur les lieux, préférant habiter Paris. La demoiselle Thérèse MOTMANS confie alors le domaine à son voisin Théodore FLOUS  148  , qui en devient le régisseur.

 

Le Chateau Lestage
Listrac-Médoc - Le Château Lestage


Pour reprendre le cours de l'histoire familiale, c'est le 23 janvier 1784 que Théodore FLOUS  148  épouse Marie LAMORERE  149  à Moulis. Mais c’est à Listrac que les mariés s'installent, plus précisément au lieu de Lestage (parfois écrit L'Estage), 86 ans avant que le célèbre château éponyme ne soit construit. Le jeune couple élève ses enfants :

 

Jean devient ensuite tonnelier à Listrac, au lieu de Lestage.

Lors de la Révolution Française, en 1791, des décrets rendent tout seigneur émigré passible de la confiscation de ses biens, considérés alors comme biens nationaux au même titre que ceux du clergé. En 1793, une loi précise les modalités de la vente de ces biens nationaux « de deuxième origine ». Cela va donner une idée à Théodore FLOUS qui convoite la propriété de Lestage.

 

La signature de Théodore FLOUS : Signature Théodore Flous

 

Le 29 vendémiaire de l’an III (20 octobre 1794), Théodore, qui a de grandes difficultés financières pour maintenir le domaine, écrit une lettre à la municipalité, où il déclare être sans nouvelles des propriétaires qui se soucient apparemment peu du domaine. Il se plaint également de ne pas pouvoir assumer sa gestion de Lestage s’il n’obtient pas d’aide financière. Le lendemain, la municipalité envoie une lettre au directoire du district, qui dénonce les héritiers MOTMANS comme émigrés. Les administrateurs demandent alors qu’un inventaire de leurs biens soit dressé, ce que réalise la municipalité : le 9 frimaire (29 novembre), le directoire du district confisque le domaine de Lestage au profit de la Nation et vend le mobilier. Théodore veut acquérir la propriété, mais ne dispose pas des moyens suffisants. L’adjudication de la ferme a lieu le 21 floréal (10 mai 1795), et c’est Michel BEDEL qui remporte les enchères pour 15 400 livres et qui se rend adjudicataire du domaine pour 3 ans. Lestage sera plus tard la propriété d’Armand SAINT-GUIRONS que sa famille conservera sur plusieurs générations. *1

Le recensement de Listrac pour l'année 1820, trouvé sur le site des Archives Départementales de la Gironde, nous indique que Théodore FLOUS  148 et sa femme vivent sous le même toit qu'un autre couple, Jean MAUREAU et son épouse, au bourg de Listrac qui compte à l'époque 64 maisons. Le foyer est aussi composé d'un enfant, une fille, sans aucun détail sur son identité.

Jean FLOUS  74 est aussi listé dans ce recensement de 1820, également au bourg de Listrac, avec sa femme et ses enfants, un garçon (que je n'ai pas encore identifié) et une fille (Catherine FLOUS  37) .

Théodore décède à 86 ans le 22 juin 1834, et son épouse Marie le 26 novembre 1842 à l'âge de 84 ans, chez eux à Lestage.

( suite )

 

 

Branche RICHEBON - FAURES

 

 

De leur côté, le vigneron journalier Jacques RICHEBON  300 (né vers 1711) et sa femme Marie MARTIN  301 (née vers 1723) vivent au bourg de Listrac au milieu du XVIIIème siècle. Mais vers 1757, ils déménagent pour aller s'installer au village de Berniquet, puis au lieu de Peyrevade vers 1761, les deux lieux faisant partie de la paroisse de Listrac. Ils forment une famille de 10 ou 11 enfants :

 

Jacques RICHEBON  300 et Marie MARTIN  301 s'établissent enfin au lieu de Cantegric, aussi situé à Listrac. C'est là que Marie meurt le 27 juin 1783 à environ 60 ans, suivie de Jacques le 6 mai 1787 à l'âge de 76 ans.

Pour remonter plus loin...

A VERIFIER ABSOLUMENT : Marguerite (1741), André (1742), Jeanne (1747) et Thomas.

Voir à Listrac si on peut trouver le mariage de Jacques RICHEBON et Marie MARTIN, avant 1741. Sinon, à Cartelègue ?

Je ne trouve pas du tout la naissance de Pierre RICHEBON, vers 1758, à Listrac. Voir à Moulis ?

Du côté de Moulis, deux familles entrent dans la danse. Jean FAURES 604 et son épouse Jeanne LISSANDRE 605 ont pour fils Jean FAURES 302 qui devient brassier et vigneron. Non loin de là, Pierre AMBROY 606 et sa femme Marguerite GUICHET 607 ont pour fille Marguerite AMBROY 303 .

 

Quand le jeune Jean FAURES 302 rencontre la belle Marguerite AMBROY 303 , commence alors une histoire d'amour qui connaît l'apothéose lors d'un mariage dont je n'ai pas encore la date. Tout ce que je sais, c'est qu'une petite fille vient au monde le 17 décembre 1750 à la Mouline de Sentout, commune de Moulis : elle s'appelle Marie FAURES  151 .

 

Jean et Marguerite déménageront ensuite au lieu de Lestage, dans la paroisse de Listrac, où naît une seconde fille aussi nommée Marie FAURES, le 13 août 1753.

 

Mais c'est bien l'aînée de ces deux filles qui intéresse le jeune Pierre RICHEBON  150 ... A tel point que le 31 janvier 1778, il épouse Marie FAURES  151 dans l'église de Moulis.

 

Pour remonter plus loin...

On doit pouvoir trouver la mariage de Jean FAURE et Marguerite AMBROY à Moulis, avant 1750.

Trouver aussi le décès de Marie FAURE, après 1816 (mariage de sa fille).

Pierre  150  et Marie  151 s’installent à Moulis, là où naissent leurs 3 enfants :

La petite Catherine 75 devient cultivatrice et aide ses parents à travailler la vigne. Mais Pierre RICHEBON  150 décède à l'âge de 55 ans le 9 septembre 1813, seulement 3 ans avant le mariage de sa fille.

Jean FLOUS  74  et Catherine RICHEBON  75  se marient à Listrac le 24 février 1816. Ils ont 4 enfants, 2 fils et 2 filles dont l'une d'entre elles, Catherine FLOUS  37 , naît le 18 novembre 1821 au village de Cantegric à Listrac. La famille possède dans ce lieu plusieurs pièces de vignes, un maison et un hangar sur un terrain de 30m². Ces biens seront transmis aux enfants ROSSIGNOL en 1886.

 

La signature de Jean FLOUS : Signature Jean Flous

 

Jean  74  décède à l’hôtel Dieu à Bordeaux à seulement 58 ans le 7 décembre 1844. Après la mort de son mari, le 17 janvier 1847, Catherine RICHEBON  75 demande à son notaire de Listrac Me Louis BONNET de procéder à un partage anticipé entre ses 4 enfants. Elle décèdera le 2 avril 1868 dans sa maison de Cantegric.

 

C'est ainsi que Catherine FLOUS  37  épousera Pierre ROSSIGNOL 36 , le 11 septembre 1846, à Listrac.

 

 

N.B. Une nouvelle fois, merci à Paulette SEGUIN pour nombre de ces précieux renseignements.

*1 Source : "Listrac en Médoc dans le cours de l'histoire - Economie et société au XVIIIe siècle" de Marc Vignau, édité chez l'auteur.

 

Suite de l'histoire : Vers Catherine FLOUS.