Généalogie de la famille DUCOS - PONTET

La famille du côté d' Amiet DUCOS

Les origines des LALLEMAGNE - HUGON - DAURAT

 

 

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Carte Bordeaux-ListracGirondeLALLEMAGNE est un nom qui est surtout porté en Gironde. Il semble provenir du lieu d'origine des individus qui le portaient, c'est-à-dire l' Allemagne, mais peut être aussi dû à un amalgame avec les Hollandais qui venaient assécher les marais du Médoc au XVIIème siècle. Ce nom peut aussi désigner une personne originaire de La Limagne, un toponyme qu'on retrouve par exemple à Cendrieux en Dordogne, ou bien de la Lomagne Gersoise articulée autour de Lectoure et Fleurance. Il signifie dans ce cas une dépression limoneuse.

Cette branche de notre famille vit à Moulis. Ce village était autrefois appelé "Molinis", et provient de la paroisse Saint-Saturnin de Moulins ("Sanctus Saturnus de Molinis"). La raison en est qu'on y trouvait énormément de moulins. Dans tout le canton de Castelnau, qui regroupe 19 communes, les hommes ont construit pas moins de 88 moulins : 56 à vent et 32 à eau. Les moulins à eau étaient construits sur les jalles, petites rivières qui traversent les terres pour aller se jeter dans l'estuaire de la Gironde. L'eau, en passant, faisait tourner la roue qui entraînait elle-même une meule, qui écrasait le grain. Le moulin de Tiquetorte, que l'on peut encore voir mais qui ne tourne plus, a été construit pendant la Guerre de Cent ans.

Les moulins à vent, eux, datent du XVIIème siècle, du temps des fameux Hollandais. Il faut bien avoir à l'esprit l'importance du moulin dans un village : c'était un lieu d'échange, de convivialité et de discussion. En effet, quand on allait chez le meunier avec ses sacs de grains, il fallait attendre plusieurs heures pour que ledit meunier ait terminé son travail de transformation de grains en farine. Entretemps, d'autres clients arrivaient, et l'on discutait des derniers événements qui se produisaient dans le village, comme l'on ferait aujourd'hui dans un café. Le paiement se faisait en nature car la richesse du paysan ne se mesure pas en monnaie : on échangeait avec du gibier, de la volaille ou du poisson.

Le nom de "Molinis" déviera ensuite en "Moulix", puis enfin "Moulis".

 

Nous commençons la saga LALLEMAGNE par Gérard L’ALLEMAIGNE  608  et sa femme Jeanne LAFON  609  qui vivent sans doute à Cameyrac, où il se sont certainement mariés au début du XVIIIème siècle.

Pour remonter plus loin...

Il faut trouver l'acte de mariage de Gérard L'ALLEMAIGNE et Jeanne LAFON, vers 1719 ou avant, à Cameyrac (aujourd'hui St-Sulpice-et-Cameyrac).

A Margaux, il y a un Pierre LALIMAIGNE qui se marie en 1703 avec une Marguerite dont je ne peux déchiffrer le nom (p112). Je ne pense pas qu'il s'agisse d'un ancêtre, mais sans doute d'un cousin. A Margaux aussi, j'ai trouvé dans le contrôle des actes, un Jean LALEMAGNE qui épouse Françoise DOUAT le 22 janvier 1720. Il semble qu'il y ait à Margaux une grande concentration de LALLEMAGNE.

Moulis
Moulis-en-Médoc

 

Leur fils Bertrand LALLEMAIGNE  304  (prononcez : Lalémaigne), est né vers 1719 dans la paroisse de Cameyrac, située dans l'Entre-Deux-Mers, entre Bordeaux et Libourne. Il devient vigneron, et vient s'installer à Moulis dans le Médoc.

Il se marie une première fois avec Jeanne MOINARD, mais je n'ai aucune précision encore sur cette union. Je sais par contre que la jeune mariée décède prématurément, faisant à nouveau de Bertrand un coeur à prendre.

 

La jeune fille qui rendra de nouveau Bertrand amoureux, vit avec ses parents vignerons François PALIN  610 et Jacquette DUCORNET  611, à Listrac ou à Moulis. Car d'après ce que j'ai pu trouver, la famille PALIN se compose d'au moins 5 enfants :

Le 25 novembre 1752, à Listrac, Bertrand épouse Marie PALEIN  305  (ou PALEY, ou PALIN, l'orthographe diffère selon les actes), née vers 1722 à Listrac, puisque la tradition veut que le mariage ait lieu dans la paroisse d'où la jeune mariée est originaire. A la cérémonie, le père de la jeune mariée est déjà décédé, mais sont présents 3 des frères de Marie, tous vignerons à Listrac : Pierre, Jean et Louis PALIN.

Bertrand et Marie s'installent au bourg de Listrac, où ils cotoient des gens de la bonne société, comme les chirurgiens François VERNINET et Arnaud MANIZAN. Ils ont au moins 2 enfants :

Malheureusement, Marie PALEIN  305 décède 10 ans après son mariage, le 2 novembre 1762, à seulement 40 ans.

Pour remonter plus loin...

Trouver aussi la naissance de Bertrand ou Bernard LALLEMAIGNE vers 1719, à Moulis, ainsi que son 1er mariage avec Marie Palein, le 25 novembre 1752 à Listrac. Si possible, remonter la naissance de Marie PALEIN (vers 1722) et le mariage de ses parents. Enfin, trouver le décès de Marie le 2 novembre 1762 à Moulis.

Il n'y a peut-être pas de rapport, mais on trouve des PALIN à Lesparre...

Bertrand, alors veuf, se remariera le 4 juin 1767 avec Marie DUPONT ; il décède à 70 ans le 6 mars 1789 au lieu de la Tamponnette à Moulis. Ce lieu-dit doit son nom au minuscule affluent de la jalle de Tiquetorte qui traverse la route à cet endroit.

Moulin de Tiquetorte
Moulis-en-Médoc - Le moulin de Tiquetorte (Photo : Pierre DUCOS)

Le nom "Tiquetorte" est dérivé du mot "Artiguetorte" qui signifie "la jalle tordue" ; ainsi est-il écrit sur la carte de Cassini du XVIIIème siècle, qui situe le moulin d'Artiguetorte près du château Citran.

Les artigues étaient des lieux couverts d'arbres que l'on avait déboisé pour y implanter des cultures. Les moulins à eau fleurissaient alors le long des jalles (ruisseaux) pour moudre le grain. Une autre signification d' "artigue" est celle d'un paysan particulièrement pauvre. Nul doute qu'avant l'implantation de ces fameux moulins, les paysans ne devaient pas avoir beaucoup de revenus. Effectivement, le terroir de Moulis est exclusivement constitué de graves. En inondant les terres du Médoc pour les transformer en marais, la Gironde a amené quantité de galets ou de silex charriés depuis les Pyrénées par les torrents. Ces cailloux, ces graves, rendent le sol impropre à toute culture... sauf celle de la vigne !

Cassini Moulis
Carte de Cassini - M(oul)in d'Artiguetorte, à Moulis

 

Pierre LALEMAGNE  152  , fils de Bertrand et de Marie PALIN, naît le 31 août 1756 à La Mouline. Devenu cultivateur, Pierre épouse Marie LARAUZA  153  , sans doute au Pian (aujourd'hui Le Pian-Médoc) le 23 mai 1784. Ils ont 6 enfants, les premiers nés au Pian, au lieu-dit Feydieu, et les autres à Moulis, au lieu de La Tamponette où la famille a finalement élu domicile :

Pour remonter plus loin...

Je suppose que le mariage de Pierre LALLEMAGNE et Marie LARAUZA a eu lieu au Pian-Médoc le 23 mai 1784, car j'ai vu sur le site "Mariages en Gironde Atlantique" un mariage ressemblant à celui-ci, à la différence que le nom du marié est "CALLEMARGUE". Les archives en mairie ne remontent pas jusqu'à cette période : il faut aller le vérifier aux A.D. Gironde. Pas en ligne.

Si c'est le bon mariage, on peut remonter l'ascendance de Marie LARAUZA, peut-être née entre 1756 et 1764 au Pian. Vérifier aussi son décès, le 23 septembre 1815 au Pian.

Pierre décède chez lui, à la Tamponnette, le 15 juillet 1810, à presque 54 ans. Marie LARAUZA lui survit ; elle ne semble pas être décédée à Moulis, mais il en existe une qui est décédée au Pian le 23 septembre 1815... A vérifier également. Si c'est bien elle, cela confirmerait qu'elle serait bien originaire du Pian, et qu'après la mort de son mari, elle serait retournée vivre là-bas avec sa famille.

( suite )

 

Branche BARRE

 Pierre BOUEY  620 et son épouse Marie VIALARD  621 vivent sans doute à Moulis, et ont 3 enfants :

Toujours à Moulis, Jean BOUEY  310  et Marie BERNADA  311  (née vers 1740) unissent leurs destinées le 1er février 1758. Le marié est le fils de Pierre BOUEY  620 , qui est déjà mort au moment du mariage, et de Marie VIALARD  621 .

 

La jeune mariée serait-elle une descendante de Maître Louÿs BERNADA  1194, notre ancêtre avocat à la cour du Parlement de Bordeaux ? Pour l'instant, rien ne permet de l'affirmer, mais vu sa propension à faire des enfants un peu partout, cela pourraît bien être le cas ! L'acte de mariage nous apprend qu'elle est la fille de François BERNADA  622 et de Marie PLAMONDON  623 .

 

Toujours est-il que Jean BOUEY  310  et Marie BERNADA  311 auront une fille, Marie BOUEY  155  , qui naît vers 1769 à Avensan.

Pour remonter plus loin...

Il faut trouver les naissances de Jean BOUEY et Marie BERNADA (vers 1740 pour elle) à Moulis le 1er février 1758. Je n'ai pas non plus le décès de Jean BOUEY à Moulis.

De leur côté, Jean BARRE  616  et sa femme Marguerite BRANAS  617  vivent aussi à Avensan, un village limitrophe de Moulis. Ils ont pour fils Pierre BARRE  308 . Celui-ci devient brassier.

C'est par contre à Listrac que vivent Jean DEJEAN  618 , son épouse Marie BORDAS  619 (née vers 1700 et morte le 23 mars 1738 à 38 ans), et sa fille Pétronille DEJEAN  309 .

Comment Pierre BARRE  308 fait-il la connaissance de Pétronille DEJEAN  309  ? Certainement à l'occasion d'une fête de village, à Avensan, à Listrac ou à Moulis... Ce qui est sûr, c'est que le mariage entre ces deux jeunes personnes a lieu dans l'église de la paroisse d'origine de la jeune fille, comme c'est la tradition. Pierre BARRE  308 et Pétronille DEJEAN  309 se marient donc à Listrac le 4 février 1758. Après le mariage, ils vont s'installer à Avensan.

Ils ont un fils, Guilhaume ou Guilhem BARRE  154 , dont je ne retrouve pas l'acte de naissance, mais qui est né vers 1767. Guilhem devient maçon.

Pour remonter plus loin...

Trouver la naissance de Guillaume BARRE, entre 1758 et 1767. Car sur son acte de décès en 1813, Guillaume ou Guillem est dit avoir 46 ans à sa mort, ce qui le fait naître vers 1767.

La naissance de Pierre BARRE 308 doit pouvoir être trouvée à Avensan avant 1738.

Celle de Pétronille DEJEAN doit être à Listrac avant 1740.

 

Guilhaume BARRE  154  épouse Marie BOUEY  155  le 10 février 1787 à Moulis, et ensemble ils s’installent au village du Piqueÿ dans cette commune. La maman de la jeune épouse, Marie BERNADA  311 , décède le 2 avril 1790 à seulement 50 ans... Elle n'aura pas connu sa petite-fille, Marie BARRE  77  , qui voit le jour à minuit (!) le 26 vendémiaire an X (18 octobre 1801).

Pour remonter plus loin...

Trouver les naissances de Guillaume BARRE vers 1767, et de Marie BOUEY vers 1769, les 2 à Avensan.

Pour aider ses parents, Marie BARRE travaille et devient cultivatrice dans les vignes de la commune. Mais son papa Guilhaume décèdera à Moulis le 24 mars 1813, 8 ans avant le mariage de sa fille ; il avait seulement 46 ans, ce qui laisse deviner qu'il est mort soit de maladie, soit par accident. Sa veuve Marie BOUEY  155 deviendra alors ménagère pour faire bouillir la marmite. Elle.survivra à son mari pendant 50 longues années avant de disparaître à son tour à 94 ans le 23 octobre 1863, dans sa maison du Piqueÿ, à Moulis.

 

Vue d'Arcins
Moulis-en-Médoc - Vue générale (Photo : Pierre DUCOS)

Car Jean LALEMAGNE  76  , devenu vigneron à Moulis, épouse Marie BARRE  77  le 27 mars 1821. Ils vont s'établir au village de Piqueÿ dans un premier temps, où naissent leurs 2 enfants, puis au lieu de Maine ensuite ; Marie y exerce la profession de ménagère. Elle décède chez elle à 69 ans le 23 juin 1869, et Jean moins d'un an plus tard, le 13 mai 1870, à l'âge de 72 ans.

 

Leur fils Pierre LALEMAGNE  38  est né au Piqueÿ le 14 octobre 1831 (sous Louis-Philippe). Il est d'abord vigneron, mais va s’installer à Arcins, près de Moulis, où il devient tonnelier.

Pierre a également une soeur, Françoise LALEMAGNE, née le 24 mai 1842 au Piqueÿ, et qui est mariée avec un maçon de Moulis, Jacques GIRAUD ; ce dernier ira déclarer le décès de ses beaux-parents à la mairie avec Pierre.

 

( suite )

 

Vue d'Arcins
Listrac, Moulis, Avensan, Sainte-Hélène...

 

Branche HUGON - BAULÉ

L'histoire de la branche HUGON commence à Avensan. C'est effectivement là, dans le petit village de Gombaudins, que vivent Jean HUGON  312 et son épouse Marie ou Pétronille PONTET  313 . Le père de la jeune mariée, Pierre PONTET  626 , est laboureur dans la ville de Sainte-Hélène ; il sera parrain de leur fils aîné. Sa marraine sera sa grand'mère paternelle, Elisabeth DUBOSQ  625 qui vit elle aussi aux Gombaudins.

 

Jean a un surnom que l'on connaît parce qu'il est indiqué dans l'acte de naissance de son autre flis Pierre : il est ainsi surnommé "Le Raffle". Si ce surnom est original, sa profession n'est, elle, pas une grande surprise : il est laboureur.

 

Jean HUGON  312 et son épouse Marie ou Pétronille PONTET  313 ont 4 enfants :

 

Pour remonter plus loin...

Les parents de Pierre HUGON 156 n'ont pas été simples à trouver. Sur son acte de mariage avec Marie BAULE en 1789, on a ses parents : Jean HUGON et Marie PONTET. Sur son acte de décès en 1819, il est dit avoir 66 ans, ce qui le fait naître vers 1753 ; ses parents n'y sont pas précisés. Un Pierre HUGON est né le 6 septembre 1751, mais ses parents sont Jean HUGON (dit lui aussi Le Raffle... Etrange...) et Marie LEONARD ! L'autre, fils de Jean HUGON et Pétronille PONTET, est né le 19 novembre 1756 : il s'agit très certainement du nôtre ! On trouve en aussi un autre, fils de Arnaud HUGON et Marie PONTET, mais né beaucoup plus tard.

Hypothèse : Jean "Le Raffle" HUGON est marié d'abord à Marie LEONARD, et ensemble, ils ont un fils, Pierre HUGON né en 1751. Puis Marie LEONARD décède, et Jean HUGON se remarie avec Pétronille PONTET, avec qui il a les 4 enfants ci-dessus. Mais je n'ai pas trouvé le décès de Marie LEONARD entre 1751 et 1756 à Avensan... Soit elle est morte ailleurs, soit ce n'est pas le même Jean HUGON (ce qui je pense est plus probable).

Par contre, on ne trouve pas d'autre enfant né avant 1756, ni le mariage de Jean HUGON et Pétronille PONTET à Avensan. Où se sont-ils mariés ? Il faut voir à Ste-Hélène, lieu de vie du père de la mariée (pas en ligne).

 

 

C'est aussi à Avensan qui vit la famille BAULÉ. En effet, Jean BAULÉ  628 et Marie LAMBERTS  629 (née vers 1711), deux jeunes gens habitant Pimbalin, ce petit lieu-dit d'Avensan, se marient le 24 novembre 1733, où Jean est laboureur. François LAMBERTS  1258 , le père de la jeune fille, habite, lui, à Listrac. Jean BAULÉ  628 et Marie LAMBERTS  629 fondent alors une famille composée de 8 enfants :

Pour remonter plus loin...

1er problème : Jean BAULE 628 est mort en 1751 à l'âge de 90 ans environ, dit son acte de décès, il est donc né vers 1661. Sa femme Marie LAMBERTS est morte en 1774 à 63 ans, elle est donc née vers 1711, soit 50 ans d'écart avec son mari ! Il se serait donc marié en 1733 à 72 ans, alors qu'elle en avait 22. Je pense que sur l'acte de décès, le curé a écrit n'importe quoi... Il faut voir les archives dans la mairie d'Avensan pour trouver sa naissance, car bien sûr pas en ligne.

2ème problème : j'ai dans ce registre le décès du papa Jean BAULE 628 daté du 1er septembre 1751. Il est bien écrit dans l'acte "époux de Marie Lambert". Très bien. Sauf qu'un peu plus loin dans le registre, j'ai au 11 avril 1753 une naissance d'un Jean BAULE, fils de Jean BAULE et Marie LAMBERT. Un an et demi après sa mort ! On peut m'expliquer ? D'autant plus que je ne trouve pas son acte de décès après cette date, et que sur l'acte de mariage de sa fille Marie avec Jean DUCASSE en 1766, il est déjà mort. Je crois qu'on peut conclure que le père du petit dernier n'est pas notre Jean BAULE, mais que l'enfant porte quand même le nom du défunt mari de sa mère.

Je n'ai pas la naissance de notre Jean BAULÉ 314, car les registres d'Avensan ne commencent qu'à partir de 1737. Je n'ai donc pas non plus le mariage de ses parents Jean BAULÉ et Marie LAMBERTS, que cette Généanaute a trouvé le 24 novembre 1733 à Avensan.

 

Non loin de ce joli foyer vit une autre famille, dont les parents, Siméon DUCASSE 630 (né vers 1705) et Marguerite LESTAGE 631 (née vers 1709), se sont mariés le 5 février 1731 dans la même église avensanaise. Siméon est laboureur au village de Villeranque à Avensan. Une particularité remarquable le concernant est qu'il sait signer (il écrit son nom sur l'acte de naissance de sa petite-fille Marie BAULÉ née en 1761).

 

Sa signature : Signature Simeon DUCASSE
Pour remonter plus loin...

J'ai trouvé le décès d'un Pierre DUCASSE, dit "Loucrebat", le 15 mars 1747 à Avensan. Il était marié en secondes noces avec Jeanne BERNARD. Mort à 75 ans, il serait donc né vers 1672. Je ne sais pas qui il est, mais il se pourrait qu'il soit le père de Simeon DUCASSE. Il serait alors notre sosa 1260. A vérifier.

 

 

Siméon DUCASSE 630 , qui semble porter le surnom de Timothée (d'après son acte de décès) et Marguerite LESTAGE 631 ont 8 enfants connus :

Pour remonter plus loin...

Les registres d'Avensan ne commençant qu'à partir de 1737, je n'ai pas non plus la naissance de notre Marie DUCASSE 315, non plus que le mariage de ses parents Siméon DUCASSE et Marguerite LESTAGE, que cette Généanaute a trouvé le 5 février 1731 à Avensan. C'est d'ailleurs elle qui a trouvé aussi Bertrand et Mathieu DUCASSE, les frères de Marie.

Vigne
Après les vendanges - Photo : Isabelle DUCOS

 

Entre 1746 et 1748, Siméon DUCASSE 630 n'est plus décrit sur les actes de naissance de ses enfants comme simple laboureur, mais comme laboureur métayer au lieu-dit de La Lande, à Avensan. Le propriétaire de la métairie lui a confié le soin de cultiver ses terres, et lui donne en contre-partie un pourcentage sur la récolte, ou sur l'argent obtenu de la vente des produits.

Marguerite LESTAGE 631 décède des suites d'une maladie le 20 janvier 1774 à 65 ans, et Siméon DUCASSE 630 lui survit 7 ans puisqu'il meurt le 12 janvier 1781, à l'âge de 76 ans, tous deux à Villeranque.

 

 

Jean BAULÉ  314 devient laboureur et vigneron. Il ne manque pas de remarquer sa jolie voisine Marie DUCASSE  315 qui semble lui faire les yeux doux, à tel point qu'ils se marient à leur tour le 12 février 1760. Cependant, les alliances entre les deux familles ne s'arrêtent pas là, puisque 6 ans plus tard, Jean DUCASSE, le frère de Marie, et Marie BAULÉ, la soeur de Jean, s'épousent également, le 18 janvier 1766.

Mais le couple qui nous intéresse, Jean BAULÉ  314 et Marie DUCASSE  315 , s'installent dans le village de Pimbalen à Avensan. Ils y ont 8 enfants nés dans leur domicile :

Mais à tout juste 40 ans, Jean BAULÉ  314 tombe gravement malade, et le 8 avril 1775, il décède dans sa maison après avoir reçu l'extrême-onction du curé de la paroisse.

Pour remonter plus loin...

Laquelle des deux Marie BAULE est notre ancêtre ? Car rien ne nous prouve qu'il s'agisse de la seconde... Le fait qu'elles n'aient que un an et demi d'écart ne facilite pas les choses. Si c'est l'aînée, elle serait mariée à 28 ans, et aurait eu son dernier enfant à 41 ans. Si c'est la seconde, mariage à 27 et dernier enfant à 40. Tout est possible, mais je donne l'avantage à la seconde, de manière tout-à-fait arbitraire et avec plus d'intuition que de déduction.

Je n'ai pas non plus trouvé le décès de Marie BAULE sur les tables décennales d'Avensan, entre 1819 et 1850. Où et quand est-elle morte ?

Leur fils aîné Pierre HUGON  156 , né en 1756, est lui aussi laboureur au village de Gombaudins. Il se marie une première fois avec une jeune fille du nom de Marie LALANDE. Je ne sais pas s'ils ont eu des enfants, mais Pierre se retrouve assez rapidement veuf. Alors qu'il a 33 ans, le 13 juin 1789, presque un mois avant la prise de la Bastille, Pierre épouse Marie BAULÉ  157 , à Avensan également. Ils passent un contrat de mariage devant Me BONNET, le notaire de Castelnau, juste avant cette union. C'est donc à Avensan que Pierre fera sa vie jusqu'au 26 juin 1819, jour où il décèdera à 66 ans.

Le brassier Pierre HUGON  156 et Marie BAULÉ  157 s'installent eux aussi au village des Gombaudins à Avensan, et ont 2 enfants :

Mais devenu grand, Jean HUGON  78 quitte Avensan pour s'installer dans le village voisin d' Arcins, où il devient tailleur d’habits.

( suite )

 

Branche DAURAT


C’est à Listrac que vit la famille DAURAT, qui produira plusieurs générations de tisserands. Evidemment, le " T " final du patronyme se prononce ! Dans l'Encyclopédie de DIDEROT et D'ALEMBERT, on trouve la définition suivante pour Tisserand : "ouvrier qui travaille de la navette dans les manufactures de lainage, & qui fait sur le métier, de la toile, des draps, des ratines, des serges, & autres étoffes de laines". En effet, le tisserand se sert de la navette, un métier à tisser, pour fabriquer les étoffes et tissus en laine, soie, chanvre ou or, nécessaires à la confection des vêtements, des draps, etc...

 

Tisserand
Tisserand, planche Ière, Tome XI de l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, 1772 - Source : ENCCR de l'Encyclopédie

 

L'ancêtre le plus ancien identifié est Estienne DAURAT  1264  né vers 1671. Tisserand de métier, il épouse Catherine GONDE  1265  (née vers 1669), et ensemble ils vont s’installer au village de Montaut, commune de Listrac. Ils ont 3 enfants tous nés à Montaut :

 

 

Pour remonter plus loin...

Les archives paroissiales de Listrac ne remontent que jusqu'en 1703 en mairie, et 1692 aux AD33. Les naissances de Estienne DAURAT vers 1671, et de Catherine GONDE vers 1669, ne peuvent pas être trouvée par ce biais. Je n'ai pas trouvé non plus leur mariage, entre 1691 et 1703. Soit leur union a eu lieu dans les "trous" entre les registres (entre 1694 et 1696, entre 1699 et 1703), soit elle a eu lieu ailleurs. Peut-être par des archives notariales ?

La naissance de Jean DAURAT, vers 1705, doit par contre être trouvable à Listrac.

Catherine  1265  décède le 2 décembre 1746 à 77 ans, et Estienne  1264  le 13 février 1751 à l'âge exceptionnel (pour l'époque) de 80 ans, tous deux à Montaut.

 

Le tisserand
Le tisserand (Illustration de Ploz, tirée du livre "Les métiers" de René Bazin, Ed. Prieur & Dubois & Cie)

 

 


Jean DAURAT  632  devient aussi tisserand, et épouse à Listrac le 25 février 1743 Elizabeth SAUTS  633  (née vers 1715), fille de Pierre SAUTS  1266  (brassier né vers 1677 et décédé le 3 juillet 1740 à Libardac, commune de Listrac) et de Jeanne GASTON  1267  (née vers 1687 au village de Baudan à Listrac) - les parents mariés le 24 novembre 1705 à Listrac.

Pour remonter plus loin...

Même constat que ci-dessus pour les naissances de Pierre SAUTS, vers 1677, et Jeanne GASTON, vers 1687. Je n'ai pas non plus le décès de Jeanne GASTON (après 1743).

Jean 632  et Elizabeth 633  ont 7 enfants, tous nés et décédés à Libardac :

Elizabeth SAUX  633  décède vers 1802.

Pour remonter plus loin...

Trouver la naissance d'Elisabeth SAUTS vers 1715, et son décès vers 1802, tout à Listrac. Je n'ai pas non plus le décès de Jean DAURAT, après 1777.

( suite )

 

Branche CURAT

C'est ici que se produit le lien entre les DAURAT et les CURAT. En effet, Jean CURAT 1268 est né vers 1690, et exerce la profession de tailleur d'habits à Moulis. Malheureusement pour nous, le nom de son épouse n'est mentionné nulle part dans les archives...

Pour remonter plus loin...

Il faut trouver à Moulis la naissance de Jean CURAT, vers 1690, et son mariage vers 1720 ou avant. Cela nous donnera le nom de sa femme. Il faut aussi la naissance du fils Jean DAURAT, né aussi vers 1720.

Son fils aussi prénommé Jean CURAT  634 est né vers 1720. Avant son mariage, ce vigneron habite à Moulis (sans doute avec ses parents), mais c'est à Listrac qu'il épouse Catherine BAUDOUX  635  (née aussi vers 1720, fille d' Antoine BAUDOUX 1270 ) le 29 février 1740. C'est aussi à Listrac qu'ils vont s'installer, au village du Fourcas (dit à l'époque le Fourcats), où ils auront 5 enfants :

Jean CURAT  634 décède chez lui dans son domicile du Fourcas le 23 octobre 1782 ; il est alors âgé de 62 ans environ.

Pour remonter plus loin...

Il faut la naissance de Catherine BAUDOUX, vers 1720 à Listrac, et le mariage de ses parents. Je n'ai pas non plus son décès, après 1777.

Il faut aussi la naissance de Jeanne CURAT, le 8 juillet 1760, à Listrac.

Louis DAURAT  316 exerce la profession de tisserand dans son village natal de Libardac, mais il est également vigneron, comme tout le monde ! Le 11 janvier 1777, il épouse Jeanne CURAT  317 . Louis et Jeanne ont 4 enfants nés à Libardac :

Tout la maisonnée a pour voisin et ami un certain Pierre Antoine Paul TARDIVIER  70 , qui se liera à une autre branche de notre famille, les FATIN. C'est d'ailleurs dans leur domicile de Libardac que Jeanne 317 décède à 73 ans le 22 février 1830, et Louis 316 le 21 décembre 1834 à l'âge de 83 ans.

Jean DAURAT  158 reprend également le métier de ses aïeux et devient lui aussi tisserand.

 

C'est au village du Tris que vivent Pierre LESCOUTRA  318  (né vers 1756) et de Marie GONDAT  319  (née vers 1759). Ils ont 3 enfants :

 

Pour remonter plus loin...

A trouver la naissance de Jean DAURAT, le 13 août 1779 à Listrac, ainsi que son mariage avec Marie LESCOUTRA vers 1799.

Il manque aussi la naissance de Marie LESCOUTRA vers 1778, le mariage de ses parents un peu avant : Pierre LESCOUTRA né vers 1756, et Marie GONDAT née vers 1759. Tout ceci sans doute à Listrac.

Jean DAURAT  158  et Marie LESCOUTRA  159  se marient mars ou avril 1799, et s'installent au village du Tris à Listrac, où naîtront leurs 2 enfants :

Marie LESCOUTRA  159  décède à 87 ans le 24 janvier 1863, et Jean DAURAT  158  le 22 juin 1870 au bel âge de 91 ans, tous deux chez eux au Tris.

 

Jean HUGON  78  fait la connaissance d'une jeune fille de Listrac, Jeanne DAURAT  79 , qui fait profession de ménagère. Ils se marient donc à Listrac le 19 avril 1831. Mais c'est au bourg d' Arcins qu'ils préfèrent s'installer, où ils auront 3 enfants :

 

Jean HUGON  78  ne sera pas tailleur d'habits toute sa vie, et devra travailler la vigne comme la majorité de ses voisins. Dans les actes de naissance de tous ses enfants, il est dit "tailleur d'habits", mais dans son acte de décès, il est dit "vigneron". Son premier métier ne devait pas suffire à faire vivre toute sa famille... Jean décède le 9 janvier 1883 dans son domicile d' Arcins, alors qu'il avait 80 ans. Jeanne DAURAT  79 , elle, reste veuve pendant 12 ans et décède le 29 octobre 1895, à l'âge de 91 ans.

 

Vue d'Arcins
Arcins - La Grand'rue et l'Hôtel du Lion d'Or

Le tonnelier Pierre LALLEMAGNE 38 et la ménagère Jeanne HUGON 39 décident, à 24 et 22 ans, de s'unir pour la vie. Ils passent d'abord un contrat de mariage le 4 octobre 1855 devant Me BIGEAT, notaire à Lamarque.

Puis ils se marient à Arcins le 24 novembre 1855. Ils ont 2 filles :

 

Après la naissance de Françoise, la famille déménage à Moulis, au lieu-dit Les Graves, où Pierre devient vigneron. Sur le contrat de mariage de sa fille Louisa, on apprend qu'il est propriétaire et cultivateur. Etre propriétaire est un signe d'une relative aisance matérielle, comparé à ceux qui sont journaliers et qui doivent chercher tous les jours de quoi travailler pour gagner leur pitence et celle de leur famille. D'ailleurs, Ce même document montre que le père et sa fille savent tous les deux signer au bas de l'acte, ce qui prouve que l'éducation était d'une très grande importance dans la famille. Par contre, je ne sais pas ni quand ni où Pierre LALLEMAGNE et Jeanne HUGON sont décédés...

 

La signature de Pierre LALLEMAGNE : Signature Pierre Lallemagne

 

Pour remonter plus loin...

Il faut chercher le décès de Pierre LALLEMAGNE et de Jeanne HUGON, après 1877 pour tous les deux, à Moulis, Arcins, ou ailleurs. Dans les registres de décès d'Arcins, qui vont jusqu'en 1910, on ne les trouve pas. Soit ils sont morts là-bas après 1910, soit ils sont morts ailleurs... A Moulis, rien en ligne après 1880. Pas d'aide sur Généanet.

 

N.B.: Un grand merci à Christine Suzanne Daurat Grillot pour certaines des informations sur la branche Daurat !

 

Suite de l'histoire : Vers Françoise "Louisa" LALLEMAGNE.